05/06/2026 | News release | Distributed by Public on 05/06/2026 11:29
Selon la Commission économique de l'ONU pour l'Europe (CEE-ONU), cette transformation est structurelle : le secteur s'éloigne d'un modèle centré sur l'exploitation pour se tourner vers l'innovation de pointe et la résilience climatique.
Dans l'ensemble de la région paneuropéenne, les trajectoires nationales reflètent à la fois des défis communs et des structures de marché divergentes, souligne ce rapport qui propose une analyse approfondie de 16 pays.
L'Autriche a ainsi vu sa production de bois scié augmenter d'environ 6 % en 2024 et sa production de granulés atteindre 1,8 million de tonnes, soutenue par des exportations solides et des politiques avancées en matière de bioéconomie.
La Finlande demeure un acteur majeur mondial de la pâte à papier et du papier, avec des perspectives de croissance de la production et des exportations jusqu'en 2026. A l'inverse, le secteur forestier allemand subit des vents contraires liés au contexte économique général, malgré ses liens historiques avec l'industrie et la construction.
En République tchèque, l'assouplissement récent des règles permet désormais des bâtiments en bois jusqu'à 22,5 mètres, tandis qu'en Estonie, les biocarburants solides assurent plus d'un tiers de la production d'énergie primaire, confirmant le rôle croissant du bois dans la sécurité énergétique.
L'agence onusienne basée à Genève observe une dynamique similaire en Slovénie où la hausse des prix de l'énergie et les mesures de soutien gouvernementales stimulent la demande en énergie du bois. Des données détaillées font état d'une hausse de la consommation de combustible et des importations de granulés.
Plus largement, le document montre que le bois s'impose rapidement comme un pilier essentiel de la stabilité économique européenne, alors que les nations se tournent vers des solutions biosourcées innovantes et rentables pour lutter contre le changement climatique et faire face à la volatilité des marchés.
De manière générale, l'industrie s'éloigne progressivement de la simple exploitation des ressources pour se recentrer sur l'innovation de pointe et le renforcement de la résilience climatique.
Dans des pays comme l'Irlande, cette évolution se traduit par une attention croissante portée aux forêts en tant que puits de carbone, les changements mesurables des stocks de carbone forestiers contribuant à la réalisation des objectifs climatiques, tandis que la Suède poursuit l'intégration de la sylviculture industrielle à grande échelle dans des chaînes de valeur hautement efficaces.
Selon la CEE-ONU, l'intégration du règlement de l'Union européenne (UE) sur la déforestation et de la loi sur la restauration de la nature ouvre une nouvelle ère de transparence de la chaîne d'approvisionnement et d'expansion des crédits carbone forestiers.
« Alors même que des menaces biologiques telles que les infestations de scolytes affectent les volumes de récolte en Europe centrale et que les incendies de forêt mettent de plus en plus à l'épreuve la résilience des forêts dans le Sud, le secteur réagit en améliorant l'efficacité des ressources et en s'orientant vers des bioéconomies circulaires », détaille le rapport.