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WHO - World Health Organization

07/02/2026 | Press release | Archived content

Allocution liminaire du Directeur général de l’OMS lors du point de presse du 2 juillet 2026

Bonjour à toutes les personnes présentes aujourd'hui, et bonjour ou bonsoir à toutes celles qui nous rejoignent en ligne.

Aujourd'hui, la dernière personne ayant été en contact avec une personne exposée au hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius a terminé sa période de quarantaine, a été testée négative et est rentrée chez elle

Aucun autre cas n'a été signalé depuis le 25 mai.

Nous sommes donc très heureux d'annoncer que l'OMS considère que la flambée de hantavirus a pris fin.

Au total, 13 cas ont été associés à cet épisode, dont trois morts.

Plus de 650 cas contacts ont été identifiés et suivis par les autorités sanitaires dans 33 pays et territoires.

Même si l'épidémie est terminée, l'OMS continuera à travailler avec les gouvernements et ses partenaires pour mieux comprendre cette flambée et le hantavirus de façon plus générale.

Nous coordonnons également une étude à laquelle participent 21 pays afin de comprendre comment la maladie évolue, ce qui contribuera à la mise au point de produits de diagnostic, de traitements et de vaccins pour les flambées épidémiques à venir.

Une fois encore, je tiens à remercier tous les pays qui ont appuyé cette riposte, conformément au Règlement sanitaire international :

l'Afrique du Sud, l'Argentine, Cabo Verde, le Chili, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et surtout l'Espagne - muchas gracias - qui a fait preuve d'une incroyable solidarité en facilitant le débarquement et le rapatriement en toute sécurité des passagères, passagers et membres d'équipage à Tenerife.

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Dans le même temps, en République démocratique du Congo, l'épidémie de maladie d'Ebola continue de s'étendre, avec une moyenne de 38 nouveaux cas confirmés chaque jour depuis deux semaines.

À ce jour, 1406 cas ont été confirmés et 438 personnes sont décédées.

Sous la direction du gouvernement, nous continuons à renforcer la riposte.

La capacité de test a augmenté et atteint désormais 10 laboratoires, installés plus près des communautés.

La recherche des contacts s'est améliorée : quatre contacts sur cinq sont désormais suivis, même s'il faut encore identifier beaucoup plus de contacts pour chaque cas.

Et la capacité de traitement s'est accrue, avec environ 650 lits disponibles dans 22 centres de santé - même si environ 96 % des lits sont actuellement occupés, et nous prévoyons d'ajouter 300 lits supplémentaires.

Plus tôt dans la journée, l'essai clinique portant sur deux traitements a débuté avec l'inscription du premier patient.

L'essai PARTNERS évaluera l'anticorps monoclonal MBP134 et l'antiviral remdésivir, individuellement et en association.

L'étude est coordonnée par l'Institut national de recherche biomédicale de la RDC, soutenue par une coalition de partenaires, dont l'OMS, et menée en étroite coopération avec les communautés concernées.

Les patients et patientes inscrits bénéficieront de soins de soutien complets et d'un suivi étroit.

Nous nous efforçons également de leur garantir l'accès à ces deux médicaments s'ils s'avèrent sûrs et efficaces lors de l'essai.

Aujourd'hui également, l'OMS a accordé une autorisation d'utilisation d'urgence au premier test de diagnostic moléculaire du virus Bundibugyo.

Malgré toutes ces avancées, nous continuons à faire face à des défis de taille, notamment la méfiance et la violence.

Cette semaine encore, un centre de traitement a été attaqué dans la province de l'Ituri, causant la mort de deux personnes. Le centre a été incendié et les patients et patientes ont fui.

De tels actes non seulement mettent en danger les patients et patientes, et les personnels de santé, mais entravent aussi les efforts visant à arrêter la transmission et à sauver des vies.

La complexité de l'épidémie nécessite une coordination étroite à l'échelle du système des Nations Unies.

La semaine dernière, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, Tom Fletcher, et moi avons signé une lettre conjointe approuvant la nomination de Julien Harneis en tant que Coordonnateur principal de la lutte contre la maladie d'Ebola.

En étroite collaboration avec l'OMS, les autorités nationales et les partenaires, M. Harneis s'emploiera à renforcer la coordination de l'ensemble de la riposte, relever les défis opérationnels et faire en sorte que l'aide parvienne le plus rapidement possible aux personnes qui en ont besoin.

En Ouganda, aucun nouveau cas de maladie d'Ebola n'a été signalé depuis le 21 juin.

Cependant, mardi de cette semaine, l'Ouganda a informé l'OMS d'un cas confirmé de maladie à virus Marburg dans le district de Kyegegwa, dans l'ouest du pays.

Ce cas a été identifié grâce à une surveillance renforcée de la maladie d'Ebola.

Les autorités sanitaires ont informé l'OMS qu'elles surveillaient tous les sujets contacts identifiés, mais jusqu'à présent, aucun n'a présenté de symptômes.

L'OMS soutient les enquêtes visant à déterminer la source de l'exposition, à évaluer les risques pour la santé publique et à appuyer la mobilisation des communautés.

