04/07/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/07/2026 10:02
Abidjan, le 07 avril 2026- La Plateforme d'Échanges et de Coordination de la Gestion des Espaces frontaliers (PECoGEF) s'affirme aujourd'hui comme un instrument stratégique régional, capable de porter une vision commune et de proposer des réponses concrètes, innovantes et adaptées aux défis complexes auxquels font face nos zones frontalières, a indiqué le ministre délégué en charge de l'Intégration et des Ivoiriens de l'Extérieur, Adama Dosso.
Il présidait, le mardi 07 avril 2026, à Abidjan-Cocody, la cérémonie officielle d'ouverture de l'Assemblée générale de ladite Plateforme qui se tient jusqu'au 10 avril.
Pour Adama Dosso, les enjeux majeurs, notamment la persistance des menaces sécuritaires, les trafics illicites et les mobilités non maîtrisées, les tensions communautaires, la vulnérabilité socio-économique des populations, et les déficits en infrastructures et services de base, sont aussi porteurs d'opportunités : « Ils nous invitent à repenser nos frontières non plus comme des lignes de séparation, mais comme de véritables espaces d'intégration, de coopération et de développement partagé ».
Il a rappelé que le gouvernement ivoirien a engagé une réforme structurante de la gouvernance des frontières, à travers l'adoption, le 05 juin 2025, de la Politique nationale de Gestion intégrée des Frontières (PNGIF-CI) : « Ce document stratégique constitue une véritable boussole nationale. Il vise à faire de nos frontières des espaces sécurisés, pacifiés, mieux gouvernés, et vecteurs de développement pour les populations. C'est dans cette dynamique que la PECoGEF apparaît comme un levier stratégique majeur, capable de rapprocher les États, les institutions et les populations ».
Le président du PECoGEF, Francis Langumba Keili de la Sierra Leone, a souligné que cette Assemblée générale a pour objectif principale de consolider l'ancrage institutionnel de la Plateforme en validant ses textes proposés, en structurant ses mécanismes de gouvernance et en adoptant une stratégie régionale intégrée de mobilisation des ressources, en cohérence avec les priorités continentales en matière de paix, de sécurité et de développement territorial.
Au nom des partenaires techniques et financiers, David preux, chef de mission de l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) en Côte d'Ivoire, a réaffirmé leur volonté à contribuer à une gouvernance frontalière plus harmonisée, résiliente et davantage centrée sur la sécurité humaine et le développement.
Quant au secrétaire exécutif de la Commission nationale des Frontières de la Côte d'Ivoire (CNFCI), Diakalidia Konaté, par ailleurs secrétaire exécutif de la PECOGEF, il en a appelé aux États membres, aux institutions régionales, et aux partenaires techniques et financiers à faire de la PECoGEF une priorité stratégique régionale : « Car investir dans les frontières, ce n'est pas investir en périphérie. C'est investir au cœur même de la stabilité de nos États. Si nous échouons aux frontières, nous fragilisons nos États. Mais, si nous réussissons aux frontières, nous construisons l'intégration africaine ».