Crédit Agricole SA

09/30/2026 | Press release | Distributed by Public on 09/30/2026 06:01

Les titres-restaurant financent la moitié des dépenses alimentaires de leurs bénéficiaires

Un pilier du pouvoir d'achat fragilisé à l'heure de la réforme

À l'occasion de la publication de l'« Analyse socio-économique du dispositif de titres-restaurant », réalisée par le cabinet C-Ways pour Worklife, de nouveaux chiffres mettent en lumière le rôle central des titres-restaurant dans le quotidien des salariés : ils représentent désormais 51 % de leur budget alimentaire annuel. L'étude souligne également la dégradation progressive de l'équilibre économique du dispositif, sous l'effet d'un niveau de commissions qui exerce une pression croissante sur les marges des restaurateurs. À l'approche de l'examen de la réforme des titres-restaurant à l'Assemblée nationale le 12 octobre, de nouveaux émetteurs comme Worklife appellent à un encadrement des commissions autour de 2 %, afin de préserver à la fois le pouvoir d'achat des salariés et l'attractivité du dispositif pour les commerçants.

Les enseignements clés :

  • Les titres-restaurant représentent 51 % du budget alimentaire annuel des salariés bénéficiaires, confirmant leur rôle central dans leur quotidien ;
  • Dans la restauration traditionnelle, les commissions atteignent aujourd'hui en moyenne environ 5 % du montant de chaque transaction et peuvent rendre l'acceptation des titres-restaurant déficitaire avec des marges nettes devenant négatives ;
  • Sans intervention sur les commissions, près d'un restaurateur sur deux pourrait refuser les titres-restaurant d'ici 2030 ;
  • Un encadrement des commissions autour de 2 % représenterait 144 millions d'euros de gain annuel pour les restaurateurs.

Les titres-restaurant, un dispositif déterminant pour le pouvoir d'achat des salariés

Selon l'« Analyse socio-économique du dispositif de titres-restaurant » de Worklife, membre du CoReCT,[1] réalisée par le cabinet d'études C-Ways, les titres-restaurant représentent aujourd'hui la moitié (51 %) du budget alimentaire annuel des salariés bénéficiaires.

Alors que près de 30 % des Français sont confrontés à une situation d'insécurité alimentaire, les titres-restaurants constituent un levier essentiel d'accès à une alimentation de qualité. Au-delà de leur contribution au pouvoir d'achat, ils favorisent le lien social et le bien-être au travail en encourageant des pauses déjeuner collectives et déconnectées des sollicitations professionnelles.

Augmentation des refus des titres-restaurant : un pouvoir d'achat de plus en plus difficile à utiliser

Selon une étude Viavoice[2], près de 90 % des restaurateurs ont déjà refusé des titres-restaurants ou envisagent de le faire. En cause : le niveau des commissions prélevées par les principaux émetteurs, qui s'établit en moyenne autour de 5 % du montant de chaque transaction. Une charge particulièrement lourde pour les établissements de restauration traditionnelle, dont les marges nettes excèdent rarement 3 %, mettant en péril l'équilibre économique de nombreuses enseignes.

L'étude de Worklife menée par C-Ways montre que les titres-restaurant peuvent aujourd'hui devenir une source de perte pour les restaurateurs traditionnels. Les commissions et frais prélevés absorbent l'intégralité de leur marge nette, voire davantage. Pour une addition réglée uniquement en titres-restaurant, le restaurateur enregistre une perte de 0,5 % à 1,2 % selon le modèle d'émission. Sur une note de 20 euros, cela représente jusqu'à 24 centimes perdus. Même lorsque le salarié complète son règlement, la marge demeure quasi nulle, voire négative, illustrant la fragilité économique du dispositif pour les établissements de restauration.

Pour les Français, les conséquences sont concrètes :

  • Le nombre d'établissements refusant les titres-restaurant progresse ;
  • Les commissions pèsent sur les prix pratiqués par certains commerçants et restaurateurs ;
  • Les salariés voient leurs possibilités d'utilisation du dispositif se restreindre ;
  • Leur pouvoir d'achat est ainsi doublement pénalisé : par la hausse des prix et par la diminution du réseau d'acceptation.

Le phénomène est déjà mesurable : entre 2023 et 2026, le pourcentage d'usagers ayant rencontré un refus commerçant est passé de 24 % à 60 %, soit une augmentation de 36 points en seulement 3 ans.[3] L'intérêt du dispositif pour les salariés comme pour les entreprises est de plus en plus incertain.

« Les commissions ne sont évidemment pas la seule cause des difficultés du secteur mais elles y contribuent. En pesant sur des marges déjà très faibles, elles peuvent alimenter la hausse des prix et accélérer la disparition des restaurants traditionnels, notamment dans les territoires ruraux où l'équilibre économique est souvent plus fragile. A terme, le risque est de voir la restauration rapide devenir le seul modèle réellement viable dans certaines zones, au détriment de la diversité de l'offre, de l'emploi local et de la vitalité de nos territoires. » Benjamin Suchar, CEO Worklife et membre du CoReCT

Sans encadrement des commissions, la réforme manquera son objectif

Sans action sur les commissions, le réseau d'acceptation des titres restaurants continuera de se rétrécir. Selon C-Ways, près d'un restaurateur sur deux (47%) refusera les titres-restaurants en 2030 si la hausse des commissions se poursuit au même rythme.

"La valeur d'un titre-restaurant se mesure avant tout à la possibilité pour les salariés de l'utiliser librement au quotidien. Or, lorsque le niveau des commissions conduit un nombre croissant de restaurateurs à remettre en question l'acceptation du dispositif, c'est l'efficacité même de cet avantage social qui s'en trouve fragilisée. Un encadrement des commissions autour de 2% permettrait à la fois de préserver le pouvoir d'achat des salariés et de restaurer l'équilibre économique des établissements. Une telle mesure représenterait un gain estimé à 144 millions d'euros par an pour les restaurateurs" Benjamin Suchar, CEO Worklife et membre du CoReCt[4]

[1] CoReCT : Collectif pour le Rééquilibrage des Commissions Titre-restaurant
[2] https://www.institut-viavoice.com/restaurateurs-commissions-titres-restaurant/
[3] Baromètre 2026 du titre-restaurant - Openeat x Selvitys
[4] CoReCT : Collectif pour le Rééquilibrage des Commissions Titre-restaurant

À propos de Worklife
Fondée en 2021 et rachetée en 2023 par le groupe Crédit Agricole, Worklife est la solution française de référence pour la gestion centralisée des avantages salariés. Worklife réunit l'ensemble des avantages sur une carte de paiement, une application et un espace administrateur : titres-restaurant, forfait mobilités durables, allocation cadeaux, indemnités de télétravail... Sa mission : donner enfin de l'impact économique, écologique et social aux avantages salariés.

https://www.worklife.io/

Worklife, membre du Collectif pour le Rééquilibrage des Commissions Titre-restaurant
CoReCT réunit Worklife, Lucca, Contakt, Coup de pousse et Ekip, avec le soutien de Mūcho. Le collectif défend un modèle de titres-restaurant plus juste, transparent et réellement concurrentiel, basé sur les standards bancaires ouverts.

Crédit Agricole SA published this content on September 30, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on September 30, 2026 at 12:05 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]