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05/23/2026 | Press release | Archived content

Allocution de clôture du Directeur général de l’OMS à la Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé – 23 mai 2026

Monsieur le Président de l'Assemblée mondiale de la Santé, Dr Victor Atallah,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres, chers collègues et amis, chères collègues et amies.

Monsieur le Président, je vous exprime ma profonde gratitude pour votre leadership lors de la Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé.

J'ai beaucoup apprécié la manière dont vous avez présidé cette Assemblée de la Santé avec sagesse, fermeté, élégance, une touche d'humour et dans le plus pur style dominicain.

C'est avec grand plaisir que je vous remets le marteau de cérémonie en signe de reconnaissance. Merci une fois encore pour votre leadership.

[LE DIRECTEUR GÉNÉRAL A REMIS LE MARTEAU DE CÉRÉMONIE AU MINISTRE ATALLAH]

Je tiens également à remercier sincèrement les Présidents des Commissions A et B :

Premièrement, je remercie le Dr Timur Sultangaziyev, Premier Vice-Ministre de la santé du Kazakhstan, pour son leadership en tant que Président de la Commission A.

Vous avez géré un ordre du jour bien rempli du fait de la très grande diversité des activités de notre Organisation.

Je vous invite à vous avancer pour recevoir le marteau de cérémonie en signe de notre reconnaissance. Merci une nouvelle fois pour votre leadership. Rakhmet !

[LE DIRECTEUR GÉNÉRAL A REMIS LE MARTEAU DE CÉRÉMONIE AU DR SULTANGAZIYEV]

Deuxièmement, je remercie le Dr Kwabena Mintah Akandoh, Ministre de la santé du Ghana, pour son leadership en tant que Président de la Commission B.

Vous avez également géré un ordre du jour très vaste et diversifié, couvrant un éventail de questions techniques, politiques et administratives importantes.

Je vous invite à vous avancer pour recevoir le marteau de cérémonie en signe de notre reconnaissance. Merci une nouvelle fois pour votre leadership.

[LE DIRECTEUR GÉNÉRAL A REMIS LE MARTEAU DE CÉRÉMONIE AU MINISTRE AKANDOH]

Je souhaiterais également saisir cette occasion pour remercier le Président du Conseil exécutif, M. Blair Comley (Australie), ainsi que le Président du Comité du programme, du budget et de l'administration, le Dr Aspect Maunganidze (Zimbabwe).

Je vous invite à vous joindre à moi une fois de plus pour remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette Assemblée.

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Monsieur le Président, Excellences, chers collègues et amis, chères collègues et amies.

Nous sommes arrivés au terme de l'Assemblée mondiale de la Santé de cette année.

Comme d'habitude, cette semaine a été éprouvante, avec de longues journées et des négociations difficiles.

Je tiens tout particulièrement à remercier le Président ghanéen, John Dramani Mahama, et le Premier Ministre espagnol, Pedro Sanchez, de nous avoir honorés de leur présence cette semaine.

Je remercie également le Président syrien, Ahmed al-Charaa, la Première Ministre barbadienne, Mia Mottley, et le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, António Guterres, pour les messages vidéo qu'ils ont envoyés.

Lors de la réception du Président mardi soir, j'ai utilisé une expression dominicaine que j'ai apprise cette semaine :

De poquito a poquito se llega lejos.

Monsieur le Président, j'espère que vous me pardonnerez ma prononciation, mais j'ai une fille qui parle très bien l'espagnol.

Cette expression signifie que c'est à petits pas qu'on va loin.

C'est justement le but de l'Assemblée mondiale de la Santé.

Nous n'avons pas résolu tous les problèmes cette semaine. Ce n'est pas le sujet.

Mais sur chacun, nous avons fait un pas en avant.

Vous avez adopté des résolutions et des décisions sur des questions de santé essentielles :

L'imagerie diagnostique ; les soins d'urgence, critiques et opératoires ; l'hémophilie et autres troubles de la coagulation ; les MTN ; la pharmacovigilance ; la médecine de précision ; les rayonnements ; la stéatose hépatique ; l'accident vasculaire cérébral ; la transplantation ; la tuberculose - et bien d'autres encore.

