06/24/2026 | News release | Archived content
Chaque année, le mercredi précédant le 2 juillet marque la journée de l'Aviateur. Instituée en référence à la loi du 2 juillet 1934 ayant créé l'armée de l'Air, aujourd'hui armée de l'Air et de l'Espace, cette journée met à l'honneur l'histoire, les missions et les femmes et hommes qui les accomplissent au quotidien. Engagés 24h/24, 7j/7 sur le territoire national comme à l'étranger, ils sont mis à l'honneur aujourd'hui.
Sur le territoire national, l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE) assure en permanence, 24h/24, 7j/7, plusieurs missions essentielles, dont la mise en œuvre de la dissuasion nucléaire par les Aviateurs des Forces aériennes stratégiques (FAS), ainsi que la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA), destinée à garantir la protection de l'espace aérien français. Par ailleurs, le Commandement de l'espace (CDE) maintient une vigilance constante afin d'assurer la surveillance spatiale.
À l'occasion du sommet du G7 organisé à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin, l'armée de l'Air et de l'Espace a mis en œuvre un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) sous la conduite du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Une composante essentielle pour garantir la sécurité de cet événement, qui a réuni les principaux dirigeants mondiaux.Au lendemain du G7, les Aviateurs sont désormais pleinement mobilisés pour mettre en œuvre le DPSA du 14 juillet 2026.
Début juin, les forces spéciales de l'AAE ont mené l'exercice « Athena », depuis la base aérienne 115 d'Orange. Pour la première fois dans le département du Vaucluse, les Aviateurs se sont entrainés dans un environnement renouvelé, propice à la conduite de scénarios réalistes de haute intensité.
Du 17 mai au 4 juin, les Forces armées aux Antilles (FAA) ont conduit l'exercice « Caraïbes-26 » destiné à éprouver les procédures d'intervention à l'approche de la saison cyclonique. L'AAE a répondu présente en déployant trois de ses aéronefs, directement venus de Guyane et de métropole. Quelques jours plus tard, du 3 au 18 juin, trois aéronefs de l'AAE ont contribué à « Marara 26 », exercice du même type mené cette fois-ci, en Polynésie française. Deux exemples probants qui soulignent l'importance du transport aérien militaire face aux crises. Les capacités ultramarines se verront d'ailleurs renforcées par l'arrivée d'hélicoptères Caracal en Nouvelle-Calédonie, dès juillet prochain.
Depuis le 1er avril, quatre Rafale français sont stationnés à Šiauliai, en Lituanie, dans le cadre de la mission Baltic Air Policing de l'OTAN. Cette mission vise à garantir la souveraineté de l'espace aérien balte. Début juin, une patrouille française de Rafale est notamment intervenue pour neutraliser un drone évoluant sans autorisation dans le ciel letton, illustrant la réactivité des Aviateurs français face aux menaces émergentes.
Du 8 au 18 juin, l'AAE a pris part à l'exercice multinational de haute intensité « Ramstein Flag ». Onze chasseurs français (huit Rafale et trois Mirage 2000) se sont entrainés aux côtés d'environ 150 aéronefs des forces aériennes de l'OTAN afin de renforcer la préparation opérationnelle et les entraînements tactiques sur le flanc nord de l'Europe.
Dès le 1er juillet 2026, l'AAE va commander la composante aérienne de l'Allied Reaction Force (ARF), force multinationale, multidomaines et hautement réactive de l'OTAN. Ainsi, le JFAC (structure de commandement et de conduite, C2, des opérations aériennes) français pourra renforcer les prérogatives opérationnelles de l'OTAN à sa demande. Cette responsabilité majeure souligne l'excellence française dans le domaine du C2 et est une opportunité unique pour l'AAE : montée en compétence opérationnelle, visibilité accrue, renforcement de l'interopérabilité et validation de sa capacité à supporter ou relayer le commandement aérien OTAN en situation de crise. Un signal clair de la crédibilité de la France dans la défense collective.
Face aux tensions qui secouent la région, depuis les premiers instants du conflit, l'armée de l'Air et de l'Espace est pleinement mobilisée pour protéger les ressortissants français et honorer les contrats de défense en contribuant contribuer àà la sécurité des partenaires de la région. En parallèle, elle poursuit le développement de ses capacités de lutte antidrone. Après des tirs expérimentaux sur le territoire national de missiles Hellfire depuis un drone MQ-9 Reaper en avril dernier, une première campagne de tirs antidrone a été menée en juin depuis des hélicoptères Fennec et Caracall. Les capacités des Rafale dans ce domaine ont également été renforcées,(amélioration de la conduite de tir canon, expérimentation de roquettes guidées laser). Ces capacités sont le fruit d'expérimentations menées par le Centre d'expérimentation aérienne militaire (CEAM), et contribuent contribuant à la construction d'une défense aérienne multicouche toujours plus efficace.
« Liberté 250 », la Patrouille de France en mission aux Etats-Unis :
Du 8 juin au 4 juillet, l'armée de l'Air et de l'Espace est déployée en outre-Atlantique afin de participer aux commémorations du 250e anniversaire de l'indépendance américaine. À cette occasion, les Alphajet de la Patrouille de France, un A400M Atlas et 85 Aviateurs participent à une série de survols mémoriels et de démonstrations aériennes sur la côte est des États-Unis, aux côtés des forces armées américaines.