Canadian Navy

06/11/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/11/2026 12:12

Le vice-amiral Topshee revient sur son mandat à la tête de la MRC

Le Vam Topshee revient sur son mandat de commandant de la Marine royale canadienne

11 juin 2026 - Marine royale canadienne

Légende

Le vice-amiral Topshee s'est entretenu avec Samantha Parent pour revenir sur les quatre dernières années passées à la tête de la Marine royale canadienne en tant que 38e commandant.

Le 13 mai 2026, le vice-amiral (vam) Angus Topshee a été annoncé comme prochain vice-chef d'état-major de la Défense. Avant de quitter ses fonctions à titre de commandant de la Marine royale canadienne, il s'est entretenu avec Samantha Parent de l'équipe de la Commandant de la MRC afin de revenir sur les quatre dernières années. Dans cette entrevue, il aborde le leadership, les défis, les moments marquants et les réalités du commandement.

Regardez l'entrevue complète en vidéo ou lisez l'échange ci-dessous.

Cette entrevue a été réalisée dans un format conversationnel non scénarisé. Les versions anglaise et française ont été produites à partir d'enregistrements distincts et peuvent présenter des différences de structure et de contenu; elles ont toutefois toutes deux étés révisés pour en assurer l'exactitude.

Premières leçons de leadership

Vous avez passé les quatre dernières années à diriger la Marine royale canadienne, mais avant cela, vous étiez un jeune officier en mer. Lorsque vous repensez à cette version de vous-même, quelle part de cette personne continue encore aujourd'hui d'influencer la façon dont vous dirigez?

Pour moi, c'est vraiment mon premier commandant d'un bâtiment. C'était le capitaine de frégate Dave Hudak à l'époque, c'était à bord NCSM Winnipeg. Il avait une personnalité très professionnelle, mais très important d'avoir du fun aussi.

J'avais l'idée que c'était le qui était le meilleur métier au monde d'être capitaine de frégate. Pour moi, il a créé une équipe où tout le monde était capable de faire de son mieux chaque jour. Sa contribution avait beaucoup de valeur, mais il conviait toujours avec beaucoup de gratitude.

J'ai essayé toujours de répliquer ça autant que possible à chaque niveau de commandent et de créer une organisation où toute personne peut vraiment apporter le meilleur d'elle-même chaque jour au travail.

De quoi la jeune version de vous-même serait-elle probablement la plus fière aujourd'hui?

J'ai vraiment ces mêmes idées. J'ai eu la chance d'être en tête d'une grande organisation et de perpétuer les valeurs et les idées que j'avais toujours eues. C'était les mêmes idées que j'ai apprises du capitaine Hudak. Chaque personne a beaucoup de valeur à l'organisation.

L'essence du leadership, c'est de trouver la méthode, de chercher cette valeur et de donner à chaque individu la chance de participer avec ses capacités chaque jour. Je pense que peut-être, j'ai réussi à faire ça un certain montant dans la Marine. Je ne sais pas. C'est vraiment difficile de voir ça de ce niveau-ci.

Le « feedback » est très difficile parce que la majorité du monde aime me dire des choses qu'il pense que j'aimerais entendre. Mais, vraiment, la vérité, c'est la chose la plus importante. J'espère qu'on a créé une organisation où tout le monde a la confiance de dire la vérité chaque jour. Et peut-être que c'est ça parce que moi, comme jeune officier. N'avais pas vraiment les aptitudes diplomatiques. J'avais la tendance de dire ce que je pensais chaque jour. Ça n'est pas toujours bien allé pour moi, mais j'espère que maintenant, c'est vraiment comme ça. Parce que j'avais d'excellents leaders qui m'ont appris comment être un peu plus diplomatique dans mes réponses, dans la présentation de mes idées. Et j'espère que ça reste toujours le même, qu'on peut dire la vérité dans la Marine avec une diplomatie qui assure que le message est bien reçu.

Je pense que beaucoup de gens entendent le mot « commandement » et imaginent surtout l'autorité ou les grades. Mais au cours de ces quatre dernières années, quels aspects du commandement vous a semblé le plus difficile ou le plus lourd sur le plan personnel?

Pour moi, c'est la mort de maître Aplin à bord du NCSM Montréal a Bedford l'an dernier.

