WHO - World Health Organization

05/12/2026 | Press release | Archived content

Allocution liminaire du Directeur général de l’OMS lors du point presse sur le hantavirus – 12 mai 2026

Votre Excellence, Monsieur le Premier Ministre Pedro Sánchez,

Chers membres des médias,

Buenos días a todos. J'aime l'expression espagnole : « vamos vamos », en effet lorsque les trois ministres menaient cette opération, l'Espagne dirigeait avec brio.

Permettez-moi de commencer par remercier le Premier ministre Sánchez et son Gouvernement pour le leadership exceptionnel et le partenariat de l'Espagne au cours de la semaine écoulée.

Je tiens particulièrement à remercier la Ministre Mónica García, ma sœur, et je fais maintenant la connaissance de deux autres ministres avec lesquels nous avons travaillé en étroite collaboration, le Ministre Fernando Grande-Marlaska et le Ministre Ángel Víctor Torres.

Il semble incroyable que seuls dix jours se soient écoulés depuis que l'OMS a été informée pour la première fois d'un groupe de cas de hantavirus à bord du navire MV Hondius.

Au titre du Règlement sanitaire international, auquel l'Espagne est Partie comme l'a mentionné Son Excellence, les pays sont tenus de ne pas laisser de personnes bloquées en mer lorsqu'ils ont la capacité de gérer le risque de manière responsable et en toute sécurité.

À ce moment-là, le navire se trouvait près de Cabo Verde, et j'ai demandé au Premier Ministre Ulisses Correia e Silva d'aider à l'évacuation de trois passagers symptomatiques à bord, ce qu'il a fait.

Cependant, l'évaluation de l'OMS était que la situation dépassait la capacité de Cabo Verde à gérer intégralement le débarquement et le rapatriement.

Ainsi, lundi dernier, j'ai écrit au Premier Ministre Sánchez pour demander si l'Espagne accepterait le navire et gérerait le débarquement des passagers, avec le soutien de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Par ailleurs, l'évaluation de l'Union européenne a abouti à la même conclusion, et le Premier Mnistre a reçu la même demande de la part de l'Union européenne.

Il a immédiatement répondu par l'affirmative, et depuis une semaine, l'Espagne et l'OMS ont œuvré étroitement sous la direction de l'Espagne, aux côtés du gouvernement néerlandais et de l'exploitant du navire, pour coordonner et exécuter l'opération qui s'est déroulée au cours des deux derniers jours.

Je remercie le Premier ministre Sánchez non seulement d'avoir rempli le devoir légal de l'Espagne en vertu du droit international, mais aussi d'avoir exercé son devoir moral en faisant preuve de solidarité, de compassion et de bienveillance envers les passagers du navire.

En ces temps difficiles surtout, le monde a besoin de ce type de gentillesse et de compassion. C'est exactement ce que l'Espagne a fait, et nous sommes très fiers d'en être témoins, et je sais que le monde entier l'est également.

Je le répète : s'il y a bien une chose dont le monde a besoin en ce moment, c'est de la gentillesse, de la compassion et du soutien mutuel - au-delà bien entendu des obligations légales.

Nous pouvons affirmer avec confiance que cette phase de l'opération a été un succès. Comme vous l'avez entendu du Premier ministre Sánchez, tous les passagers ont débarqué et quitté Tenerife, et le navire MV Hondius est désormais en route vers les Pays-Bas.

Près de 150 personnes originaires de 23 pays étaient à bord de ce navire pendant des semaines, dans une situation qui devait être très effrayante. Certains passagers souffraient de problèmes de santé mentale.

Ils ont le droit d'être traités avec dignité et compassion.

Certaines personnes à travers le monde demandaient que les passagers soient confinés à bord du navire pendant toute la période de la quarantaine. Notre point de vue était que cela aurait été inhumain et inutile. Hier, lors de notre conférence de presse, j'ai mentionné qu'il était même cruel de suggérer cela.

Nous étions convaincus qu'il était possible de débarquer ces passagers d'une manière sûre pour eux et pour la population de Tenerife, et dans le respect des droits humains des passagers et de l'équipage.

Au cours de la semaine écoulée, j'ai également été en contact régulier avec le capitaine du navire Jan Dobrogowski, et je tiens à le remercier, ainsi que l'équipage, la société qui exploite le navire, le PDG M. Remy et tous les passagers pour tout ce qu'ils ont fait.

Je comprends parfaitement pourquoi les habitants de Tenerife s'inquiétaient que des passagers du navire de croisière débarquent sur leurs rivages.

Nous avons indiqué que le risque était faible, tant pour la population de Tenerife que pour le monde, et tous nos efforts de la semaine écoulée ont visé à maintenir ce risque à un niveau bas.

C'est une situation sérieuse, que nous avons prise - et que nous continuons de prendre - très au sérieux.

Un expert de l'OMS est monté à bord du navire à Cabo Verde, rejoint par deux médecins des Pays-Bas et un expert du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

L'évaluation de l'OMS continue d'estimer que le risque pour la santé à l'échelle mondiale est faible.

À ce jour, onze cas ont été signalés, dont trois décès. Les onze cas concernent des passagers ou des membres de l'équipage du navire.

Neuf des onze cas ont été confirmés comme étant le virus andin, et les deux autres sont des cas probables.

Ces chiffres ont peu changé au cours de la semaine écoulée, grâce aux efforts de plusieurs gouvernements et partenaires. Il n'y a eu aucun décès depuis le 2 mai, date à laquelle l'OMS a été informée pour la première fois du foyer épidémique.

Tous les cas suspects et confirmés ont été isolés et pris en charge sous une stricte supervision médicale, minimisant ainsi tout risque de transmission ultérieure.

Pour l'instant, rien ne montre que nous assistions au début d'une épidémie plus importante.

Mais bien entendu, la situation pourrait changer.

Et compte tenu de la longue période d'incubation du virus, il est possible que d'autres cas surviennent dans les semaines à venir.

Chacun des pays vers lesquels les passagers ont été rapatriés est responsable du suivi de la santé de ces passagers.

L'OMS a pris connaissance de rapports faisant état d'un petit nombre de patients présentant des symptômes compatibles avec le virus andin, et nous assurons un suivi de chacun de ces rapports avec les pays concernés.

La recommandation de l'OMS est qu'ils soient surveillés activement dans un centre de quarantaine spécifique ou à domicile pendant 42 jours à partir de la dernière exposition, soit le 10 mai, ce qui nous amène au 21 juin.

Toute personne qui développe des symptômes doit être placée en isolement et traitée immédiatement.

Notre travail n'est pas terminé. L'OMS continuera de collaborer étroitement avec les experts de tous les pays concernés.

Nous avons également demandé aux pays de faire régulièrement rapport à l'OMS sur la santé et le bien-être des passagers et de l'équipage dans le cadre du Règlement sanitaire international.

Une fois de plus, l'OMS exprime sa profonde reconnaissance au Premier ministre Pedro Sánchez et au gouvernement espagnol pour leur leadership exceptionnel et leur partenariat au cours de la semaine écoulée.

Comme je l'ai déclaré plusieurs fois : les virus ne respectent pas les frontières. Notre plus forte immunité réside dans la solidarité, et l'Espagne a fait preuve de solidarité.

Cela me rassure beaucoup de constater qu'il y a encore des personnes dans notre monde qui prennent des mesures non pas parce qu'elles sont politiquement opportunes, mais simplement parce qu'il s'agit des bonnes mesures - pour le peuple espagnol et pour les populations du monde.

Muchas gracias.

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