Prime Minister of the French Republic

04/17/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/18/2026 18:12

1er mai : les boulangeries et fleuristes autorisés à ouvrir

Une ouverture encadrée pour les artisans le 1er mai

Le 1er mai est traditionnellement un jour férié et chômé sans dérogation automatique, sauf pour certaines activités essentielles. Face aux difficultés rencontrées par certaines professions, le Gouvernement a décidé d'agir. Les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans pourront ouvrir le 1er mai.

Un projet de loi

Ce texte permettra :

  • d'autoriser l'ouverture des boulangeries-pâtisseries artisanales et des fleuristes ;
  • de clarifier les conditions d'emploi des salariés.

À terme, après adoption par le Parlement, cette mesure pourrait entrer en vigueur dès le 1er mai 2027.

Concrètement, seuls les salariés volontaires pourront travailler ; leur accord devra être écrit et ils bénéficieront d'une rémunération doublée, conformément à la loi.

Une mesure limitée aux artisans

Le dispositif cible uniquement les commerces artisanaux de proximité. L'objectif est de soutenir les centres-villes, d'éviter toute extension aux structures industrielles et de préserver le caractère particulier du 1er mai.

La prise de parole du Premier ministre en vidéo

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Source : Service d'information du Gouvernement
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Sébastien LECORNU

Je salue la presse. Je salue évidemment… Mais rapprochez-vous, ne soyons pas dans une démarche trop académique. Je veux saluer évidemment les représentants des filières et professions notamment de la boulangerie, fleuristes et différentes filières, évidemment, ici représentées, les ministres du Travail et du Commerce. Bon, une solution, évidemment, comme je m'y étais engagé, a été trouvée. Les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans pourront ouvrir ce 1er mai. Le Gouvernement a repris la main. On a mis de la clarté, de la méthode, du dialogue social, évidemment, tout au long de cette semaine pour permettre d'arriver à une solution. Un projet de loi d'origine gouvernementale va être présenté avant ce 1er mai pour cadrer justement et renvoyer à une discussion sociale par branche, mais qui va nous permettre d'avancer sur cette demande ancienne. Vous vous rappelez que ça fait maintenant de nombreuses années qu'il y a une insécurité juridique sur non seulement l'ouverture, mais surtout la capacité de demander à ses salariés de travailler. Donc c'est un projet de loi de sécurisation qui va être présenté au Conseil des ministres avec des critères assez simples. Boulangeries, fleuristes artisanaux permettant de faire travailler les salariés sur la base du volontariat et on les paye en double, voilà. Tout ce qui était dit dans le débat public, bien cadré, et avec une discussion très franche avec non seulement les organisations mais aussi évidemment les représentants des organisations syndicales, permet d'avancer. Après, d'autres discussions auront lieu pour les différentes branches. Les organisations, évidemment, doivent s'en emparer. Et le gouvernement, évidemment, sera à la disposition de tout un chacun pour avancer. Voilà ce que je pouvais vous dire de manière la plus succincte possible. Monsieur le Président, vous êtes chez vous.

Dominique ANRACT

Bien, bonjour à tous. Écoutez, évidemment que c'est un grand jour pour les boulangers. Savoir que les boulangers vont pouvoir ouvrir avec leurs salariés, payés double, sur le volontariat et en toute sécurité. Donc c'est une grosse attente de nos boulangers puisque le 1er mai est vraiment quelque chose de symbolique au niveau du travail et nous sommes très très heureux d'annoncer ça aujourd'hui. Donc, monsieur le ministre, je vous remercie, ainsi que messieurs les ministres, d'avoir travaillé et de récupérer ce dossier qui pouvait sembler enterré. Donc on est très heureux de pouvoir faire ça aujourd'hui. Et évidemment qu'on attend pour le reste des autres branches quelque chose, puisque je préside aussi la CGAD, de voir rapidement comment on pourra peut-être se mettre en place, et sûrement pour pouvoir réguler tout ça. Merci.

Sébastien LECORNU

Merci, et peut-être dire que j'ai proposé avec les ministres aux différents représentants de nous retrouver ici de nouveau fin mai, début juin, pour permettre de faire justement un point d'étape très précis sur l'ensemble de ces discussions, des demandes de différentes filières, et peut-être aussi préciser, ce que je n'ai pas dit assez clairement, que pour ce 1er mai 2026, une instruction sera donnée à l'ensemble des services de l'État pour venir justement préserver, protéger, sécuriser ce que je viens de vous annoncer, voilà, pour être tout à fait précis. Y a-t-il des questions ?