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Les épidémies de hantavirus, de maladie d'Ebola et de maladie à virus Marbourg montrent pourquoi il n'y a pas d'autre solution que la coopération internationale face aux menaces internationales. Aucun pays ne peut lutter seul.

La semaine prochaine, les États Membres de l'OMS se réuniront à nouveau pour poursuivre les négociations sur le système d'accès aux agents pathogènes et de partage des avantages découlant de leur utilisation dans le cadre de l'Accord de l'OMS sur les pandémies.

Des divergences subsistent, mais une chose est claire : les pays restent déterminés à trouver un terrain d'entente et un consensus.

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Venons-en maintenant au Venezuela.

Le tremblement de terre de la semaine dernière a fait plus de 2300 morts, plus de 5000 blessés et près de 16 000 sans-abris.

Alors que les opérations de recherche et de sauvetage laissent place aux opérations de relèvement, le nombre total de morts devrait augmenter considérablement.

L'OMS coordonne le travail des équipes médicales d'urgence internationales, qui sont sur le terrain pour soigner les blessés et aider le système national de santé à fournir des soins courants à celles et ceux qui en ont besoin.

Nous avons également décaissé 1,5 million de dollars des États-Unis du Fonds de réserve pour les situations d'urgence.

Et nous avons envoyé plus de six tonnes de fournitures médicales d'urgence, et 28 tonnes supplémentaires seront expédiées dans les prochains jours.

Le séisme vient s'ajouter à une crise humanitaire déjà grave, mettant à rude épreuve un système de santé qui peinait déjà à répondre aux besoins de la population.

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Les épidémies et les tremblements de terre font la une des journaux, mais une menace invisible est présente dans le monde entier qui tue des millions de personnes chaque année, et à laquelle on n'accorde que peu d'attention : la pollution de l'air.

Avant 2020, la pollution atmosphérique ne cessait de reculer à l'échelle mondiale.

Or, selon de nouvelles données publiées cette semaine par l'OMS, les niveaux de particules fines PM2,5 évoluent peu depuis 2020.

Aujourd'hui, 6,5 milliards de personnes sont toujours exposées à une pollution de l'air supérieure à 35 microgrammes par mètre cube, qui correspondent aux cibles provisoires fixées par l'OMS.

L'exposition à un air pollué est 13 fois supérieur dans les pays à revenu faible ou intermédiaire que dans les pays à revenu élevé.

La pollution de l'air est liée à des maladies telles que les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer du poumon, et elle est associée à 6,7 millions de décès prématurés chaque année.

Alors que l'Asie affiche les progrès les plus importants en matière de réduction de la pollution, l'Afrique subsaharienne et l'Afrique du Nord n'ont connu que peu ou pas d'évolution au cours de la dernière décennie.

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Enfin, hier, le Président de la France, Emmanuel Macron, et moi avons publié une tribune commune sur les effets des médias sociaux et d'autres environnements numériques sur la santé des jeunes.

Au cours de l'année écoulée, plusieurs gouvernements, dont ceux de l'Australie, du Canada, de l'Espagne, de la France, de l'Indonésie, de l'Irlande et du Royaume-Uni, ont mis en place des mesures destinées à protéger les enfants contre les préjudices en ligne.

Collectivement, ces mesures témoignent d'un consensus mondial de plus en plus fort selon lequel les environnements numériques nécessitent une gouvernance efficace, une responsabilisation, une conception adaptée à l'âge et des mesures de protection renforcées pour préserver la santé des enfants.

Les environnements numériques ne sont pas neutres. La manière dont ils sont conçus, gérés et monétisés influence de nombreux aspects de notre vie, et notamment notre santé.

Par exemple, l'exposition répétée à des contenus stéréotypés, sexualisés, violents ou discriminatoires façonne la compréhension qu'ont les enfants tant d'eux-mêmes que du monde qui les entoure.

Les enfants peuvent également être amenés à se comparer de manière irréaliste aux autres, ce qui sape leur confiance en eux et leur estime de soi.

Les algorithmes filtrent de plus en plus les informations relatives à la santé dans le but d'attirer l'attention et de susciter des réactions plutôt que de garantir leur exactitude, ce qui favorise la propagation d'affirmations trompeuses.

De plus, certaines caractéristiques, telles que le défilement infini de contenus, la lecture automatique, les contenus personnalisés et les notifications push, augmentent le risque de comportement addictif.

La collecte et l'utilisation de données à caractère personnel, en particulier à des fins de profilage et de marketing ciblé, suscitent des inquiétudes concernant la vie privée, la manipulation et le bien-être.

Face à ces préoccupations, l'OMS renforce la recherche, conseille les pays et promeut des environnements de santé numérique sûrs et équitables.

Il est essentiel d'empêcher l'exposition à des contenus illégaux ou extrêmes et choquants.

Mais le bien-être des enfants ne se limite pas à l'absence de préjudice.

Il passe par des relations stables, des limites bien définies, une activité physique et des occasions de nouer des liens sociaux dans la vie réelle.

Mais surtout, nous devons écouter les jeunes.

Ce ne sont ni des cobayes, ni un marché captif, ni une marchandise.

Ils sont notre avenir. Ensemble, nous pouvons - et devons - façonner des environnements numériques qui protègent et soutiennent leur santé.

Christian, je vous rends la parole.

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