Armée de l'Air et de l'Espace

06/18/2026 | News release | Archived content

Sommet du G7 : l’armée de l’Air et de l’Espace au rendez-vous de la protection de l’espace aérien

Sommet du G7 : l'armée de l'Air et de l'Espace au rendez-vous de la protection de l'espace aérien

Direction : Air / Publié le : 18 juin 2026

Du 15 au 17 juin 2026, Évian-les Bains a accueilli le sommet du G7, réunissant les dirigeants des principales puissances économiques mondiales. Pour garantir le bon déroulement de cet événement international majeur, l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE) a déployé un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) sous la conduite du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

Crotale NG déployé dans le cadre du DPSA du G7 d'Évian-les-Bains.
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Alors que les délégations quittaient progressivement les rives du lac Léman à l'issue du sommet du G7, une autre manœuvre touchait également à sa fin : celle menée dans et par les airs par les Aviateurs de l'AAE pour garantir la sécurité de l'événement. Durant trois jours, le CDAOA a conduit un dispositif particulier de sûreté aérienne destiné à protéger l'espace aérien autour du sommet. Une mission discrète pour le grand public, mais essentielle à la réussite de l'un des rendez-vous diplomatiques les plus importants de l'année. « Protéger la France et les Français dans et par les airs est une mission permanente de l'armée de l'Air et de l'Espace, rappelle le général de corps aérien Marc Le Bouil, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes. Le G7 constitue une illustration concrète de cet engagement quotidien au service de la Nation. »

Plusieurs mois de préparation

Si le dispositif a été visible pendant quelques jours seulement, sa préparation, elle, a débuté bien en amont. À la demande du Premier ministre, l'AAE a travaillé durant plusieurs mois à la conception d'un dispositif adapté aux enjeux de cet événement international. Sous la conduite du CDAOA, les travaux de planification ont associé de nombreux acteurs : autorités civiles, forces de sécurité intérieure, services de l'État et partenaires étrangers notamment suisses, impliqués dans la sécurisation du sommet. L'objectif était de garantir un haut niveau de sûreté aérienne tout en maintenant les autres missions conduites quotidiennement par l'AAE sur le territoire national et sur les théâtres d'opérations extérieures. Cette préparation s'inscrit dans la continuité d'un savoir-faire éprouvé lors des grands événements accueillis par la France. Les enseignements tirés des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ou encore lors de la visite du souverain pontife à Monaco en mars dernier ont notamment constitué un retour d'expérience précieux pour préparer le sommet d'Évian.

Une défense aérienne multicouches pilotée par une chaîne de commandement intégrée

La protection du sommet reposait sur une architecture de défense aérienne multicouches combinant capacités de sûreté aérienne, défense sol-air et lutte antidrones, afin de répondre à l'ensemble du spectre des menaces aériennes, de la haute altitude jusqu'à la très basse couche.

Dans le ciel, les Rafale engagés constituaient la capacité d'intervention à plus longue portée, en mesure d'identifier, de contrôler ou d'intercepter des aéronefs rapides évoluant à distance de la zone du sommet. Plus près d'Évian, les hélicoptères Fennec assuraient une surveillance permanente et une capacité d'intervention adaptée à des aéronefs plus lents ou évoluant à basse altitude. Les PC-21 complétaient ce dispositif en participant aux missions de sûreté aérienne et en renforçant la couverture de l'espace aérien autour du sommet.

« Le G7 constitue une illustration concrète de cet engagement quotidien au service de la Nation. »
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« Le G7 constitue une illustration concrète de cet engagement quotidien au service de la Nation. »

Au sol, un système de défense sol-air Crotale contribuait à la protection rapprochée du site. Cette architecture était complétée par des capacités de lutte antidrones, devenues indispensables face à l'évolution des menaces de très basse couche. De l'interception d'un aéronef rapide à la neutralisation d'un drone, ce continuum permettait d'assurer une couverture cohérente de l'espace aérien autour du sommet.

L'efficacité de cet ensemble reposait avant tout sur une chaîne de commandement et de conduite (C2) robuste. Depuis le Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (CAPCODA) implanté sur la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun, les Aviateurs assuraient en permanence le suivi de la situation aérienne, la coordination des moyens engagés et la diffusion des décisions opérationnelles. Véritable centre névralgique de la défense aérienne française, le CAPCODA garantissait une vision globale de la situation et la cohérence de l'action menée, permettant la synchronisation en temps réel de l'ensemble des acteurs engagés dans le dispositif.

« Protéger la France et les Français dans et par les airs est une mission permanente de l'armée de l'Air et de l'Espace »

Général de corps aérien Marc Le Bouil

  • Commandant la défense aérienne et les opérations aériennes

À Évian, cette conduite des opérations se prolongeait au sein du Centre opérationnel de lutte antidrones (COLAD), véritable point de convergence du dispositif. Aviateurs, gendarmes, policiers, représentants des services de l'État et officiers de liaison suisses y partageaient en temps réel leurs informations et leurs analyses, notamment sur la menace drone. Cette proximité favorisait une appréciation commune de la situation et permettait de coordonner rapidement les actions de chacun. La présence des représentants suisses répondait à un enjeu opérationnel particulier : la proximité immédiate de la frontière et l'engagement de moyens helvétiques en appui de la sécurisation du sommet. Leur intégration au COLAD permettait d'assurer un partage permanent de la situation aérienne et la cohérence des actions conduites de part et d'autre de la frontière.

Placée sous le contrôle de la Haute Autorité de défense aérienne (HADA), cette organisation assurait un continuum de défense aérienne de la haute altitude à la très basse couche. Grâce à cette architecture intégrée, chaque acteur disposait de la même compréhension de la situation et pouvait agir rapidement, au bon niveau et au bon moment.

La conduite des opérations se prolongeait au sein du Centre opérationnel de lutte antidrones.
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La conduite des opérations se prolongeait au sein du Centre opérationnel de lutte antidrones.

Une mission permanente face à des menaces en évolution

Si le G7 représente un événement exceptionnel par son rayonnement international, la mission confiée à l'AAE ne l'est pas. Chaque jour, des Aviateurs surveillent l'espace aérien national dans le cadre de la posture permanente de sûreté aérienne (PPS-A). Le DPSA mis en œuvre à Évian constituait ainsi un renforcement temporaire de cette mission afin de répondre aux exigences particulières liées au sommet.

Le sommet d'Évian s'est également déroulé dans un contexte marqué par l'évolution rapide des menaces aériennes, notamment liées à l'usage croissant des drones. Face à ces défis, l'AAE adapte continuellement ses capacités et ses procédures en s'appuyant sur les enseignements tirés des conflits récents et des précédents dispositifs de sécurisation. Le DPSA du G7 illustre la pertinence d'un modèle de défense aérienne intégré, capable de protéger les événements les plus sensibles tout en assurant simultanément les missions permanentes de protection du territoire national. « Notre responsabilité est d'anticiper toutes les situations susceptibles d'affecter l'espace aérien, souligne le général de brigade aérienne Gilles Juventin, conseiller Air sur le DPSA et commandant la Brigade aérienne de la posture permanente de sûreté (BAPPS) du CDAOA. Notre force repose sur la combinaison entre les technologies, l'expertise opérationnelle et le savoir-faire des Aviateurs. »

Armée de l'Air et de l'Espace published this content on June 18, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on June 24, 2026 at 13:31 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]