Sophie AUVIGNE

Bonjour. Sophie AUVIGNE, Franceinfo. Merci, Monsieur le Premier ministre. D'abord, cette année, si vous pouvez préciser la forme juridique que va prendre cette autorisation d'ouverture ? Et vous évoquiez les autres métiers de bouche. Est-ce que les contrôles dès cette année seront adaptés ? Est-ce que l'an prochain leur tour viendra ? Et sous quelle forme ?

Sébastien LECORNU

Alors, je redis, projet de loi d'initiative gouvernementale en Conseil des ministres, instructions données aux services de l'État, boulangers, pâtissiers, fleuristes artisanaux, et je vais être plus direct et que mes voisins m'en excusent, on sait très bien que c'est ce qui a fait dérailler le train, c'est le non-dit, c'est d'ouvrir à des filières qui, elles, seraient industrielles. Et d'ailleurs, certains dans le débat public ont entretenu cette confusion tout au long de la semaine, et donc l'engagement du Gouvernement, il n'est que sur les professions indépendantes et artisans. Et puis, évidemment volontariat des salariés, ça, c'est quelque chose qui est absolument clé. Là aussi, les choses parfois étaient un peu confuses tout au long de la semaine, il faut le redire, et ce volontariat emporte et emmène le fait de pouvoir les payer double, donc c'est le cadre qui est donné. Ensuite, le principe des discussions de branches, par définition, c'est que le Gouvernement n'y est pas, néanmoins, si je m'engage à recevoir de nouveau tout le monde au début du mois de juin, c'est pour m'assurer évidemment que personne ne soit laissé de côté. Mais je vais le redire aussi, parce que ce sont aussi mes convictions par ailleurs, y compris comme ancien maire de Vernon, pour aussi avoir, j'espère, une réflexion en tout cas sur la vie de nos centres-villes, c'est de rester véritablement sur des commerces de proximité, de l'artisanat et de ne pas ouvrir à une porte trop large. Je pense que le 1er mai, c'est aussi quelque chose dans le pays, qu'il a toujours été question, qu'il reste férié, et je pense qu'il faut, là aussi, l'affirmer. Si d'autres ont d'autres propositions, eh bien, ils pourront la faire lors des prochaines élections présidentielles.

Loïc BESSON

Bonjour Monsieur le Premier Ministre, Loïc BESSON BFMTV. Il y a cette grogne qui monte depuis plusieurs jours, des boulangers, des fleuristes et d'autres professions. En même temps, il y a toujours en parallèle la grogne face à la hausse du prix du carburant, parfois aussi subie par ces mêmes artisans. Est-ce que le Gouvernement ressent le besoin d'éteindre l'incendie avant qu'il ne s'enflamme encore plus et craint une grogne plus généralisée ?

Sébastien LECORNU

On parle des effets d'une guerre qui s'ajoute à ce que l'on connaît encore en Ukraine. Donc oui, les effets de la guerre que nous connaissons, c'est la préoccupation première des ministres et sur tous les plans. Et pour répondre très directement à votre question, j'ai donné cet après-midi justement instruction aux différents membres du Gouvernement de préparer un prochain paquet d'aides, pour le 1er mai précisément, pour le mois de mai. On avait dit que nos aides étaient renouvelables, avec toujours la même philosophie : un soutien à l'activité par filière. Vous avez en tête les agriculteurs, vous avez en tête les transporteurs, vous avez en tête les pêcheurs. Je souhaite même que pour certaines professions, on aille sans doute un peu plus loin, parce que l'endurance devient difficile. Vous voyez, les pêcheurs, certains commencent à verbaliser le fait que ça va devenir compliqué de ressortir en dépit de l'aide que nous avons déjà mise sur la table. Il y a un enjeu sur le BTP. Globalement ce qu'on appelle le rouge, le GNR, sur lequel je souhaite que les ministres puissent faire des propositions. Le ministre Serge PAPIN, d'ailleurs, est ici, il va rencontrer, et j'ai demandé à l'ensemble des ministres, de rencontrer les différents acteurs et les différentes filières. Donc l'idée, c'est d'arriver dans les jours qui viennent à être capables de remettre effectivement un nouveau paquet d'aides ciblées de soutien à l'activité pour le mois de mai, mais j'aurai l'occasion d'y revenir. En tout cas, il n'y a pas de... Enfin, c'est une guerre qui est particulièrement illisible, on le voit bien, avec un comportement un peu irrationnel d'un certain nombre d'acteurs. Ce n'est pas la guerre en Ukraine et les mêmes effets qui sont à traiter et à gérer, mais il va sans dire que l'ensemble du Gouvernement continue d'être mobilisé. Enfin, moi, je l'ai dit, on sera mobile, adapté, adaptable et aux côtés des Françaises et des Français. Ensuite, moi, je vois bien que la situation, elle est très difficile pour beaucoup de nos compatriotes. Et donc, on passe notre vie à faire des allers-retours entre ce qui se passe au Moyen-Orient, les initiatives diplomatiques qui sont prises, qui ont d'ailleurs créé un tassement des cours du Brent et du pétrole, qui n'est pas suffisant pour redonner un oxygène suffisant, évidemment, à nos concitoyens. Mais une fois de plus, le Gouvernement répondra présent, avec aussi les limites, évidemment, que nous connaissons de notre argent public. Mais d'ailleurs, je note que dans le débat politique français, rares sont ceux qui nous demandent de faire n'importe quoi avec l'argent des Français parce que, tôt ou tard, il faut toujours rembourser. Et donc, tôt ou tard, ça s'appelle toujours des impôts. Donc s'il faut diminuer une fiscalité au mois d'avril ou au mois de mai, pour mieux proposer de nouvelles hausses d'impôts comme certains le suggèrent à l'automne, ça me semble pas être le bon chemin et ça, pour le coup, ça peut susciter de la colère. Il faut dire la vérité aux Français.

