United Nations Security Council

01/02/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/02/2026 15:49

Conseil de sécurité: l’état de droit international et la question palestinienne au cœur de la présidence somalienne pour le mois de janvier

Le Représentant permanent de la Somalie, M. Abukar Dahir Osman, a indiqué cet après-midi, lors d'une conférence de presse au Siège de l'ONU à New York, que la promotion de l'état de droit international et la question palestinienne seront au cœur de la présidence somalienne du Conseil de sécurité pour le mois de janvier. À cette occasion, M. Osman a condamné la récente décision d'Israël de reconnaître le « Somaliland », en estimant qu'elle visait à « distraire » l'attention de la communauté internationale des atrocités commises dans les territoires palestiniens occupés.

Devant la presse, l'Ambassadeur a tout d'abord dit la fierté de la Somalie de revenir au Conseil 54 ans après son dernier mandat en 1971-1972. C'est un honneur, a dit M. Osman, y voyant le symbole de l'engagement de la Somalie en faveur du multilatéralisme et du règlement pacifique des différends. La Somalie entend être une « voix de la raison » au Conseil, a-t-il affirmé. Il a précisé que sa présidence aura pour maîtres-mots l'efficacité, l'inclusion, la transparence et la recherche du consensus, avec « une attention particulière aux méthodes de travail du Conseil qui sont aussi importantes que les décisions qu'il prend ».

L'événement phare de la présidence somalienne sera le débat public du 26 janvier intitulé « Réaffirmer l'état de droit international: voies pour revitaliser la paix, la justice et le multilatéralisme ». Le quatre-vingtième anniversaire de l'ONU est un moment opportun pour réfléchir à cette question, a-t-il dit, ajoutant que le Président somalien, M. Hassan Sheikh Mohamud, devrait présider la réunion.

La Somalie prévoit par ailleurs de tenir, le 28 janvier, un débat public sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne. Il devrait également être présidé par M. Mohamud, signe de la volonté de la Somalie d'élever la question palestinienne « au plus haut niveau », selon le Représentant.

Parmi les autres questions relatives au Moyen-Orient, la situation au Yémen sera au menu du Conseil le 14. Il est essentiel d'éviter toute escalade dans ce pays, a souligné l'Ambassadeur. La question des armes chimiques en Syrie et la situation politique et humanitaire dans ce pays seront l'objet des réunions du 8 et du 22, respectivement. Le Conseil discutera par ailleurs d'Haïti, le 21, et de la Colombie, le 23. Une séance sur les activités de la Cour pénale internationale (CPI) liées au Darfour est prévue le 19.

Revenant sur la décision précitée d'Israël, M. Osman a convenu que le renversement du régime militaire en Somalie a été émaillé d'atrocités. Il a toutefois réfuté l'emploi du terme « génocide » à cet égard. « Parler de génocide comme l'a fait Israël a été un choc, surtout lorsque l'on sait le génocide commis par ce pays dans les territoires palestiniens occupés. » Il a dit voir dans cette décision d'Israël une « diversion » et s'est félicité que tous les membres du Conseil aient défendu l'intégrité territoriale de la Somalie lors d'une réunion publique du Conseil la semaine dernière.

Il a indiqué que des représentants de la région du nord-ouest -terme qu'il convient d'utiliser, selon lui, au lieu de « Somaliland »- siègent au sein du Gouvernement fédéral et du Parlement fédéral de la Somalie. Le dialogue prévaut en ce qui concerne les velléités sécessionnistes de quelques groupes, a assuré l'Ambassadeur. « Nous ne formons qu'un seul peuple en Somalie, doté d'une même culture, d'une même langue et d'une même religion », a-t-il tranché, dénonçant ces « desseins de l'étranger » destinés à diviser le pays.

M. Osman a jugé que le réel but d'Israël est de « déporter » des Gazaouites vers des pays qui voudraient bien les accueillir. « Ce n'est pas un secret », a-t-il dit, affirmant que la Somalie n'acceptera jamais de recevoir des Palestiniens déplacés par la force. Il est ensuite revenu sur les récents propos du Président Trump visant notamment les Américains d'origine somalienne. Ces derniers ont le sens des affaires et réussissent, comme l'a récemment rappelé le Gouverneur du Minnesota, a-t-il relevé, en notant que l'État du Maine compte une maire d'origine somalienne.

Le représentant a néanmoins soutenu que la politique des États-Unis vis-à-vis de la Somalie « n'a pas changé » et que Washington soutient la souveraineté de son pays. « Notre relation n'est en rien altérée », a-t-il assuré, en faisant observer que les États-Unis aident la Somalie dans sa lutte contre les Chabab en lui fournissant armes et renseignements. « Nous avons par ailleurs une très bonne relation de travail avec la mission des États-Unis auprès des Nations Unies », a-t-il conclu.

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