07/30/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/30/2026 13:11
Abidjan, le 30 juillet 2026- Les directeurs de Services informatiques et de Communication issus des institutions de la République telles que la Grande Chancellerie, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), la Cour des comptes, l'Assemblée nationale, et des ministères, entre autres, Agriculture, Affaires étrangères, Défense, Enseignement supérieur, etc., ont été outillés aux techniques de sécurisation des sites Web institutionnels, le jeudi 30 juillet 2026 à Abidjan-Plateau.
Ce, à l'initiative du Centre d'Information et de Communication gouvernementale (CICG), à travers son Club Métier dédié au Réseau des Services gouvernementaux de Communication (RSGCom).
Le duo de formateurs du jour, en l'occurrence le conseiller technique de la directrice du CICG, Fabrice Aka M'Vouti et l'ingénieur informatique à la Société nationale de Développement informatique (SNDI), Abdoul Karim Coulibaly, a entretenu leurs invités sur des modules portant sur la transformation numérique de l'administration, le site Web institutionnel du Gouvernement, les risques liés aux sites et comptes institutionnels et les bonnes pratiques.
Des technologies utilisées aux attaques en passant par les composantes d'un site institutionnel (structure, contenus et identité visuelle), la charte graphique gouvernementale qui encadre l'identité visuelle, Fabrice Aka M'Vouti et Abdoul Karim Coulibaly ont insisté sur la nécessité d'harmoniser l'identité visuelle et nominative des sites Web publics, gage de renforcement de la reconnaissance et de la confiance du citoyen.
« Pour être crédibles, les sites publics doivent parler d'une seule voie. Un site institutionnel bien structuré, à la charte respectée et à l'adresse reconnaissable est déjà une protection en soi », ont insisté les deux formateurs.
Quelques risques liés aux sites institutionnels ont été également partagés : Le phishing (hameçonnage), l'injection SQL, le XSS et l'usurpation de compte, le DDoS, la défiguration et les fausses pages institutionnelles.
En termes de conseils d'usage, ils ont exhorté à toujours avoir le réflexe de vérifier l'adresse exacte avant de faire confiance à un site Web, alerter immédiatement le CICG ou les services informatiques de la SNDI et / ou de l'Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI) si le site de l'institution ou du ministère est piraté ou qu'un faux compte apparaît en son nom, faire constamment des sauvegardes et mises à jour des données et renforcer la sensibilisation de tous ceux qui ont en charge la gestion du site pour qu'ils évitent les mauvaises manipulations, ne pas réutiliser le même mot de passe sur plusieurs comptes, etc.
Concernant la continuité et la gestion des actifs numériques, les formateurs ont dit qu'un site ne doit jamais dépendre d'une seule personne : « Faire un inventaire des accès (domaine, hébergeur, réseaux sociaux), ne jamais lier un compte institutionnel à un email personnel, mener une procédure de transfert lors d'un changement d'agent responsable et créer un registre des mots de passe et accès, partagé et sécurisé ».
Pour l'hébergement et la certification des sites officiels, les gestionnaires ont été appelés à effectuer un hébergement fiable, à avoir un certificat valide SSL/HTTPS, faire un suivi et un renouvellement de la date d'expiration du certificat et du nom de domaine pour éviter toute interruption.
Pour Fabrice Aka M'Vouti, le processus d'harmonisation des sites officiels est une conduite de changement au bénéfice du citoyen en termes de communication et pour les gestionnaires, en termes de sécurité du site.
Il a indiqué que le template développé par le CICG, avec l'appui technique de la SNDI, constitue le modèle de référence pour les sites web institutionnels. Disponible en six langues, il offre une porte d'entrée harmonisée vers les services et les informations publics. « Le template est un modèle unifié, adaptable aux spécificités de chaque institution, tout en garantissant le respect d'un cadre graphique, technique et éditorial commun », a-t-il expliqué.