UNOG - United Nations Office at Geneva

03/13/2026 | News release | Distributed by Public on 03/13/2026 11:09

À Beyrouth, Guterres appelle à un cessez-le-feu alors que la guerre emporte le pays

António Guterres a atterri à Beyrouth au lendemain de violentes frappes israéliennes sur la capitale du Liban. Vendredi, le Secrétaire général de l'ONU est venu afficher sa solidarité avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre régionale qui menace la stabilité d'un État déjà fragilisé par des années de crise économique et politique.

Depuis le début du mois, l'escalade militaire entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, allié de Téhéran, a franchi un seuil inédit, rompant avec la fragile trêve conclue fin 2024. Le mouvement chiite a tiré des centaines de roquettes, missiles et drones vers Israël et vers le plateau du Golan syrien, occupé par Tel-Aviv depuis 1967. L'armée israélienne a riposté par des frappes massives dans le sud du Liban, mais aussi plus au nord du pays, notamment dans et autour de Beyrouth.

Les combats ont déjà provoqué le déplacement de 800 000 personnes et fait environ 1 500 morts, selon les autorités libanaises.

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Le chef de l'ONU, António Guterres (à gauche), s'adresse aux médias à Beyrouth, au Liban.

Un conflit régional aux répercussions immédiates

La nouvelle flambée de violence au Liban s'inscrit dans un conflit beaucoup plus vaste. L'offensive lancée le 28 février par Israël et les États-Unis contre l'Iran a rapidement débordé de son théâtre initial. En représailles, Téhéran a mené des attaques contre plus d'une douzaine de pays du Golfe et de la région et a juré de continuer à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d'un quart du pétrole mondial acheminé par voie maritime.

Dans ce contexte, le Liban est redevenu l'un des principaux théâtres d'une confrontation entre la coalition israélo-américaine et l'axe pro-iranien.

À son arrivée à Beyrouth, António Guterres a voulu marquer sa solidarité avec la population libanaise. « Je viens d'atterrir à Beyrouth pour une visite de solidarité avec le peuple libanais. Il n'a pas choisi cette guerre. Il y a été entraîné », a écrit le chef de l'ONU sur le réseau social X.

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Au cours de sa visite, le Secrétaire général s'est entretenu avec le président libanais, le général Joseph Aoun, ainsi qu'avec le président de la chambre des députés, Nabih Berri. Il s'est également rendu dans un hôpital au chevet d'un Casque bleu de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), blessé durant les combats.

« Le temps des groupes armés est révolu »

Devant la presse, après sa rencontre avec le président Aoun, M. Guterres a insisté sur le caractère imposé du conflit. « Le Liban a été entraîné dans une guerre que son peuple ne voudrait pas mener », a-t-il déclaré.

Le haut responsable s'est directement adressé aux belligérants. « Mon appel aux deux parties, au Hezbollah et à Israël, est clair : un cessez-le-feu pour arrêter la guerre et ouvrir la voie à une solution ».

Au-delà de l'urgence militaire, il a également évoqué l'avenir politique du pays. « Le temps des groupes armés est révolu. Voici venu le temps des États forts ».

Devant le président du parlement, Nabih Berri, le chef de l'ONU a rappelé l'ampleur de la catastrophe humanitaire au Liban, où l'accès à la nourriture, à l'eau, aux soins de santé et à l'éducation est désormais gravement perturbé dans plusieurs régions du pays. « Nous devons arrêter cette guerre. Nous devons avoir un cessez-le-feu immédiat », a-t-il insisté.

Un appel humanitaire de 325 millions de dollars

Point d'orgue de la visite : le lancement, avec le premier ministre libanais Nawaf Salam, d'un appel humanitaire éclair de 325 millions de dollars destiné à financer l'aide d'urgence au cours des trois prochains mois.

« La solidarité en paroles doit s'accompagner d'une solidarité en actes », a déclaré António Guterres lors de la cérémonie.

Malgré la violence des combats, António Guterres a salué la résilience de la population libanaise, rappelant que des écoles ont ouvert leurs portes pour accueillir les familles déplacées et que des soignants continuent de travailler sous une pression immense.

Mais pour le chef de l'ONU, seule une désescalade politique pourra enrayer la spirale actuelle. « Le peuple libanais peut compter sur moi et sur les Nations Unies pour faire tout ce qui est possible afin de mettre fin à ce cauchemar ».

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