04/21/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/21/2026 08:47
Dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, un projet de l'Organisation internationale du Travail aide les jeunes à acquérir des compétences, à gagner un revenu et à travailler dans de meilleures conditions de sécurité grâce à des travaux publics à forte intensité de main-d'œuvre, qui contribuent aussi à renforcer la confiance et la résilience des communautés.
21 avril 2026
BAMENDA (OIT Infos) - Dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, de jeunes femmes et hommes acquièrent des compétences pratiques dans le secteur de la construction, gagnent un revenu et travaillent dans des conditions plus sûres grâce à un projet de l'Organisation internationale du Travail qui aide les communautés à reconstruire à la fois les infrastructures et la confiance.
Dans une région marquée par une crise prolongée, le projet montre comment le travail décent peut soutenir le relèvement, renforcer la cohésion sociale et offrir aux jeunes des perspectives plus stables.
Soutenu par la Banque africaine de développement, le projet intitulé « Mise en œuvre d'activités d'appui à l'employabilité des jeunes par l'investissement à forte intensité de main-d'œuvre » est mis en œuvre à Bamenda jusqu'au 31 décembre 2026. Il s'inscrit dans une initiative plus large visant à améliorer l'employabilité et à créer des emplois pour les jeunes grâce à des travaux publics à forte intensité de main-d'œuvre dans le cadre du programme d'appui au secteur des transports au Cameroun.
Sur dix sites du projet, des jeunes ont été formés à des activités liées à la construction tout en contribuant à des travaux répondant à des besoins concrets au niveau local, notamment l'entretien de tronçons de route et la construction d'abris de marché.
L'approche repose sur une forte participation des communautés. Les communes identifient d'abord les jeunes issus des localités les plus proches des chantiers, avant d'élargir les possibilités aux communautés voisines, avec une attention particulière portée aux femmes et aux groupes vulnérables. Cela permet de veiller à ce que les bénéfices du projet atteignent celles et ceux qui en ont le plus besoin, tout en limitant les perceptions de favoritisme.
L'impact va au-delà du travail temporaire. En associant formation pratique et expérience professionnelle concrète, le projet aide les participants à développer des compétences valorisables sur le marché du travail, susceptibles de renforcer durablement leur employabilité, bien au-delà de la durée des travaux.
Plus largement, l'approche de l'OIT fondée sur les investissements à forte intensité de main-d'œuvre au Cameroun vise à renforcer les capacités locales, à élargir l'accès aux possibilités d'emploi et à promouvoir un développement durable des infrastructures grâce à des méthodes fondées sur le travail.
Le projet met également en pratique les principes du travail décent sur les chantiers. Les participants reçoivent des équipements de protection individuelle et travaillent dans des conditions plus sûres. Ils sont rémunérés chaque semaine par mobile money, en fonction du nombre de jours travaillés, et bénéficient d'une assurance contre les accidents du travail. Les stagiaires élisent aussi un représentant homme et une représentante femme pour appuyer le dialogue avec les partenaires du projet et aider à résoudre rapidement et pacifiquement les préoccupations qui pourraient se poser.
Pour Claude Yao Kouame, Directeur de l'Équipe d'appui au travail décent pour l'Afrique centrale et du Bureau de l'OIT à Yaoundé, qui couvre le Cameroun et la sous-région, la valeur du projet réside dans la manière dont il relie l'investissement dans les infrastructures à la vie des populations.
« Lorsque les travaux publics créent des emplois, développent des compétences et protègent les travailleurs, ils font bien plus qu'améliorer les routes ou les équipements communautaires », a-t-il déclaré. « Ils contribuent à restaurer la dignité, à renforcer la confiance et à soutenir la paix dans des communautés touchées par la crise. »
Etienne Tah Tayong, Coordonnateur national du projet, a souligné que les résultats sont déjà visibles dans la manière dont les jeunes s'engagent dans les travaux et dans leurs communautés.
« Les jeunes n'acquièrent pas seulement des compétences techniques », a-t-il déclaré. « Ils acquièrent aussi une expérience professionnelle, gagnent un revenu et jouent un rôle constructif dans la reconstruction de leurs communautés. C'est ce qui rend cette approche si importante. »
Dans la région du Nord-Ouest, ces acquis vont bien au-delà des chantiers eux-mêmes. Selon les rapports du projet, l'intégration du travail décent dans les activités de construction contribue à renforcer la cohésion communautaire grâce à des perspectives économiques partagées, à réduire la vulnérabilité au recrutement par des groupes armés, à accroître la confiance envers les acteurs du développement et les institutions, et à promouvoir la dignité ainsi que les droits humains.
Le projet montre ainsi que le travail décent n'est pas seulement un objectif en matière d'emploi, mais aussi une contribution concrète à la consolidation de la paix et au relèvement.
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Project | 27 décembre 2021 - 31 décembre 2026