04/17/2026 | News release | Distributed by Public on 04/17/2026 22:37
S'agissant du Liban, le chef de l'ONU « réaffirme le soutien des Nations Unies à tous les efforts visant à mettre fin aux hostilités et à atténuer les souffrances des communautés de part et d'autre de la Ligne bleue » (qui sépare le Liban et Israël), a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse publiée jeudi soir.
« Le Secrétaire général espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations et à la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité, en vue d'une solution à long terme au conflit », qui oppose Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.
Le chef de l'ONU « exhorte tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à se conformer à leurs obligations au titre du droit international, y compris le droit international humanitaire, en toutes circonstances » et espère que « cet accord contribuera aux efforts en cours en faveur d'une paix durable et globale dans la région ».
Vendredi, lors d'un point de presse, M. Dujarric a précisé que la Coordonnatrice spéciale de l'ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, poursuivait sa mission de bons offices auprès de toutes les parties prenantes afin de les aider à mettre pleinement en œuvre la résolution 1701 en vue d'un cessez-le-feu permanent.
Le cessez-le-feu est entré en vigueur à minuit, heure de Beyrouth, offrant une pause dans les hostilités après des semaines de combats.
Vendredi, sur le terrain, les organisations humanitaires ont signalé que certaines familles déplacées ont commencé à regagner la banlieue sud de Beyrouth ainsi que le sud du Liban, y compris certaines zones des gouvernorats de Nabatieh et de Tyr.
« Selon nos partenaires et les autorités locales, des milliers de personnes ont été observées se dirigeant vers le sud tôt ce matin ; les grands axes routiers étaient encombrés, notamment à proximité des villages de Qasmiyeh et de Zefta, dans le sud du Liban, et ce, malgré les dégâts considérables subis par les ponts et les infrastructures civiles », a dit le porte-parole du Secrétaire général.
« Toutefois, nos collègues humanitaires mettent en garde contre la persistance de risques pour la sécurité des personnes, notamment en raison de la présence de munitions non explosées dans de nombreuses zones résidentielles à travers les gouvernorats du Sud et de Nabatieh », a-t-il ajouté.
Les besoins humanitaires demeurent élevés au Liban. Partout, les civils continuent d'être confrontés aux déplacements, à la dégradation des infrastructures et à un accès limité aux services essentiels. Environ 1,2 million de personnes ont été déplacées au cours de la récente escalade du conflit.
Les systèmes de santé sont sous tension dans toute la région. Les agences de l'ONU alertent sur la persistance des risques sanitaires à travers le Moyen-Orient, signalant des perturbations dans les services, des pénuries de fournitures et une vulnérabilité persistante chez les populations déplacées.
Par ailleurs, le Secrétaire général a salué l'annonce faite vendredi par l'Iran, selon laquelle le détroit d'Ormuz est totalement ouvert à tous les navires commerciaux pour la durée restante du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, qui est entré en vigueur le 8 avril pour deux semaines.
« Le Secrétaire général considère qu'il s'agit là d'un pas dans la bonne direction. La position des Nations Unies demeure claire : nous exigeons le rétablissement intégral des droits et libertés de navigation internationale dans le détroit d'Ormuz, qui doivent être respectés par toutes les parties », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.
Il a ajouté que le chef de l'ONU continuait « d'appuyer pleinement les efforts diplomatiques visant à trouver une issue pacifique au conflit actuel au Moyen-Orient ». « Il espère également que cette mesure, conjuguée au cessez-le-feu, contribuera à instaurer la confiance entre les parties et à renforcer le dialogue en cours, facilité par le Pakistan », a-t-il dit.