Vous avez également accepté de réformer l'architecture de la santé mondiale grâce à un processus conjoint organisé par l'OMS et dirigé par les États Membres.

Comme l'a déclaré le Président Mahama dans son discours lundi : « Nous assistons à la fin d'une ère, et nous devons avoir le courage de bâtir la prochaine. Un ordre défini par la responsabilité, et non par l'assistance, et par le partenariat, et non par le paternalisme. »

Chaque résolution que vous adoptez, chaque accord que vous concluez, n'a de valeur que lorsqu'il change ce qui se passe dans un établissement de santé, une communauté ou un foyer ;

lorsque les personnels de santé ont ce dont ils ont besoin pour faire leur travail ; lorsqu'un enfant est vacciné ;

lorsqu'une mère survit à l'accouchement ; lorsqu'une épidémie est contenue avant qu'elle ne se propage.

C'est désormais la tâche qui nous attend.

Ce qui a été convenu ici doit être mis en œuvre, pays par pays, système par système.

Pour ce faire, il faudra une volonté politique, un financement soutenu et une coopération continue entre les États Membres, les partenaires et les communautés.

Cette Assemblée a montré que des progrès sont encore possibles, même lorsque le contexte général est difficile.

Vous vous êtes réunis cette semaine dans un contexte marqué par des épidémies, des conflits, des divisions, des incertitudes et des ressources limitées.

C'est précisément le but du multilatéralisme : ne pas faire semblant que les difficultés de notre monde n'existent pas, mais les affronter ensemble ;

non pas pour effacer les divisions, mais pour les transcender ;

non pas pour remplacer la souveraineté nationale, mais pour la renforcer.

Parce que chaque nation est en meilleure santé et plus sûre quand toutes les nations sont en meilleure santé et plus sûres.

Beaucoup d'entre vous représentent des pays soumis à une immense pression. Et pourtant, tout au long de cette semaine, vous avez trouvé des moyens de surmonter les différences et de prendre des décisions communes.

Ce n'est pas automatique. C'est un choix :

le choix de donner la priorité à la santé ;

le choix de reconnaître qu'aucun pays ne peut relever seul les défis de la santé actuels ;

le choix de travailler par l'intermédiaire de l'OMS, non seulement en tant qu'institution, mais aussi en tant que plateforme commune pour une action concertée.

Je vous remercie d'avoir fait ce choix.

Et je remercie toutes les délégations - ambassadrices et ambassadeurs, ministres, négociatrices et négociateurs, expertes et experts techniques et équipes d'appui - pour la préparation et la rigueur qui ont permis de mener à bien cette semaine.

Derrière chaque intervention, chaque projet, chaque compromis, il y a beaucoup de travail. Je suis tellement fier d'en être témoin.

Bien souvent, ce travail n'est pas visible, mais il est essentiel.

Je tiens également à remercier mes collègues de l'OMS, dont l'expertise et le dévouement sous-tendent tout ce que fait cette Organisation ;

Qu'il s'agisse d'appuyer cette Assemblée à Genève, de lutter contre le hantavirus et la maladie d'Ebola sur le terrain, en passant par le renforcement des fondements des systèmes de santé dans nombre de vos pays.

Pour les femmes et les hommes du monde entier, qui, comme moi, sont fiers de faire partie de l'OMS, je vous invite à leur témoigner votre reconnaissance.

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Monsieur le Président, Excellences, chers collègues et amis, chères collègues et amies.

Une fois de retour chez vous, le véritable travail reprend : il s'agit de traduire les accords internationaux en politiques nationales, de mobiliser les ressources, de faire participer les communautés et de veiller à ce que les services de santé bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Secrétariat est prêt à vous accompagner dans cette tâche.

