WHO - World Health Organization Regional Office for Europe

03/10/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/10/2026 16:27

L’Ukraine ajoute le vaccin contre les papillomavirus humains au programme national de vaccination

Pour la première fois, les filles ukrainiennes âgées de 12 à 13 ans se voient proposer une dose unique du vaccin contre les papillomavirus humains dans le cadre du programme national de vaccination.

Dans le contexte de la guerre actuelle, ce vaccin est le premier à être ajouté au programme national de vaccination du pays depuis près de 20 ans.

Près de 2 mois après l'introduction du vaccin, soit le 1er mars 2026, celui-ci a déjà été administré à près de 47 500 filles (environ 11 % de la cohorte prévue pour la première année). L'objectif est de vacciner environ la moitié des filles éligibles dans le pays d'ici à la fin de 2026, avec l'intention d'élargir ensuite la vaccination à d'autres groupes d'âge.

« J'attendais avec impatience l'occasion de faire vacciner ma fille car j'étais au courant de l'existence de ce vaccin depuis longtemps, et j'en avais entendu des commentaires positifs. J'étais donc ravie lorsque notre médecin de famille m'a appelée et a invité ma fille à se faire vacciner contre les papillomavirus humains. Ce vaccin est très important pour les filles car il prévient le cancer », explique Olena, la mère de Sofia, 13 ans, qui vient d'être vaccinée.

Une réponse stratégique au cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l'utérus reste un problème majeur de santé publique pour les femmes en Ukraine, avec environ 3 000 nouveaux cas et jusqu'à 1 100 décès signalés chaque année. C'est pourquoi l'Ukraine adopte une approche systématique pour lutter contre cette maladie.

L'introduction du vaccin contre les papillomavirus humains fait suite à l'approbation par le Cabinet ministériel ukrainien de 2 stratégies nationales, à savoir la Stratégie nationale de vaccination et la Stratégie de lutte contre le cancer.

La Stratégie nationale de vaccination s'aligne sur le Programme européen pour la vaccination à l'horizon 2030 de l'OMS et vise à renforcer la couverture vaccinale, à lutter contre les maladies à prévention vaccinale et à rétablir les services de soins de santé primaires perturbés par la COVID-19 et la guerre en cours. La nouvelle stratégie prévoit également la mise à jour du programme national de vaccination.

La Stratégie de lutte contre le cancer prévoit, quant à elle, l'adoption d'un système à plusieurs niveaux de mesures de prévention des néoplasmes malins.

La préparation et le déploiement de la campagne de vaccination contre les papillomavirus humains se sont déroulés dans des conditions sans précédent. Depuis le début de la guerre, plus de 2 880 attaques contre des établissements de santé, la perte de plus de 600 personnels de santé, des coupures d'électricité généralisées et des bombardements constants ont gravement affecté la prestation des services de santé.

Modernisation du programme national de vaccination

Parallèlement à l'introduction du vaccin contre les papillomavirus humains, le nouveau programme national ukrainien de vaccination prévoit l'utilisation exclusive du vaccin antipoliomyélitique inactivé, mettant ainsi fin à l'usage du vaccin antipoliomyélitique oral.

Le programme prévoit également l'administration d'une deuxième dose plus précoce du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, l'administration ciblée du vaccin contre l'hépatite B à la naissance pour les groupes à haut risque, et l'utilisation plus généralisée de vaccins combinés afin de réduire le nombre de visites à la clinique et d'injections nécessaires pour recevoir toutes les vaccinations recommandées.

L'OMS a joué un rôle clé en aidant le pays à se préparer à la mise à jour du programme national de vaccination.

En collaboration avec le ministère de la Santé et ses partenaires, l'OMS a contribué à l'élaboration d'un plan d'introduction opérationnel, d'orientations cliniques et de recommandations pour la vaccination de rattrapage, ainsi qu'à la mise à jour des pratiques de sécurité vaccinale, à la gestion des vaccins et à la microplanification, à la communication et à l'instauration d'un mécanisme de coordination multisectorielle. Les efforts de renforcement des capacités ont consisté à préparer 202 formateurs régionaux qui ont dispensé des formations à 20 170 médecins de famille, pédiatres et infirmiers dans toutes les régions du pays.

D'autres mesures de soutien ont été prises, notamment la conception et la distribution à l'échelle nationale d'outils pratiques pour les professionnels, la mise à disposition de supports d'information en ligne, les mises à jour des systèmes numériques de déclaration vaccinale et de gestion des stocks, une assistance technique concernant la composition des vaccins et les effets indésirables post-vaccination, ainsi que l'élaboration d'un plan de communication de crise.

« L'OMS a insisté sur le fait qu'un soutien technique durable sera essentiel pour assurer le succès à long terme du programme de vaccination contre les papillomavirus humains. Le renforcement de la vaccination systématique est notre priorité et, avec l'introduction de ce nouveau vaccin, l'Ukraine sera en mesure de prévenir les cancers associés aux papillomavirus humains », explique le docteur Jarno Habicht, représentant de l'OMS en Ukraine.

L'introduction à l'échelle nationale du vaccin contre les papillomavirus humains ainsi que les autres mises à jour du programme national de vaccination ont été rendues possibles grâce aux efforts coordonnés de tous les partenaires de la vaccination, avec le soutien de Gavi, l'Alliance du vaccin.

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