03/12/2026 | News release | Distributed by Public on 03/13/2026 08:25
Du 3 au 6 mars 2026, sur la base aérienne (BA) 118 de Mont-de-Marsan, un Rafale récemment sorti de production a été démonté puis chargé sur plusieurs camions spécialisés. Une opération logistique minutieuse qui n'aurait pas été possible sans l'intervention des équipes de la plateforme interarmées (PFIA) de la base aérienne 273 de Romorantin.
Le Rafale, qui n'a cumulé que quelques heures de vol, a été démonté le 4 mars sur la BA 118 de Mont-de-Marsan, puis chargé dans quatre camions. Le convoi a alors pris la destination de Bruz. Une fois arrivé, l'aéronef est pris en charge par une direction du ministère des Armées pour une phase de tests et son identification. Il sera ensuite acheminé chez Dassault en vue de l'intégration de son armement. Le transfert s'est effectué par convoi routier spécialisé, une opération qui nécessite une organisation et une coordination de l'ensemble des acteurs particulièrement rigoureuse.
Pour cette mission, quatre camions ont été mobilisés. Trois d'entre eux proviennent de la PFIA de Romorantin : l'un transporte le fuselage du Rafale, un deuxième est dédié aux deux moteurs et un troisième est chargé du nez de l'appareil et d'autres pièces. Un quatrième camion, venu de la PFIA de Bordeaux, a quant à lui pris en charge les ailes.
« Un itinéraire bien précis »
Selon le type de convoi, certaines routes sont interdites et des horaires précis de circulation doivent être respectés. « Dans notre cas, on ne doit pas prendre l'autoroute pour ce convoi », explique le caporal-chef Endy, engagé depuis novembre 2015 comme chauffeur grand routier à la PFIA de Romorantin. En amont, toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues et une reconnaissance du trajet entre Mont-de-Marsan et Bruz a été réalisée afin de vérifier l'absence d'obstacles sur l'itinéraire. « On doit suivre le mouvement, c'est un itinéraire bien précis à respecter pour le convoi », précise l'Aviateur. Chaque étape du parcours est planifiée afin de garantir la sécurité de l'appareil et la bonne progression du convoi.
À l'avant du dispositif se trouve Stephen, chargé d'ouvrir la route pour les camions. Talkie-walkie à la main, il reste en permanence attentif au moindre détail et assure une communication constante avec les chauffeurs.
Après plusieurs jours de préparation et de chargement, le convoi a finalement pris la route le vendredi 6 mars. Une opération discrète mais spectaculaire, illustrant la précision et la coordination nécessaires pour transporter, par la route, les différents éléments d'un avion de l'armée de l'Air et de l'Espace à travers la France.