04/10/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/10/2026 16:25
Washington, 10 avril 2026 - Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé une enveloppe de financement de 500 millions de dollars en faveur du Royaume du Maroc, au titre du premier prêt à l'appui des politiques de développement pour l'emploi et la croissance verte. Cet engagement majeur vise à élargir les possibilités d'emploi grâce à de meilleures politiques du marché du travail, à la dynamisation du tissu des petites et moyennes entreprises (PME) et à des investissements catalytiques dans les énergies propres, l'efficacité énergétique et les industries pharmaceutiques tournées vers l'exportation.
Ce financement - le premier d'une série de trois opérations programmées - soutient la Feuille de route pour l'emploi du Maroc dans des domaines où le changement peut véritablement améliorer la vie de la population. L'objectif est de créer davantage de débouchés pour les jeunes et les femmes en développant les programmes d'intervention sur le marché du travail, au bénéfice de plus de 330 000 demandeurs d'emploi d'ici 2029, et en alignant mieux les systèmes d'éducation et de formation professionnelle sur les besoins du secteur privé. L'activité féminine sera également soutenue par l'ajout de plus de 40 000 places dans l'offre de services de garde d'enfants agréés et par la création de 1 200 emplois directs pour les femmes dans ce secteur.
Au-delà des réformes du climat d'investissement, cette opération soutient également des mesures visant à améliorer l'environnement des entreprises, avec un accent particulier sur les PME, ces efforts s'inscrivant dans une démarche plus large de promotion d'une économie plus inclusive et résiliente. Dans le cadre de ce programme, le Maroc s'attache à moderniser les règles d'insolvabilité afin de faciliter le traitement des difficultés financières des entreprises, à renforcer les mécanismes de garantie de crédit en faveur des PME et à simplifier les procédures d'investissement par l'intermédiaire des Centres régionaux d'investissement (CRI).
Alors que le Maroc s'emploie à développer son secteur des énergies renouvelables, ce financement apporte un soutien opportun pour lever les obstacles qui ont jusqu'à présent tenu les investisseurs privés à l'écart. Il vient également appuyer l'essor des services d'efficacité énergétique et le développement de la présence de l'industrie pharmaceutique marocaine sur les marchés internationaux, avec pour objectif d'exportation de multiplier par près de sept d'ici 2029.
Sachant que la création d'emplois, la croissance des entreprises et la transition écologique sont étroitement liées, ce programme, soutenu par le Groupe de la Banque mondiale, est conçu pour répondre à ces enjeux de manière intégrée. Il s'agit notamment de remédier au chômage des jeunes, qui reste élevé, et à la faible participation des femmes au marché du travail, en recul, de lever les contraintes transversales et sectorielles qui maintiennent l'investissement privé en deçà de son potentiel, et de réduire la vulnérabilité du secteur énergétique aux chocs extérieurs tout en renforçant sa compétitivité.
Ancrée dans les réformes déjà engagées au Maroc, cette opération apporte un appui financier et un élan stratégique pour accélérer les progrès. Structurée selon une approche programmatique, elle est conçue pour produire des résultats concrets sur le terrain. À mesure que les réformes s'installeront, les opérations successives approfondiront la transformation du climat d'investissement et élargiront les perspectives de croissance verte et inclusive, jetant ainsi les bases d'un changement durable.
« Ces réformes s'attaquent à l'un des obstacles les plus persistants à la création d'emplois au Maroc : l'émergence trop lente d'entreprises à forte croissance. En améliorant simultanément l'environnement des affaires, en levant les contraintes sectorielles spécifiques et en soutenant l'essor d'entreprises à fort potentiel, cette opération contribue à créer les conditions nécessaires pour que les entreprises puissent se développer, surmonter leurs difficultés financières et attirer des investissements durables », souligne Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte.