WHO - World Health Organization

03/05/2026 | Press release | Archived content

Allocution liminaire du Directeur général de l’OMS lors du point de presse du 5 mars 2026

REMARQUE : Dans son allocution liminaire lors du point presse du 5 mars 2026, le Directeur général a signalé qu'environ 100 000 personnes avaient quitté l'Iran. La transcription ci-dessous a été corrigée pour indiquer qu'environ 100 000 personnes avaient quitté la ville de Téhéran, et non l'Iran.

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Bonjour ou bonsoir,

Je souhaite la bienvenue à nos invités aujourd'hui : Monsieur le Ministre Nadda, Monsieur le Ministre Motsoaledi et notre Directrice régionale, la Dre Balkhy.

Ils interviendront dans quelques instants.

Aujourd'hui, l'OMS fait le point sur trois maladies pour lesquelles elle aide les pays à utiliser de nouveaux outils préventifs et salvateurs très efficaces : l'obésité, l'infection à VIH et le cancer du col de l'utérus.

Nous avons célébré hier la Journée mondiale de l'obésité.

L'obésité est l'un des plus grands problèmes de santé de notre époque, mais nous disposons de plus en plus d'outils pour y faire face, dont les analogues du GLP-1.

En décembre dernier, l'OMS a publié ses premières lignes directrices sur l'utilisation des analogues du GLP-1 dans le traitement de l'obésité chez l'adulte.

Les médicaments ne permettent pas à eux seuls de guérir l'obésité, mais ils peuvent être utiles dans le cadre d'une approche globale incluant une alimentation saine, une activité physique régulière et le soutien de professionnelles et professionnels de santé.

Ces lignes directrices ont suscité une attention et un intérêt significatifs à l'échelle mondiale de la part des pays souhaitant intégrer les analogues du GLP-1 dans la prise en charge de l'obésité.

L'OMS les soutient dans cette démarche. Hier, des collègues de l'OMS ont publié un article dans la revue The Lancet Global Health sur les activités menées par l'Organisation pour préparer les systèmes de santé de 12 pays à renforcer les services liés à l'obésité, y compris les thérapies reposant sur les analogues du GLP-1.

Grâce au plan d'accélération de l'OMS pour mettre fin à l'obésité, nous aidons 34 pays, où vivent 1,3 milliard de personnes, à réduire de 5 % la prévalence de l'obésité dans toutes les tranches d'âge d'ici à 2030.

De nombreux pays prennent des mesures allant de la taxation des boissons sucrées à l'intégration de la prise en charge de l'obésité dans les systèmes de soins de santé primaires.

L'OMS appelle les pays à utiliser davantage tous les outils pour prévenir et traiter l'obésité à tout âge.

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L'un des autres grands problèmes de santé publique des 50 dernières années est le VIH.

Mais c'est aussi l'un des grands succès pour la santé publique.

L'infection à VIH, autrefois synonyme de condamnation à mort, peut désormais être maîtrisée grâce à des médicaments sûrs et efficaces.

Par conséquent, le nombre annuel de décès liés au sida a baissé de 70 % en 20 ans.

Ces dernières années, les médicaments utilisés pour traiter l'infection à VIH sont également prescrits aux personnes à risque à titre préventif.

L'année dernière, un nouveau médicament - le lénacapavir - a été approuvé pour la prévention de l'infection à VIH. C'est un tournant dans la lutte contre le VIH depuis l'approbation des premiers antirétroviraux il y a près de 40 ans.

Le lénacapavir n'est pas un vaccin, mais c'en est la meilleure alternative : un antirétroviral à action prolongée, que les personnes séronégatives mais pour lesquelles il existe un risque d'infection doivent prendre tous les six mois.

Les essais ont montré qu'il permet de prévenir presque tous les cas d'infection à VIH chez les personnes à risque.

En juillet dernier, l'OMS a publié des lignes directrices sur l'utilisation du lénacapavir, qu'elle a préqualifié en octobre. L'approbation de l'OMS permet au Fonds mondial d'acheter le médicament et de commencer à l'expédier dans les pays.

C'est la première fois que l'OMS a procédé à la préqualification et à l'élaboration des lignes directrices en parallèle, et non successivement, afin d'accélérer l'accès équitable à des outils novateurs.

Au cours des huit derniers mois, l'OMS a aidé neuf pays à fournir du lénacapavir aux personnes risquant de contracter une infection à VIH : l'Afrique du Sud, l'Eswatini, le Kenya, le Lesotho, le Mozambique, le Nigéria, l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.

En octobre dernier, les autorités sud-africaines de réglementation ont été les premières en Afrique, et seulement les troisièmes au monde, à approuver le lénacapavir.

Dans son discours sur l'état de la nation le mois dernier, le Président Cyril Ramaphosa a déclaré que l'Afrique du Sud prévoyait la distribution massive du lénacapavir.

Et aujourd'hui même, l'Afrique du Sud a annoncé son intention de fabriquer du lénacapavir localement.

L'un des problèmes auxquels nous sommes confrontés est que la demande dépasse ce que les pays ont commandé aux donateurs, qui achètent du lénacapavir auprès des fabricants.

L'OMS collabore avec les pays, les donateurs et les fabricants pour répondre à cette demande.