C'est un rappel que la mer, c'est toujours très difficile. C'est essentiel qu'on soit toujours compétent et je pense qu'on n'était pas assez compétent cette nuit-là. C'est clair qu'il y avait des erreurs.

Nos investigations ont été compliquées par le fait qu'il y avait un procès criminel, une investigation qui a mené à un processus criminel. C'est un rappel qu'on a toujours du travail à faire pour être sur qu'on est aussi compétent qu'on a besoin d'être.

Un moment marquant

Quel moment, au cours des quatre dernières années, vous a le plus marqué ou rendu humble?

La mort du maître de 2e classe Aplin à Bedford Basin. Je considère qu'il s'agissait d'un décès évitable.

Cela rappelle que la mer représente toujours un danger. Si nous ne sommes pas pleinement prêts comme organisation, nous aurons des difficultés.

Cet événement a révélé un certain niveau de complaisance que nous devons corriger. Il a aussi mis en lumière des lacunes dans notre façon d'évaluer la situation, en partie compliquée par une enquête criminelle.

C'est un moment qui m'a fait réaliser que nous devions faire mieux, et qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir.

Pourquoi la Marine compte

Beaucoup de Canadiens n'ont jamais mis les pieds sur un navire de guerre et ne savent peut-être même pas que la canada a une marine. Comment expliquer-vous l'importance de la Marine royale canadienne a quelqu'un qui n'a aucune expérience du milieu militaire?

C'est vraiment une question difficile parce qu'on essaie toujours de transmettre le message de la Marine. Le Canada a trois océans. Il a une autre frontière maritime avec le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs. Mais les Canadiens, c'est presque comme si on ne pensait pas comme ça.

Pour moi, c'est vraiment important de convoyer aux Canadiens que si on veut vraiment être un pays puissant, il faut avoir une marine puissante qui protège ses mers pour assurer que le commerce canadien voyage sans concernes à travers le monde. Si on veut augmenter notre prospérité et nos échanges avec d'autres pays que les États-Unis, ce commerce va traverser les mers.

C'est très important que les mers soient ouvertes pour tous. Je pense que les Canadiens ont l'idée que la sécurité, ce n'est pas peut-être toutes le menaces qui sont présentes aujourd'hui dans nos trois océans, mais alors c'est très important d'avoir une marine pour protéger nos eaux, pour garantir qu'il n'y en ait aucune qui rentre dans nos eaux sans notre permission. C'est vraiment la tâche de la Marine.

J'aimerais vraiment que chaque Canadien puisse être à bord d'un navire pour une nuit. C'est vraiment là où on comprend le métier d'un matelot, d'un marin, de nos officiers qui chaque jour vont voir le travail incroyable qu'ils font au quotidien.

Le fait que c'est 24 heures par jour, sept jours par semaine et ça ne se passe jamais. Comme je l'ai dit, la mer, c'est vraiment une mère autocrate. La mer, c'est vicieux, ça tue si vous n'êtes pas prêt. Mais il y a une beauté, c'est incroyable. Et de passer un jour en mer, c'est vraiment de passer un jour parfois paradis, parfois quelque chose d'autre. Pour moi, en net, c'est excellent et j'aimerais que chaque Canadien puisse venir en mer avec nous.

Service et vie familiale

Dans ce rôle, vous avez souligné l'importance de prendre soin de la famille. Quels sacrifices votre famille et vous avez dû faire au cours de votre carrière?

Oui, ma famille fait des sacrifices chaque jour. On n'a jamais vécu dans la même maison pour plus de trois ans. On a beaucoup muté. C'était notre solution de rester ensemble comme famille la majorité du temps. Mais je sais que la solution est différente pour chaque personne. Et c'est très important que la Marine essaie d'aider chaque personne à trouver sa propre solution pour elle et pour sa famille.

Mon épouse était dans la Marine pendant 23 ans. On sait la difficulté d'être tous deux dans la Marine, dans le Forces armées canadiennes. Ce n'est pas facile. On essaie toujours d'être une meilleure organisation pour assurer que des familles puissent continuer à contribuer comme ça.

Mais c'est important aussi de ne pas oublier ceux qui n'ont pas de famille immédiate, parce que souvent, quelqu'un qui est par lui-même, on se dit : « On peut le muter partout, on peut le déployer sans hésitation parce qu'il n'a pas de famille. » Et c'est la meilleure façon de s'assurer qu'ils n'auront jamais de famille si on les traite comme ça. Je pense que c'est important de trouver la meilleure méthode, de trouver un équilibre entre notre service quotidien, notre famille et nos besoins personnels.

