04/07/2026 | Press release | Archived content
Votre Excellence Monsieur Emmanuel Macron, Président de la France
Votre Excellence Monsieur John Mahama, Président du Ghana,
Votre Excellence Monsieur Duma Boko, Président du Botswana,
Votre Excellence Monsieur Hun Manet, Premier Ministre du Cambodge,
Excellences, chers collègues et amis, chères collègues et amies,
Je remercie le Monsieur le Président Macron pour avoir pris l'initiative de nous réunir aujourd'hui, ainsi que pour le leadership dont il fait preuve en ce moment crucial, tout comme lorsqu'il nous a rassemblés à un moment crucial en 2020 dans le but de créer le Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19.
Votre Excellence, votre leadership est, une fois encore, bienvenu et plus que nécessaire.
Comme vous le savez tous, nous faisons face à une convergence de pressions : démographiques, économiques, environnementales, épidémiologiques et géopolitiques.
Nous devons être honnêtes : l'architecture mondiale de la santé n'a pas suivi le rythme.
Aujourd'hui, elle se caractérise par une fragmentation, des doubles emplois, des priorités mal harmonisées, de la concurrence, des déficits de financement et des déséquilibres de pouvoir persistants.
La réforme n'est plus une option pour chacun d'entre nous dans le système de santé mondial.
Pour l'OMS , le changement est une constante.
Au cours des neuf dernières années, nous avons mis en place une profonde Transformation de la manière dont l'OMS est financée, de notre attention aux domaines de la science et du soutien que nous apportons aux pays, y compris par le biais de l'Académie de l'OMS ici à Lyon, que j'ai eu l'honneur d'ouvrir avec le Président Macron en décembre 2024.
Au cours de l'année écoulée, nous avons poursuivi cette Transformation par un processus de définition des priorités et de réalignement.
Nous allons désormais de l'avant comme une organisation plus allégée, plus centrée sur notre mandat principal et notre avantage comparatif, réduisant nos activités là où c'est nécessaire et aidant les autres à faire ce qu'ils ont pour mission de faire, sur la base de leur avantage comparatif.
Mais nous ne pouvons pas nous contenter de réformer les éléments constitutifs de l'architecture mondiale de la santé. Le moment est venu de réformer l'architecture elle-même.
Les pays eux-mêmes mènent cette réforme.
En février, ils ont confié à l'OMS la mission d'accueillir un processus conjoint de réforme centré sur le pays, inclusif et transparent.
Avec un large éventail de partenaires, nous concevons désormais ce processus conjoint, que nous présenterons en mai, pour examen par l'Assemblée mondiale de la santé.
L'Assemblée de la Santé n'est pas seulement l'organe décisionnel suprême de l'OMS, c'est aussi l'organe décisionnel suprême pour la santé mondiale ; un forum pour toutes les nations et tous les partenaires.
Je tiens à souligner que l'OMS aborde ce processus avec humilité, en tant que fédérateur d'entités égales.
Et nous nous engageons à mettre à profit notre présence dans plus de 150 pays pour faire avancer notre programme commun.
Je tiens également à souligner que notre objectif n'est pas de lancer une nouvelle initiative, mais de rassembler les travaux existants de façon cohérente.
Cela inclut le travail mené par le Président Mahama par l'initiative « Accra Reset », le travail de l'Agenda de Lusaka, ainsi que les consultations menées par le Wellcome Trust, la Commission européenne, l'UA et les CDC Afrique, la société civile et d'autres.
Ces consultations ont donné lieu à une convergence et un engagement encourageants autour de principes clés, notamment les priorités de pays, le financement, les biens publics mondiaux, les ressources nationales et bien plus encore.
Au cours des mois à venir, nous devrons tous faire des choix difficiles et des compromis.
Mais ce sera également l'occasion de clarifier les mandats, d'améliorer les méthodes de travail et de construire une architecture de santé mondiale plus alignée sur les besoins et les réalités des pays.
Notre vision commune doit être la même que celle des pays lorsqu'ils ont créé l'OMS il y a 78 ans : le meilleur état de santé que tout être humain est capable d'atteindre, non pas comme un luxe accessible à quelques-unes et quelques-uns, mais bien comme un droit pour toutes et tous.
Encore une fois, je remercie chaleureusement Monsieur le Président Macron pour son leadership en cette période critique.
Nous nous réjouissons de la poursuite de notre partenariat dans les mois à venir.
Merci beaucoup.