Même si les travaux de cette Assemblée de la Santé touchent à leur fin, il reste un point à l'ordre du jour qui mérite toute votre attention. Je sais que vous devinez ce que c'est : finaliser l'annexe PABS.

Il y a quatre ans et demi, vous vous êtes engagés à négocier un accord international historique, fondé sur les douloureuses leçons que la pandémie de COVID-19 nous a enseignées.

L'adoption de l'Accord sur les pandémies l'année dernière a été une réussite monumentale. Ce fut un moment de fierté.

Mais sans l'annexe PABS, le monde n'est pas vraiment prêt pour la prochaine pandémie.

Les épidémies actuelles de maladie d'Ebola et de hantavirus nous rappellent pourquoi le monde a besoin de l'Accord sur les pandémies ;

Et pourquoi la tâche qui consiste à finaliser l'annexe PABS - la dernière pièce du puzzle - est si urgente.

Les mois à venir seront l'occasion de récolter les fruits de tous vos efforts.

Je sais qu'il y a des obstacles à surmonter, mais je suis convaincu que vous les surmonterez.

J'ai donc une demande simple à vous faire : s'il vous plaît, faites-le, parce que vous en êtes capables.

Dans mon discours précédent, je vous ai parlé du « Malaysia boleh boleh ». Je dis donc à tous les États Membres, boleh boleh. Vous pouvez y arriver.

Le Président Mahama a lui aussi apprécié la formule, et a dit : « Ghana boleh boleh ».

Comme l'a affirmé le Premier Ministre Sanchez cette semaine :

« La pandémie de COVID-19 nous a laissé un enseignement qu'il est impossible d'ignorer : nous ne pouvons pas protéger la santé à l'intérieur de nos frontières si nous sommes incapables de la protéger au-delà d'elles. Parce que les virus se moquent bien des frontières, des drapeaux ou des passeports. »

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Cette semaine, vous avez démontré pourquoi le monde a besoin d'une OMS forte, à même d'agir, indépendante et financée de manière durable.

La tâche que vous avez confiée au Secrétariat est essentielle, et ses répercussions sont immenses.

Elles affectent la santé des individus, des familles, des communautés, des sociétés, des économies et des nations.

Au cours des neuf dernières années, nous avons transformé l'Organisation pour en faire l'OMS dont le monde a besoin et qu'il mérite.

Et au cours de l'année écoulée, nous l'avons restructurée pour la rendre capable, stable et durable.

Ce n'est pas une Organisation en crise. Loin de là. C'est une Organisation qui va de l'avant avec confiance et détermination.

Mais notre travail n'est pas terminé. Nous nous engageons à continuer d'évoluer ; nous continuerons à nous transformer. Je l'ai dit à nombreuses reprises : le changement est une constante pour nous.

Afin de mieux nous recentrer sur notre mandat principal et de poursuivre nos efforts pour devenir une Organisation plus rationnelle, plus efficace et plus performante. C'est ce que nous faisons, en suivant vos orientations.

Je demande aux États Membres de nous épauler sur ce chemin. Ce n'est qu'ensemble que nous pouvons obtenir les meilleurs résultats.

La meilleure façon d'y parvenir est de respecter votre engagement à approuver les trois augmentations restantes des contributions fixées, en commençant par la prochaine lors de cette Assemblée l'année prochaine.

Je tiens à vous remercier pour les deux premières, en mai 2023 et en mai 2025.

Elles ont contribué à atténuer l'impact du choc de l'année dernière ;

Elles montrent pourquoi le voyage que nous avons commencé il y a neuf ans, et la destination que nous avons fixée était la bonne, et pourquoi nous devons poursuivre sur la même voie.

C'est un voyage que nous ne pouvons entreprendre qu'ensemble, en tant que Secrétariat et États Membres, côte à côte, les yeux fixés sur notre destination :

Un monde où toutes les personnes jouissent du meilleur état de santé possible, non pas comme un luxe, mais comme un droit.

Merci encore une fois pour votre engagement envers cette vision.

Bon voyage, et hasta la próxima.

Merci infiniment.

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