01/22/2026 | News release | Distributed by Public on 01/22/2026 23:24
Cette alerte du PAM intervient alors que ce pays d'Afrique de l'ouest est confronté à l'une des pires crises alimentaires de ces dernières années.
Selon les dernières prévisions du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) pour l'Afrique occidentale et centrale, près de 35 millions de personnes devraient connaître une insécurité alimentaire aiguë et grave pendant la saison de soudure de 2026.
Parmi celles-ci, l'ONU estime que 15.000 personnes dans l'État de Borno sont menacées par une faim catastrophique (phase 5 de l'IPC), à deux doigts de la famine.
« Il s'agit du pire niveau de famine enregistré depuis une décennie », prévient le PAM.
« Ce n'est pas le moment d'arrêter l'aide alimentaire », a déclaré dans un communiqué, David Stevenson, Représentant du PAM au Nigéria. « Cela aurait des conséquences humanitaires, sécuritaires et économiques catastrophiques pour les personnes les plus vulnérables qui ont été contraintes de fuir leur foyer à la recherche de nourriture et d'un abri ».
Et alors que l'organisation alerte sur les conséquences d'un arrêt brutal de ses opérations, ses équipes continuent d'intervenir au quotidien sur le terrain. Sur le terrain, le PAM vient en aide chaque année à près de deux millions de femmes, d'hommes et d'enfants dans les zones les plus touchées.
Le travail du PAM au Nigéria combine une aide d'urgence et un soutien essentiel pour aider les communautés à résister aux crises alimentaires et à réduire leur dépendance à l'aide au fil du temps.
Les solutions locales du PAM soutiennent l'économie locale en achetant de l'aide sur le marché intérieur afin de renforcer les chaînes de valeur et de promouvoir l'autosuffisance.
Cependant, la recrudescence de la violence a dévasté les communautés rurales fragiles, déplaçant des familles, détruisant les réserves alimentaires et accélérant les niveaux alarmants de famine et d'insécurité. Au cours des quatre derniers mois seulement, 3,5 millions de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, dont 80 % dans le nord du pays.
Cette détérioration se traduit notamment par une aggravation de la malnutrition. Les taux de malnutrition dans plusieurs États du nord se sont également aggravés, atteignant des niveaux « critiques ».
Or, cette situation survient alors que les fonds commencent à manquer. Malgré les généreuses contributions qui ont permis au PAM de continuer à fournir une aide vitale aux plus vulnérables ces derniers mois, ces ressources limitées sont désormais épuisées.
« Si le PAM ne peut pas continuer à soutenir les populations déplacées dans les camps, elles quitteront les sites dans une tentative désespérée de survivre. Elles tenteront de migrer ou rejoindront peut-être des groupes insurgés pour se nourrir et nourrir leurs familles », a déclaré M. Stevenson.
Le PAM a besoin de 129 millions de dollars américains de toute urgence pour poursuivre ses opérations dans le nord-est du Nigeria au cours des six prochains mois. Sans ce financement, l'agence risque de devoir cesser complètement ses activités dans la région.