Anne RENAUD

Bonjour Monsieur le Premier ministre, Anne RENAUD de l'AFP. Ce recul sur le 1ᵉʳ mai, après le recul sur d'autres textes au Parlement, sur la loi Yadan par exemple, est-ce que ce sont des marques d'une impuissance du gouvernement actuellement ?

Sébastien LECORNU

Alors, il y a une contradiction dans la question. Vous me posez une question sur ce qui se passe dans l'hémicycle. Moi, je ne suis pas député. Et donc, par définition, je travaille avec l'Assemblée nationale, que les Français ont choisie. Deux, je crois vous annoncer une solution pour le 1ᵉʳ mai. Je n'ai pas le sentiment de venir avec de l'impuissance, puisqu'on a trouvé une solution. Ensuite, est-ce qu'il y a une démobilisation à l'Assemblée nationale qui est préoccupante ? La réponse est oui. Hier soir, vous aviez un texte important sur l'assurance chômage. Je rappelle que c'est une réforme qui avait été retirée par mon prédécesseur avant la dissolution en 2024, que derrière, on a laissé, nous, avec les ministres, notamment le ministre FARANDOU ici présent, une chance complètement nouvelle au dialogue social qui a permis d'avoir un accord. Un accord qui permet d'avoir une réforme structurelle, la première depuis la dissolution, et qui permet de générer un milliard d'euros d'économies par an à terme. J'aime mieux vous dire qu'on en a besoin de cette réforme. Et de voir la France insoumise en situation quasiment majoritaire hier soir dans l'hémicycle et mettre en échec la première lecture de cette réforme, oui, c'est quelque chose qui me préoccupe, si c'est votre question. Alors, je vais demander une deuxième lecture. Moi-même, je vais m'impliquer, évidemment, dans ces débats, parce que, vous voyez, il se passe quelque chose de grave, en fait, là. C'est que vous avez la démocratie sociale qui fonctionne, vous avez le patronat et les syndicats salariés qui trouvent un accord avec un dialogue social qui a fonctionné, et c'est la démocratie parlementaire qui met en échec un accord issu du dialogue social. Est-ce que le Gouvernement se sent impuissant ? Non. Est-ce que, comme chef du Gouvernement, je suis inquiet pour mon pays ? Un peu, pour ne pas dire plus. Ça, c'est absolument certain. Après, pour le reste, moi, je l'ai dit ici même, dans cette cour, lors de ma nomination, je vous ai parlé de rupture. J'ai participé à tous les gouvernements depuis 9 ans. J'ai cru entendre qu'il y avait une critique assez frontale de notre verticalité, du fait que nous étions un pouvoir qui n'écoutions pas suffisamment. J'avais promis une rupture. Ça en est une. Le dialogue social, ça existe. Le partage du pouvoir, ça existe. Alors, les mêmes qui nous reprochaient la verticalité sont en général ceux qui nous reprochent de reculer. C'est la vie politique pour ne pas dire politicienne, j'en ai l'habitude désormais depuis plus de 6 mois. En tout cas, je ne veux pas de reculade, mais je le dis aussi, je n'avancerai jamais sur n'importe quoi. Et ce qui a failli se passer sur le 1er mai, aurait pu donner un grand désordre social et politique dans le pays. Et je pense que le rôle du Gouvernement, c'est d'empêcher le désordre, et social, et économique et politique. Merci beaucoup. Merci infiniment.

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Prime Minister of the French Republic published this content on April 17, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on April 19, 2026 at 00:12 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]