06/11/2026 | News release | Distributed by Public on 06/11/2026 10:51
Ces données ont été annoncées jeudi à Berlin lors du lancement des nouvelles lignes directrices sur les plans d'action chaleur-santé à l'occasion de la Journée nationale d'action contre la chaleur.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Europe est l'une des régions du monde la plus durement touchée par le réchauffement climatique et doit donc déjà faire face à de fréquentes vagues de chaleur. Lors de la vague de chaleur de 2003, plus de 70.000 décès supplémentaires avaient été recensés en Europe.
La plupart des décès prématurés de ces quatre dernières années dus à la chaleur extrême ont eu lieu en Italie, suivie de l'Espagne, de l'Allemagne et de la Grèce, cette dernière enregistrant le plus grand nombre de décès liés à la chaleur par million d'habitants.
Ces tendances semblent se confirmer année après année. L'Institut Robert Koch - l'institut national allemand de santé publique, chargé du contrôle et de la prévention des maladies -, a ainsi dénombré 2.500 décès liés à la chaleur en Allemagne l'année dernière.
« L'Europe se réchauffe plus rapidement que tout autre continent et nous le payons au prix de vies humaines. Cela doit cesser. La chaleur est un tueur silencieux, mais ce n'est pas une fatalité », a déclaré dans un communiqué, le Dr Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l'OMS pour l'Europe.
© ADB/Igor Burgandinov Chaque année, partout dans le monde, la chaleur extrême entraîne une augmentation des maladies et des problèmes de santé liés à la chaleur, voire des décès prématurés.Chaque année, partout dans le monde, la chaleur extrême entraîne une augmentation des maladies et des problèmes de santé liés à la chaleur, voire des décès prématurés. Les maladies cardiovasculaires, en particulier, surviennent plus fréquemment ou s'aggravent sous l'effet de la chaleur.
Dans le monde, environ 489.000 décès liés à la chaleur ont été recensés chaque année entre 2000 et 2019, selon une étude du Lancet relayée par l'OMS.
L'urbanisation et la proportion croissante de groupes de population à risque accru, tels que les personnes âgées et celles souffrant de pathologies préexistantes, font des vagues de chaleur prolongées une menace grandissante pour la santé publique.
Alors que les pays doivent désormais faire face à des températures de plus en plus élevées, ces lignes directrices de l'OMS constituent un cadre scientifique permettant aux organismes gouvernementaux du monde entier d'organiser efficacement des mesures de protection contre la chaleur.
« Les nouvelles recommandations de l'OMS fondées sur des données probantes que nous publions fournissent aux autorités une feuille de route claire pour mettre en place des systèmes de préparation qui sauvent des vies », a souligné le Dr Kluge.
La chaleur est un tueur silencieux, mais ce n'est pas une fatalité
Les nouvelles lignes directrices de l'OMS sur les plans d'action chaleur-santé fournissent ainsi aux autorités gouvernementales et aux autres parties prenantes des recommandations articulées autour de 8 éléments clés.
Il s'agit par exemple de l'amélioration des systèmes locaux d'alerte canicule ou la communication des risques auprès des groupes vulnérables.
Les recommandations de la branche européenne de l'OMS couvrent un large éventail de mesures comme verdir les villes pour créer davantage d'ombre ou mettre en place des réseaux de centres de rafraîchissement.
Pour l'OMS, il faut faire en sorte que les services sociaux veillent à ce que les personnes âgées s'hydratent suffisamment. Il s'agit aussi d'instaurer des pauses ou des horaires flexibles pour permettre aux travailleurs d'éviter le soleil de midi, ou de garantir une dotation en personnel suffisante dans les établissements de santé pendant les vagues de chaleur.