06/08/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/08/2026 06:38
Depuis la séance plénière de ce jeudi 4 juin, les enseignants et les élèves qui se mobilisent pour leurs droits et contre le décret-programme de la majorité MR-Engagés font face à une répression policière violente. Des témoignages et vidéos font état de violences à l'égard de jeunes mineurs et d'enseignants.
Lundi 8 juin 2026
« Les images et témoignages qui nous parviennent sont inadmissibles et insupportables, dénonce Bruno Bauwens, député PTB au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et chef de groupe PTB au conseil communal de Bruxelles. On parle de jeunes mineurs pacifiques, venus défendre leurs droits, qui se font frapper, gazer, humilier. Les images ont aussi montré des insultes et des signes d'extrême-droite. Rien ne peut justifier cela. »
Présent au début de la manifestation jeudi midi, Bruno Bauwens témoigne également de l'usage de gaz lacrymogène avant même le début annoncé de l'action : « J'étais sur place dès le début de la mobilisation, jeudi à midi. Il y avait déjà du gaz lacrymogène alors que la manifestation ne devait commencer qu'à 14h. Pourquoi une telle intimidation ? Pourquoi déployer autant de violence face à des élèves et des enseignants qui exercent simplement leur droit démocratique de manifester ? »
Le bourgmestre Close tente de minimiser ce qui s'est passé et justifie l'intervention de la police par le fait qu'« il y avait eu de la casse ». « Non seulement ce n'est pas acceptable que quelques incidents servent à justifier une telle répression contre l'ensemble des manifestants, mais en plus, ce n'est pas une première, rappelle Bruno Bauwens. Il y a déjà eu des plaintes, y compris de policiers et d'un syndicat, la CGSP-Police, notamment après la grande manifestation syndicale en octobre, contre les agissements de certains policiers, qui se sentent renforcés par un sentiment d'impunité, précisément à cause de l'absence de réaction de leur hiérarchie et des autorités. La question est : allez-vous enfin réagir à la hauteur des faits ? »
Suite au passage en force du vote sur le décret-programme 2, tôt dans la matinée du vendredi 5 juin, plusieurs actions de jeunes et d'enseignants ont été lancées immédiatement, ainsi que pour les jours et semaines à venir. « Ce passage en force est profondément antidémocratique, poursuit Bruno Bauwens. Ce décret est antidémocratique, tout comme la manière dont l'État ordonne à la police d'intervenir brutalement contre celles et ceux qui le contestent. Nous recevons sans cesse des témoignages faisant état de forces disproportionnées déployées pour étouffer ces actions. »
Pour le PTB, la majorité MR-Engagés tente d'imposer ses réformes par la force, mais cette stratégie ne fera que renforcer la détermination du mouvement. « Si le MR et Les Engagés pensent faire passer leurs réformes à coups de matraque et de gaz lacrymogène, ils se trompent, affirme Bruno Bauwens. Les élèves et les profs continuent à s'organiser avec toujours plus de détermination. Le PTB continuera à relayer cette lutte pour nos droits et pour faire reculer la majorité MR-Engagés. »
Le PTB interpellera ce lundi 8 juin le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, puis le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, afin d'exiger des explications.
« On ne peut pas accepter que des jeunes mineurs, des enseignants et des citoyens exerçant pacifiquement leur droit de manifester soient intimidés, malmenés ou violentés, conclut Bruno Bauwens. Le bourgmestre Close et le ministre Quintin doivent rendre des comptes et garantir que ces violences cessent immédiatement. »