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Le vaccin anti-HPV est un autre outil très efficace qui change la donne en santé publique, car, avec le dépistage et le traitement, il permet d'espérer l'élimination du cancer du col de l'utérus à l'échelle mondiale.

Nous avons célébré hier la Journée de sensibilisation au HPV afin d'attirer l'attention sur une famille de virus responsables de plusieurs cancers, dont celui du col de l'utérus.

J'ai lancé en 2018 un appel mondial à l'action pour éliminer le cancer du col de l'utérus, qui a été suivi en 2020 par une Stratégie mondiale comportant les cibles 90-70-90 :

90 % des filles seront vaccinées ;

70 % des femmes bénéficieront d'un dépistage ;

et 90 % des femmes atteintes d'un cancer du col de l'utérus ou de lésions précancéreuses seront traitées, d'ici à 2030.

Depuis, près de 60 pays ont introduit le vaccin anti-HPV, et 162 pays l'intègrent désormais dans leurs calendriers nationaux de vaccination.

Aujourd'hui, nous sommes fiers de féliciter deux pays qui progressent considérablement dans l'élimination du cancer du col de l'utérus : l'Afrique du Sud et l'Inde.

La semaine dernière, l'Inde a annoncé la plus grande campagne de vaccination gratuite contre le HPV de l'histoire, pour près de 12 millions de filles de 14 ans chaque année.

Chaque année, en Inde, un cancer du col de l'utérus est diagnostiqué chez plus de 127 000 femmes et environ 80 000 femmes meurent de cette maladie.

Je félicite le Premier ministre Modi et le Gouvernement indien pour leur leadership sur cette question essentielle.

Je suis ravi d'accueillir le Ministre indien de la santé et des affaires familiales, J.P. Nadda, qui va vous en dire plus.

Monsieur le Ministre, félicitations et merci d'avoir pris le temps d'être parmi nous aujourd'hui. Vous avez la parole. Namaste.

[LE MINISTRE NADDA S'EST ADRESSÉ AUX MÉDIAS]

Merci encore Monsieur le Ministre pour votre leadership et le temps que vous y consacrez. L'OMS se réjouit de vous soutenir dans cette démarche.

Passons maintenant à l'Afrique du Sud.

J'ai déjà évoqué le discours sur l'état de la nation prononcé par le Président Ramaphosa le mois dernier, dans lequel il a annoncé des plans pour une distribution massive de lénacapavir.

Dans ce même discours, il s'est également engagé à ce que chaque fille de 9 à 14 ans soit vaccinée contre le HPV.

L'OMS aide l'Afrique du Sud à élaborer une stratégie nationale globale pour l'élimination du cancer du col de l'utérus.

Je suis ravi d'accueillir le Ministre sud-africain de la santé, le Dr Aaron Motsoaledi, qui va vous en dire plus.

Dr Motsoaledi, merci d'avoir pris le temps d'être parmi nous aujourd'hui. Vous avez la parole.

[LE MINISTRE MOTSOALEDI S'EST ADRESSÉ AUX MÉDIAS]

Merci Monsieur le Ministre pour votre leadership et le temps que vous y consacrez. L'OMS tient à vous soutenir dans cette démarche et à vous aider à réaliser votre projet d'élimination du cancer du col de l'utérus.

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Enfin, l'OMS est profondément préoccupée par le conflit en République islamique d'Iran et au Moyen-Orient, qui touche 16 pays.

À ce jour, près de 1000 décès ont été signalés en Iran, 50 au Liban, 13 en Israël et 11 dans d'autres pays du Golfe.

De plus, l'OMS a confirmé 13 attaques visant les services de santé en Iran, et une au Liban.

Au regard du droit international humanitaire, les services de santé doivent être protégés, et non attaqués.

Le conflit provoque également des déplacements importants. On estime que 100 000 personnes ont déjà quitté Téhéran, qu'au Liban, plus de 60 000 personnes ont été déplacées et qu'au moins un million de personnes pourraient se déplacer en ce moment suite aux ordres d'évacuation dans le sud.

La menace d'impact sur les installations nucléaires est également préoccupante : tout événement compromettant la sécurité nucléaire pourrait avoir de graves conséquences pour la santé publique.

L'OMS collabore étroitement avec ses bureaux dans les pays concernés pour surveiller l'impact sur la prestation des services de santé et apporter un soutien lorsque cela est nécessaire et sur demande.

Mais l'impact va au-delà des pays immédiatement touchés.

Les opérations du Pôle logistique mondial de l'OMS pour les situations d'urgence sanitaire mondiales à Dubaï sont en suspens en raison de l'insécurité.

Pour parler plus en détail de la situation, j'ai le plaisir d'accueillir la Directrice régionale de l'OMS pour la Méditerranée orientale, la Dre Hanan Balkhy.

Dre Balkhy, merci d'être parmi nous en cette période difficile pour la Région. Vous avez la parole.

[LA DRE BALKHY S'EST ADRESSÉE AUX MÉDIAS]

Merci, Dre Balkhy, et merci à l'ensemble de nos collègues de la Région, pour votre leadership en ce moment.

Comme nous ne cessons de le répéter, le meilleur remède est la paix.

Christian, je vous rends la parole.

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