04/21/2026 | News release | Distributed by Public on 04/21/2026 11:28
À compter du 1er janvier 2027, une nouvelle personne sera aux commandes au 38e étage du Siège des Nations Unies : après dix ans de service et avoir accompli le maximum autorisé de deux mandats, António Guterres quittera ses fonctions.
Son successeur devra non seulement surmonter de profonds défis politiques et financiers, mais aura également pour mission de faire progresser des réformes essentielles afin de garantir que l'Organisation des Nations Unies soit prête pour l'avenir - et ce, à un moment où l'ONU et le droit international font l'objet d'attaques directes.
Ce mardi et ce mercredi, les deux hommes et les deux femmes en lice pour ce poste participent à des réunions de l'Assemblée générale, au cours desquelles ils exposeront leur vision pour les Nations Unies et répondront aux questions des États Membres ainsi que de représentants de la société civile concernant leur expérience en matière de leadership et leurs qualifications, la réforme de l'ONU et les trois piliers de l'Organisation : la paix et la sécurité, le développement et les droits de l'homme.
Il s'agit de Michelle Bachelet, ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme et ancienne Présidente du Chili ; Rafael Grossi, actuel Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ; Rebeca Grynspan, actuelle Secrétaire générale de l'agence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) ; et Macky Sall, ancien Président du Sénégal.
Ces dialogues sont organisés par la Présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock, qui a déclaré aux journalistes mardi matin - peu avant la première séance - qu'ils marquaient une étape cruciale du processus de sélection ; un processus qui, selon elle, intervient à un moment charnière pour les Nations Unies.
« La sélection du Secrétaire général a des conséquences de grande portée qui résonnent bien au-delà de ce bâtiment », a affirmé Mme Baerbock. « Notre choix déterminera l'orientation de l'unique organisation multilatérale au monde et démontrera si les Nations Unies représentent véritablement les plus de huit milliards de personnes que nous servons à travers le globe - dont la moitié sont des femmes et des filles ».
Elle a décrit la sélection du prochain Secrétaire général non pas simplement comme une décision administrative, mais aussi comme une déclaration d'intention. « Elle enverra un message fort sur ce que représentent les Nations Unies et sur la manière dont l'Organisation entend relever les défis du monde interconnecté d'aujourd'hui ».
« En un mot, c'est l'un des métiers les plus difficiles au monde », a affirmé Mme Baerbock, « mais c'est aussi l'un des plus importants, car le prochain Secrétaire général ne façonnera pas seulement l'avenir de cette institution, mais aussi - dans son rôle de plus ardent défenseur de la Charte des Nations Unies - celui de l'ordre international fondé sur des règles ».
Michelle Bachelet (Chili) - 21 avril, 10h (heure de New York)
Rafael Grossi (Argentine) 21 avril à 15h (heure de New York)
Rebecca Grynspan (Costa Rica) 22 avril à 10h (heure de New York)
Macky Sall (Sénégal) 22 avril à 15h (heure de New York)