02/12/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/13/2026 13:43
On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd'hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. James Kariuki (Royaume-Uni):
Les membres du Conseil de sécurité ont salué l'accord global passé entre le Gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes, notamment le cessez-le-feu permanent et les dispositions relatives à l'intégration civile, économique, administrative et militaire du nord-est de la Syrie, et se sont félicités que l'application de l'accord ait déjà commencé. Ils ont souligné qu'il fallait que les parties respectent l'accord qu'elles avaient conclu afin de minimiser les souffrances des civils, de soutenir les efforts de lutte contre le terrorisme, auxquels les Forces démocratiques syriennes avaient participé lors du combat contre l'EIIL (Daech) dans le nord-est de la Syrie, d'assurer la protection des civils et un accès humanitaire sans entrave et de poursuivre le relèvement postconflit de la Syrie. Ils ont réaffirmé qu'il incombait au premier chef au Gouvernement syrien de protéger tous les citoyens, y compris les Kurdes syriens. À cet égard, ils ont accueilli avec intérêt la promulgation par le Président Ahmed Al-Charaa du décret no 13 visant à garantir les droits des Kurdes syriens et encouragé la poursuite des progrès en ce qui concerne l'intégration des représentants kurdes au Gouvernement syrien et le retour dans leurs régions d'origine des Kurdes déplacés.
Les membres du Conseil ont accueilli avec satisfaction les engagements pris récemment par le Gouvernement syrien et les mesures qu'il prenait pour lutter contre l'EIIL (Daech) et ils ont mis l'accent sur les obligations qui incombent à la Syrie en vertu des résolutions du Conseil relatives à la lutte contre le terrorisme, en particulier les résolutions 1267 (1999), 1989 (2011), 2178 (2014), 2253 (2015), 2396 (2017) et 2799 (2025), et de ses résolutions relatives à la situation en Syrie. Ils ont également exprimé leur gratitude pour les sacrifices énormes faits durant la lutte contre l'EIIL (Daech) dans le nord-est de la Syrie. Ils ont demandé à toutes les parties d'éviter tout vide sécuritaire dans les centres de détention des combattants de l'EIIL (Daech) situés dans le nord-est de la Syrie et alentour.
Les membres du Conseil ont également salué le rôle essentiel joué par d'autres partenaires, notamment le Gouvernement iraquien et le Gouvernement de la Région du Kurdistan, dans la lutte contre la menace que constitue l'EIIL (Daech). Ils ont salué l'initiative prise par le Gouvernement iraquien et la coopération internationale engagée pour détenir temporairement les terroristes de l'EIIL (Daech) dans des installations contrôlées par l'Iraq et ils ont exhorté les États Membres à se coordonner avec les Gouvernements iraquien et syrien en ce qui concerne les détenus qui sont des nationaux de pays tiers.
Ils ont exprimé leur profonde préoccupation face aux informations selon lesquelles des combattants de l'EIIL (Daech) se seraient échappés de lieux de détention, ils ont accueilli avec satisfaction les mesures que le Gouvernement syrien avait prises rapidement pour rétablir l'ordre, appréhender de nouveau les détenus et assumer la responsabilité de ces lieux de détention, ils ont salué les efforts faits par les entités des Nations Unies pour se rendre dans les camps de personnes déplacées dans la région et recommencer à apporter une aide humanitaire, ils se sont félicités que le Gouvernement syrien facilite la fourniture de l'aide humanitaire assurée par les entités des Nations Unies dans la région et ils ont encouragé l'élaboration de plans de transition sûrs pour la gestion des lieux de détention et des camps de personnes déplacées où se trouvent des personnes associées à l'EIIL (Daech), ainsi qu'une coordination internationale étroite qui permette d'atténuer les risques terroristes.
Les membres du Conseil ont souligné qu'il importait de lutter contre toutes les formes de terrorisme, y compris les combattants terroristes étrangers, et contre tous les personnes, groupes, entreprises et entités visés par le régime de sanctions contre l'EIIL (Daech) et Al-Qaida en Syrie, en faisant observer que la menace pouvait toucher toutes les régions et tous les États Membres.
Le Conseil a réaffirmé son ferme attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la République arabe syrienne, et demandé à tous les États de respecter ces principes et de s'abstenir de toute action ou ingérence pouvant déstabiliser davantage le pays.
Les membres du Conseil ont souligné l'importance du soutien international apporté au Gouvernement syrien tout au long de la transition, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, et encouragé les États Membres à renforcer leur coordination avec le Gouvernement syrien à cet égard.