FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations

07/24/2026 | Press release | Archived content

La FAO présente un nouveau modèle stratégique de lutte contre les maladies animales transfrontières

Rome - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a présenté aujourd'hui les grandes lignes d'une nouvelle approche mondiale de la lutte contre les maladies animales transfrontières. Non maîtrisées, ces maladies peuvent rapidement compromettre les moyens de subsistance et le commerce, frapper le plus durement les pays à revenu faible ou intermédiaire, et se propager aux populations humaines avec des conséquences dévastatrices.

Le Programme de partenariat mondial sur les maladies animales transfrontières

(ci-après «le Programme») est une initiative pilotée et dirigée par les pays, dans laquelle la prévention des maladies prioritaires et la lutte contre celles-ci sont renforcées par des plateformes nationales de partenariat qui rassemblent les autorités, le secteur privé, les producteurs, les fondations, les organisations d'agriculteurs et les institutions financières au sein d'un cadre national unique.

«Nous devons veiller à ce que le prochain chapitre de la santé animale mondiale ne soit pas marqué par la crise, mais par la coopération, la responsabilité et une réussite partagée», a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, lors d'une manifestation de haut niveau à laquelle participaient des ministres et des hauts représentants gouvernementaux. Il a noté que les maladies animales transfrontières restaient l'une des menaces les plus immédiates qui pesaient sur la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la santé dans le monde.

Les cas de grippe aviaire hautement pathogène, de fièvre aphteuse, de peste porcine africaine et de lucilie bouchère, notamment, démontrent que les maladies animales transfrontières «se propagent plus rapidement, plus loin et avec une incidence plus importante que jamais sur les économies et les moyens de subsistance», a ajouté M. Qu.

Le Directeur général a souligné qu'il coûtait bien moins cher de prévenir que de ne rien faire, notant que l'introduction récente du sérotype SAT1 de la fièvre aphteuse en Asie pourrait entraîner 2 milliards d'USD de pertes annuelles, selon l'évaluation d'impact de la FAO, et qu'investir en amont dans la prévention dans le cadre d'une approche «Une seule santé» était le seul moyen d'éviter les crises en aval.

«Nous ne pouvons plus nous contenter de parler uniquement de maladies zoonotiques. Ce qu'il nous faut, c'est interpréter correctement une approche holistique «Une seule santé» qui englobe la santé des sols, la santé animale, la santé végétale, la santé humaine et la santé environnementale», a-t-il ajouté.

à la 44e session de la Conférence de la FAO, en juillet 2025, les membres ont estimé qu'il était extrêmement important de prévenir, de détecter et de combattre la propagation des maladies animales transfrontières, appelant fortement à faire en sorte que les travaux de la FAO bénéficient de ressources suffisantes. Depuis, il a été organisé avec les membres, lors de conférences régionales et au siège de la FAO, de vastes consultations visant la mise en place d'un modèle renouvelé de financement, de partenariat et de solidarité destiné à combattre les maladies animales à fort impact. Ces consultations se poursuivent pour recueillir des retours d'expérience et affiner le plan en cours d'élaboration.

à ce jour, 110 pays ont adressé au Directeur général de la FAO des lettres officielles exprimant leur intérêt à rejoindre le Programme, ce qui témoigne d'un profond engagement politique et financier en faveur d'une gestion durable des menaces les plus persistantes et les plus coûteuses.

Lors de cette manifestation de haut niveau, les ministres de l'agriculture de l'Italie, du Cameroun, de la Jordanie, du Mali, de la Mongolie, du Népal, du Burkina Faso, de la Serbie, du Kenya, du Brésil, de l'Indonésie, du Kirghizistan, des Tonga, des Îles Salomon, de l'Égypte et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont pris la parole, ce qui souligne le fort soutien qui s'exprime dans le monde en faveur de réponses plus coordonnées et durables à des maladies qui se propagent rapidement par-delà les frontières.

Une nouvelle façon de travailler

Le Programme a pour but de renforcer et de pérenniser les capacités essentielles mises en place depuis plus de 20 ans par le Centre d'urgence de la FAO pour la lutte contre les maladies animales transfrontières. Il propose une nouvelle approche du financement et de la mise en œuvre de l'action collective contre les maladies animales transfrontières, ce qui représente un changement de paradigme fondamental dans la manière dont la FAO soutient ses membres.

Précédemment, les activités reposaient principalement sur des projets financés par des donateurs, la FAO faisant avant tout office d'agent d'exécution. Le Programme introduit une nouvelle architecture de gouvernance mondiale et opère une transition vers des modèles de financement diversifiés. Dans cette nouvelle architecture, le Directeur général a fait valoir le passage d'une approche traditionnelle projet par projet à une plateforme intégrée conçue comme un bien public mondial, dans laquelle les pays dirigent la mise en œuvre, avec un soutien technique supplémentaire de la FAO adapté aux besoins et au contexte locaux. Des pôles régionaux coordonneront l'action transfrontière, espace où les maladies animales causent le plus de dommages et où aucun pays ne peut agir seul.

Dans le cadre de son programme EMPRES, la FAO continuera de fournir des informations sur les maladies, des alertes rapides et des orientations normatives, et servira de prestataire de dernier recours et d'aide d'urgence. Les plateformes nationales occuperont une place centrale, les pôles régionaux coordonneront l'assistance technique et favoriseront la collaboration, tandis que la FAO assurera la coordination mondiale pour appuyer une prévention, une préparation et une action collective durables, selon une approche ascendante.

La FAO agira en tant que plateforme mondiale et organisme facilitateur, ainsi qu'en tant que fournisseur d'orientations normatives et de soutien aux niveaux mondial, régional et national, et aidera, par un appui technique, les pays à élaborer et à mettre en œuvre leurs propres plans nationaux.

Le Programme interviendra dans cinq domaines qui se renforcent mutuellement: la prévention et la maîtrise progressive des maladies; la surveillance numérique, l'alerte rapide et l'innovation en matière de santé animale; la préparation, les mesures rapides à prendre en fonction de l'évaluation des risques et l'action anticipatoire; la mise en place d'interventions d'urgence coordonnées et rapides; ainsi que la législation, les partenariats et les modèles de financement.

Une caractéristique déterminante du Programme tient à son modèle de financement. Le Programme met en place un modèle diversifié et fondé sur la solidarité dans lequel tous les pays participants contribueront en fonction de leurs moyens; ce modèle se complétera de contributions volontaires de partenaires de développement, ainsi que d'un cofinancement assuré par des institutions financières internationales et le secteur privé.

Au niveau mondial, il sera mis en place un comité de pilotage chargé de donner des orientations stratégiques, avec une participation et une représentation équilibrées des différentes régions du monde, tandis qu'un groupe consultatif technique, qui comprendra d'importants partenaires techniques, y compris les organes directeurs de la FAO, assurera la supervision stratégique globale du Programme.

Le Programme de partenariat mondial sur les maladies animales transfrontières offre «un solide cadre mondial pour la mise en place d'une solidarité, d'une responsabilité partagée et d'investissements durables et prévisibles», a déclaré M. Qu, avant de conclure en soulignant que «des aliments sains proviennent de sols sains, de plantes saines et d'animaux sains, pour un environnement sain et une vie saine».

FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations published this content on July 24, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on August 21, 2026 at 15:45 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]