FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations

05/08/2026 | Press release | Archived content

L’indice FAO des prix des produits alimentaires affiche sa troisième hausse mensuelle consécutive sur fond d’augmentation des prix des huiles végétales

Rome - L'indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires a enregistré en avril son troisième mois consécutif de hausse dans un contexte de coûts élevés de l'énergie et de perturbations causées par le conflit au Proche-Orient, selon les dernières informations communiquées par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice FAO des prix des produits alimentaires, qui suit l'évolution mensuelle des prix internationaux d'un panier de produits alimentaires échangés dans le monde, s'est établi en moyenne à 130,7 points en avril, soit une hausse de 1,6 pour cent par rapport à sa valeur révisée de mars et de 2,0 pour cent par rapport à son niveau enregistré un an auparavant.

L'indice FAO des prix des céréales a progressé de 0,8 pour cent par rapport à mars et de 0,4 pour cent par rapport à il y a un an, sous l'effet de la hausse des prix des principales céréales, à l'exception de ceux du sorgho et de l'orge. Les prix mondiaux du blé ont augmenté de 0,8 pour cent, car la sécheresse dans certaines parties des États-Unis d'Amérique et une plus grande probabilité que les précipitations soient inférieures à la moyenne en Australie suscitent des inquiétudes. Cette augmentation a été a été accentuée par le fait que l'on s'attende à une à diminution des semis de blé en 2026, car les agriculteurs se sont tournés vers des cultures moins gourmandes en engrais, dont les prix sont actuellement hauts en raison des coûts élevés de l'énergie et des perturbations dues à la fermeture effective du détroit d'Ormuz.

«Malgré les perturbations liées à la crise dans le détroit d'Ormuz, les systèmes agroalimentaires mondiaux continuent de faire preuve de résilience. Les prix des céréales n'ont augmenté que modérément jusqu'à présent, car les stocks étaient relativement abondants et les disponibilités issues des campagnes précédentes étaient adéquates. Les prix des huiles végétales affichent toutefois une hausse plus marquée, principalement en raison de la hausse des prix du pétrole, qui fait croître la demande de biocarburants et exerce une pression supplémentaire sur les marchés des huiles végétales», a déclaré M. Máximo Torero, Économiste en chef de la FAO.

Les prix mondiaux du maïs ont gagné de 0,7 pour cent, sous l'effet d'une contraction saisonnière de l'offre et de préoccupations quant aux conditions météorologiques au Brésil, ainsi que du temps sec, qui a des incidences sur les semis dans certaines parties des États-Unis d'Amérique. La demande soutenue d'éthanol dans un contexte de prix élevés du pétrole brut et de préoccupations quant à l'abordabilité des engrais a également tiré les prix vers le haut. En revanche, les prix mondiaux du sorgho ont reculé de 4,0 pour cent, essentiellement du fait de la baisse de la demande mondiale à l'importation et de l'amélioration des perspectives en matière d'offre dans les principaux pays producteurs et exportateurs.

L'indice FAO des prix de tous les types des riz a progressé de 1,9 pour cent en avril, en raison de la hausse des prix du riz Indica et du riz parfumé, laquelle est due à l'augmentation des coûts de production et de commercialisation dans la plupart des pays exportateurs de riz qui fait suite à la flambée des prix du pétrole brut et de ses produits dérivés.

L'indice FAO des prix des huiles végétales a grimpé de 5,9 pour cent par rapport à mars et a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis juillet 2022. Cette hausse est due à l'affermissement des prix des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. Les prix internationaux de l'huile de palme ont augmenté pour le cinquième mois consécutif en avril, en grande partie parce que l'on s'attend à une hausse de la demande de la part du secteur des biocarburants, qui bénéficie de mesures d'incitation mises en place dans plusieurs pays producteurs et de la hausse des prix du pétrole brut. Des craintes quant à une baisse saisonnière de la production en Asie du Sud-Est dans les mois à venir ont également exercé une pression haussière.

L'indice FAO des prix de la viande a atteint un nouveau record en avril. Il affiche une hausse de 1,2 pour cent par rapport à mars et de 6,4 pour cent en glissement annuel. Les prix de la viande bovine ont atteint un nouveau plus haut, du fait de la hausse des cours à l'exportation au Brésil, dans un contexte d'offre limitée de bovins prêts à l'abattage, car les troupeaux sont en cours de reconstitution. Les prix de la viande porcine ont eux aussi augmenté, sous l'effet d'un affermissement des cours dans l'Union européenne, sur fond de croissance de la demande saisonnière, mais cette augmentation a toutefois été partiellement compensée par une baisse des prix au Brésil due à l'abondance de l'offre.

En revanche, l'indice FAO des prix des produits laitiers a cédé 1,1 pour cent par rapport à mars, principalement sous l'effet d'une baisse des cours internationaux du beurre et du fromage dans un contexte d'offre de lait abondante dans l'Union européenne et de production de fin de campagne plus importante que prévu en Océanie.

L'indice FAO des prix du sucre a également reculé, puisqu'il a perdu 4,7 pour cent par rapport à mars et affiche 21,2 pour cent de moins qu'un an plus tôt. Cette baisse est due en grande partie au fait que l'on prévoie une offre mondiale abondante pendant la campagne actuelle, ce qu'a confirmé l'amélioration des perspectives dans les principaux pays producteurs d'Asie, notamment la Chine et la Thaïlande. Le début de la nouvelle récolte au Brésil, le premier producteur de sucre du monde, a contribué à la pression à la baisse sur les prix du sucre.

Les marchés des céréales restent bien approvisionnés, mais des incertitudes planent

Vendredi, la FAO a en outre relevé ses prévisions de production pour 2025 en ce qui concerne la plupart des principales céréales, consolidant ainsi les indications laissant présager une situation globalement favorable en matière d'offre en 2025-2026. La production mondiale de céréales est à présent estimée à 3 040 millions de tonnes, soit une augmentation de 6,0 pour cent par rapport à l'année précédente.

Pour les récoltes de 2026, les dernières prévisions de la FAO concernant la production mondiale de blé ont été légèrement abaissées ce mois-ci et s'établissent à présent à 817 millions de tonnes. Ce volume représente une baisse d'environ 2 pour cent par rapport à l'année précédente, mais la production devrait tout de même rester supérieure à la moyenne des cinq dernières années. Les perspectives restent incertaines dans le contexte de la fermeture effective du détroit d'Ormuz, qui a entraîné une augmentation des coûts des intrants - en particulier de l'énergie et des engrais - ainsi qu'un relatif assouplissement des prix du blé.

On trouvera des informations complémentaires ici.

Dernières nouvelles provenant du Système d'information sur les marchés agricoles

Le Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS), hébergé par la FAO, a également publié vendredi son bulletin mensuel de suivi des marchés. Outre les informations actualisées communiquées habituellement, le rapport signale que les marchés mondiaux ont encore subi des pressions en avril, car la fermeture effective du détroit d'Ormuz a continué de perturber l'approvisionnement en engrais, ce qui a fait grimper les prix de l'urée et du phosphate, a eu un effet négatif sur l'abordabilité des engrais et a fait croître les risques qui pèsent sur la production agricole future.

FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations published this content on May 08, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on May 12, 2026 at 07:56 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]