04/01/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/01/2026 05:45
Abidjan, le 31 mars 2026- Au lendemain de la signature d'un accord de coopération stratégique énergétique avec l'Algérie, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a fait une immersion, le 31 mars 2026, à l'Institut Algérien du Pétrole (IAP) situé à Boumerdès, pour s'imprégner des fondements du succès d'un établissement dont la réputation en Afrique et bien au-delà, continue de se forger.
Pour le ministre, « sans compétences locales, pas de transformation durable », d'où cette visite à l'IAP qui, depuis six décennies, œuvre à la formation du capital humain qui a permis à l'Algérie de bâtir une industrie énergétique intégrée et souveraine : « Au terme de cette visite, on comprend mieux comment ce pays a pu atteindre des résultats aussi encourageants. Et surtout, comment ils ont pu maintenir ce niveau. C'est une fierté de voir émerger, sur le continent, des institutions capables de porter une expertise de rang mondial au point d'impacter la structure de toute une économie ».
Avec la montée en puissance attendue de ses ressources, notamment gazières et pétrolières, la Côte d'Ivoire s'apprête à changer d'échelle, a relevé le ministre.
« C'est une vision que porte au plus haut niveau le Président Alassane Ouattara qui insiste sur l'impérieuse nécessité de développer une filière extractive intégrée, qui génère de la richesse localement au-delà la seule activité d'extraction. Et ce pari, la Côte d'Ivoire doit le gagner », a indiqué Mamadou Sangafowa-Coulibaly.
Pour la Côte d'Ivoire, l'enjeu est d'anticiper une demande massive en ingénieurs, techniciens et experts, vu que la production nationale est appelée à quadrupler dans les trois prochaines années. Pour cela, selon le ministre, le pays entend reproduire, à terme, un modèle intégré associant compagnie nationale et institut de formation.
« Notre pays, la Côte d'Ivoire est déjà en partenariat avec cette école. Et la visite nous fait renforcer l'idée de continuer cette collaboration et l'élargir. Parce que notre pays, dont l'industrie pétrolière en est pleine émergence, est venu à la bonne place pour tirer davantage de l'expérience de ce pays frère d'Algérie. Dans cette perspective, l'idée d'une "corporate university", à l'image de du lien Sonatrach-IAP, adossée à PETROCI pourrait prendre corps ».
Selon le directeur de l'Institut, Mohamed Khodja, « 75 % de ses formateurs sont des experts-métiers de Sonatrach, y compris des retraités » : « Cela permet de capitaliser sur des décennies d'expérience. Tous les postes (ingénieurs, techniciens, employés, et autres) dans le groupe Sonatrach sont aujourd'hui occupés par des Algériens ».
Créé en 1965, deux ans après Sonatrach, l'IAP fonctionne comme une véritable "fabrique industrielle de compétences" qui a porté le développement de la holding Sonatrach avec ses 149 filiales et plus de 66 000 employés.