Je trouve que cet équilibre est peut-être un peu diffèrent pour chaque personne. Il' n'u a pas une seule méthode de trouver l'équilibre, mais c'est important d'être une organisation qui aide tout le monde à trouver le meilleur équilibre, qu'on puisse continuer à contribuer chaque jour.

Lorsque vous manquez des moments importants en famille à cause du service, comment vivez-vous cela personnellement?

C'est difficile.

Je manque souvent des fêtes, des anniversaires et tout ça. J'essaie toujours de trouver un moment de connexion au niveau émotionnel.

C'est peut-être un coup de téléphone, c'est peut-être une petite note. Je ne sais pas exactement ce que c'est, mais c'est de trouver quelque chose qui établit cette connexion au niveau personnel, au niveau émotionnel avec ma famille pour montrer que vraiment, je pense à eux, même si je ne suis pas là avec eux. Ce n'est pas la présence physique, c'est la présence émotionnelle.

Conseils aux futurs leaders

Quel serait votre message aux jeunes marins qui aspirent un jour à devenir des leaders?

Pour moi, c'est trouver votre place où vous avez vraiment envie, vous pensez que vous aimez faire ça. Et si vous aimez faire quelque chose, c'est probable que vous aurez du succès. Et si vous avez du succès, ça va vraiment indiquer votre potentiel à l'organisation.

Mais votre succès n'est pas établi par votre position, promotion et tout ça. C'est vraiment est-ce que votre contribution fait une différence chaque jour, est-ce qu'on aide les autres personnes.

Pour moi, c'est vraiment avoir un focus qui est beaucoup plus à court terme pour ce que je peux faire aujourd'hui pour améliorer des choses et je trouve que c'est du succès.

On ne regarde pas à long terme pour une carrière. Prenez un petit pas chaque jour et votre succès n'est pas établi par votre rang à la fin, mais par votre impact sur les autres.

Si vous avez une minute avec un jeune marin épuise qui se demande si cette vie vaut la peine, qui se demande aussi si les dirigeants comprennent vraiment ce qu'ils traversent, que voudriez-vous lui dire?

Il y aura toujours des moments qui sont difficiles, mais j'essaie toujours de réfléchir sur les moments exceptionnels, sur les expériences qu'on ne peut avoir hors de la marine, les voyages à l'extérieur, de voir des choses en mer. Peut-être, c'est un poisson qui vole, une baleine, tout ça. Je ne sais pas, visiter un port que la majorité des Canadiens ne verront plus, aller à l'Arctique ou l'Antarctique.

Il y a des moments exceptionnels qui, je pense, peuvent aider dans un moment qui n'est pas bon. C'est difficile, mais votre travail, c'est important.

Il y a des taches qui sont difficiles, ce sont de taches qui font vraiment misère, mais qui sont importantes. Il y a quelqu'un qui doit faire ça. Et j'espère que tout le monde est là avec vous pour aider. Si vous avez un moment difficile, demandez de l'aide à un copain, a quelqu'un d'autre.

On est là pour vous.

C'est tout pour moi, mais je laisse la plateforme si tu aimerais partager quelque chose?

Pour nos membres francophones, c'est incroyable parce que je sais que nous sommes une organisation qui est vraiment anglophone. Il y a seulement 9% de la Marine régulière qui est francophone.

Merci d'être là. J'espère que j'ai contribué à un environnement ou on peut vraiment utiliser notre français chaque jour. Continuez à faire ça, s'il vous plait. Ça aide beaucoup les anglophones.

Me forcer à parler en français aide mon vocabulaire, me rappelle le français que j'ai oublié pendant mon temps dans la marine.

Mais vraiment, merci beaucoup pour votre service.

Merci et je te souhaite bonne chance dans tes prochaines aventures aussi.

Oui, ça va être très intéressant comme vice-chef d'état-major de la défense.

Le gouvernement a fait un grand investissement en défense. C'est très important qu'on utilise cet investissement pour assurer la défense du Canada, pour protéger nos intérêts et pour assurer la prospérité du Canada par un train des investissements au Canada pour assurer cette défense.

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2026-06-11
Canadian Navy published this content on June 11, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on June 11, 2026 at 18:12 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]