08/29/2026 | Press release | Distributed by Public on 08/29/2026 06:01
Excellence Mr Edouard Bizimana, Ministre des affaires etrangères du Burundi, Président du conseil Exécutif .
Excellence Mr Antonio Tete, Ministre des relations extérieures de l'Angola
Excellences Mesdames et Messieurs les ministres
Excellences Mesdames et Messieurs les chefs des communautés économiques régionales.
Mesdames et Messieurs,
D'emblée , j'aimerais adresser nos remerciements au gouvernement et au peuple angolais pour l'accueil chaleureux.
Je salue par ailleurs, l'engagement de l'Angola en faveur de la paix sur notre continent.
Ce 21ème Somment extraordinaire en est la parfaite illustration .
Mesdames et Messieurs,
Cette session se tient dans un environnement de paix et de sécurité fragilisé.
Le terrorisme et l'extrêmisme violent sont en expansion.
Dans plusieurs régions, les crises internes se démarquent par leur complexité.
Parfois avec de hauts risques d'expansion vers les pays voisins.
Les tensions entre les états sont en recrudescence.
En effet, cette évolution suscite en nous une interrogation fondamentale.
Sommes nous en mesure de faire face à ces défis avec les stratégies , les mécanismes et les ressources disponibles.
L'architecture africaine de paix et de sécurité est elle adaptée à ces circonstances ?
Si la réponse est non , alors , il nous faut rapidement avancer sur les réformes.
Premièrement, la prévention et l'alerte rapide doivent être consolidées.
A travers une présence politique au plus haut niveau dès les premiers signes annonciateurs d'une crise.
Deuxièmement , une meilleure articulation et une coordination effective s'impose entre la commission , le CPS, les états membres et les CER.
Troisiemement , une approche holistique et une mutualisation des moyens relèvent du bon sens dans la lutte contre le terrorisme car la seule approche sécuritaire a montré ces limites.
La fermeté face au changement inconstitutionnel de gouvernement doit rester de rigueur mais elle va de pair aussi avec le dialogue.
Enfin, le financement de notre stratégie paix ( faire taire les armes d'ici 2030) ne peut désormais plus dépendre de ressources externes.
Il nous faudra repenser le fonctionnement du fond de paix , relever son plafond et mettre parallèlement le poids sur la Res.2719. du Conseil de sécurité.
Excellences mesdames et messieurs,
Le conseil exécutif et le conseil de paix et de sécurité prennent des décisions importantes.
Cependant, leur mise en œuvre se heurte à des défis indéniables.
D'où la necessité de la mise en place d'une matrice de suivi et d'évaluation .
La redevabilité, les progrès accomplis et les ajustements doivent être les constantes de ce mécanisme.
La commission de l'union africaine assumera sa part de responsabilité.
De même ,il est évident que la volonté politique demeure la clef de voute de nos efforts collectifs.
Elle représente la condition sine qua none de toute efficacité et efficience.
Excellences mesdames et messieurs,
La tache qui nous incombe repose sur une dynamique dont les maitres mots sont la prévention, la coordination, le financement et le suivi évaluation de nos actions de paix.
Nul besoin de répéter que l'environnement de paix et de sécurité sur le continent est impacté durement par les chocs exogènes .
Les ingérences extérieures et les conflits dans le monde exacerbent nos propres difficultés.
Nous sommes donc appelés à plus de vigilance et davantage de solidarité entre nos états membres.
je vous inviterai à prêter une attention toute particulière à cette géopolitique internationale en ébullition et comment rehausser notre niveau de préparation à ces conséquences.
Je suis convaincu que vos délibérations feront avancer cette reflexion et notre détermination commune à changer le status quo.
Je vous remercie pour votre attention.