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French Senate

02/05/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/05/2026 09:18

Empreinte environnementale de l'intelligence artificielle : un enjeu de taille dont se saisit la commission !

L'empreinte environnementale est un sujet majeur d'expertise de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat. Après le numérique, il n'était pas possible d'ignorer le domaine éminemment stratégique et en plein essor de l'intelligence artificielle.

C'est cette raison qui l'a conduite, en décembre 2025, à créer une mission d'information transpartisane sur l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle conduite par trois rapporteurs : Guillaume Chevrollier, Damien Michallet et Simon Uzenat.

Ce mercredi 4 février, une table ronde a préfiguré le lancement des travaux de cette mission d'information, avec quatre regards croisés d'experts : Baptiste Perissin Fabert, directeur général délégué de l'Ademe, Guillaume Pitron, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), Anne Bouverlot, co-présidente du Conseil de l'intelligence artificielle et du numérique, et Audrey Herblin-Stoop, directrice des affaires publiques de l'entreprise Mistral. Les quatre intervenants ont insisté sur les différents aspects de l'empreinte de l'IA (émission de CO2, consommation d'électricité, artificialisation, extraction minière, eau…), sur le caractère précurseur de la législation française en matière d'empreinte environnementale du numérique ainsi que sur la nécessité d'une standardisation des outils de mesure de cette empreinte.

Pour Guillaume Chevrollier, "la loi du 15 novembre 2021 visant à réduire l'empreinte environnementale du numérique en France, dite 'loi REEN' a été particulièrement précurseure pour moderniser notre arsenal juridique. Ce texte s'est inscrit dans le prolongement direct des travaux de la mission d'information sur l'empreinte environnementale du numérique conduits en binôme avec mon ancien collègue sénateur Jean-Michel Houllegatte, sous la présidence de Patrick Chaize".

Jean-François Longeot, président de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, alerte : "l'essor rapide de l'intelligence artificielle, qui redessine en profondeur notre économie, impose une actualisation du diagnostic établi en 2020. La mission d'information aura donc pour objectifs d'apprécier les conséquences du développement de l'IA, de repérer les moyens d'en limiter les effets négatifs et, le cas échéant, de favoriser l'émergence d'une IA durable".

Simon Uzenat estime qu'un travail de pédagogie est nécessaire : "il s'agit donc de mesurer que l'usage de l'IA n'est pas anodin et que, contrairement à ce que l'on croit, les outils numériques ne sont pas des biens communs d'intérêt général sans aucun impact, mais que tous ces usages cumulés ont des incidences sur notre environnement".

Enfin, Damien Michallet insiste sur la nécessité d'accompagner les acteurs français de l'IA, qui sont en avance sur la question de l'objectivation de l'empreinte environnementale : "les plus grandes entreprises dans la recherche autour de l'IA sont - à l'exception de Mistral - soit américaines, soit chinoises. Nous avons la possibilité d'accompagner Mistral pour permettre un sursaut français et européen".

Les rapporteurs engageront leurs travaux préparatoires dès la fin de ce mois de février.

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