07/24/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/24/2026 07:26
Abidjan, le 24 juillet 2026- Représentant le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, le directeur général des Productions et de la sécurité alimentaire, Pascal Angui, a présidé, le jeudi 23 juillet 2026, à Grand-Bassam, la cérémonie d'ouverture d'un atelier de haut niveau consacré à la problématique du financement du secteur vivrier en Côte d'Ivoire.
Cet atelier de deux jours, organisé avec la collaboration de l'Union européenne (UE), réunit les ministères techniques, les partenaires techniques et financiers notamment l'UE, la Banque mondiale, la Banque africaine de Développement et la FAO, des banques privées, des organisations professionnelles de la chaîne de valeur de la filière vivrière.
Les recommandations qui en découleront permettront de promouvoir des solutions innovantes et durables en faveur du financement du secteur vivrier, maillon essentiel de la sécurité alimentaire et du développement économique du pays.
Pour Pascal Angui, cet atelier est très important dans la mesure où, dans le cadre du développement du secteur agricole en Côte d'Ivoire, le secteur vivrier constitue un secteur stratégique
"Le sous-secteur vivrier est sans nul doute, le garant direct de la sécurité alimentaire des populations, le premier pourvoyeur d'emplois en milieu rural et une réponse pour la réduction de la pauvreté. Cependant, ce sous-secteur fait face à des défis structurels persistants dont celui de financements adaptés à notre contexte et à la spécificité des chaînes de valeur vivrières. Les réflexions au cours de ces deux jours d'atelier doivent donner des pistes de solutions en matière de modèles de financement adaptés aux réalités du monde rural", a-t-il affirmé.
Selon lui, ces mécanismes innovants du financement pourraient donc se traduire par des engagements.
Il a exprimé la gratitude du gouvernement ivoirien à l'UE, représentée pour la circonstance, par Jean Douzo, pour la mobilisation des ressources en faveur du renforcement de la sécurité alimentaire, ainsi que pour l'appui technique constant apporté à la structuration des systèmes alimentaires durables.
Coordonnateur national de la Cellule de Coordination de la Coopération Côte d'Ivoire-Union européenne, Semon Bamba a dit que ce mécanisme en réflexion permettra de soulager les filières vivrières en termes de ressources financières et de pouvoir aussi aider l'État ivoirien à augmenter sa sécurité et son autosuffisance alimentaires.
À l'en croire, les statistiques indiquent que malgré son rôle essentiel, le secteur agricole ne capte que 4,5 % des financements bancaires en Côte d'Ivoire.
Pour rappel, l'UE apporte son appui à l'agriculture ivoirienne, à travers le financement du Programme d'Appui aux Systèmes alimentaires durables (PASAD).