06/22/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/22/2026 17:41
L'emploi est l'un des thèmes centraux de l'initiative pour des raisons évidentes : c'est l'une des préoccupations majeures des jeunes Marocains. Le sujet a été abordé sous de nombreux angles : à travers les emplois verts, l'entrepreneuriat comme alternative au salariat traditionnel, l'adéquation entre aspirations des jeunes et besoins du marché du travail, ou encore le rôle des territoires dans la création d'emplois pour les jeunes.
Avec l'expansion du poids démographique et de l'influence de la jeunesse, il est essentiel de l'associer sans tarder aux processus de décision stratégiques. « La jeunesse, c'est l'avenir. Il faut la soutenir, la former, lui ouvrir des perspectives, et surtout lui permettre de contribuer aux politiques publiques », souligne le Pr Lahcen Kabiri, point focal à l'université d'Errachidia pour la 5e édition des dialogues Parlons Développement consacrée aux oasis marocaines. « Les jeunes doivent avoir un point de vue sur les politiques publiques, sur ce qui se passe et sur la façon dont ils peuvent apporter leur pierre à l'édifice. »
À ce jour, 24 éditions ont été organisées dans 23 villes différentes, avec la participation de plus de 40 000 jeunes (en présentiel et en ligne), 29 partenaires (universités publiques et privées, OSC) et plus d'une centaine d'intervenants régionaux et locaux au fait des spécificités du territoire hôte, rejoints par des experts nationaux et internationaux.
Le format des dialogues se veut simple, accessible et innovant : il démystifie et démocratise les concepts du développement, tout en favorisant l'interaction avec le public. Diffusées en ligne ou en direct, les sessions sont ouvertes à un large auditoire. Les discussions sont empreintes de réalisme et reflètent les préoccupations et les espoirs réels des jeunes Marocains pour leur avenir. Elles contribuent aussi à briser les barrières invisibles entre le monde académique et le monde réel, facilitant ainsi une circulation plus libre des idées et de solutions pragmatiques aux problèmes de développement.
Les enjeux du développement comme levier du dialogue au niveau local
Les universités sont des partenaires clés de ce projet, offrant une richesse de débats grâce à la diversité de leurs disciplines et à leur accès privilégié aux acteurs régionaux et locaux. Ce partenariat garantit également la neutralité des débats, puisque le comité de pilotage sélectionne conjointement les thèmes des dialogues en concertation avec l'université partenaire. Le thème choisi tient compte des caractéristiques territoriales de la région de l'université, garantissant ainsi que les participants identifient les sujets abordés comme des enjeux prioritaires. Il est essentiel de faire appel à des experts qui connaissent leur territoire mieux que personne, qui savent ce qui est faisable, ce qui correspond aux réalités de leur population, tout en s'appuyant sur des experts nationaux et internationaux pour élargir la perspective.
« Ce dialogue nous a permis de repérer les initiatives et les secteurs qui offrent des emplois dans notre région, notamment dans l'agriculture et la pêche. J'espère que cette expérience nous incitera à continuer à travailler ensemble pour un avenir plus durable et inclusif », confie Yassine Ait Oumzil, étudiant à la faculté d'Ait Melloul de l'université d'Agadir, lors de la 13e édition consacrée aux emplois verts.
Le développement est l'affaire de tous. C'est pourquoi l'initiative s'est donnée pour principe de ne pas se cantonner aux universités de l'axe Rabat-Casablanca, mais d'aller à la rencontre des jeunes dans toutes les régions. Oujda, Errachidia, Meknès, Fès, Ifrane, Tétouan, Agadir, Marrakech, Khouribga, ou Béni Mellal… la liste s'allonge à chaque édition. « Parlons Développement », c'est aussi mettre les jeunes sur un pied d'égalité avec les experts, pour que chacun bénéficie des connaissances, des opinions et de l'expérience de l'autre. Un dialogue intergénérationnel où l'âge et le statut n'ont plus d'importance, mais où seules les idées comptent.
Un écosystème fécond et la création d'une communauté solide
La force de « Parlons Développement » réside dans la communauté qui s'est progressivement tissée à travers les universités et les territoires - jeunes, société civile, experts -, formant un écosystème des plus intéressants.
« Ce qui m'a frappée, c'est la diversité des intervenants et la richesse de leurs perspectives, des représentants gouvernementaux aux anciennes victimes de violences, en passant par les experts des questions de genre et les acteurs de la société civile », témoigne Sarah Elbaz, étudiante à la faculté Aïn Chock de l'université de Casablanca, lors de la 12e édition consacrée aux violences basées sur le genre. « Je tiens également à souligner l'atmosphère d'inclusion et de solidarité qui a régné tout au long de l'événement, ainsi que la volonté collective de mettre fin aux violences. Cet événement a véritablement été un catalyseur d'action. "Parlons Développement" a été un puissant vecteur de sensibilisation. »
Dans un avenir proche, l'ambition est de prolonger les réflexions et les discussions engagées avec les jeunes, dans la continuité des dialogues amorcés dans les universités. Il est essentiel de favoriser l'éclosion de nouveaux réseaux d'experts au Maroc et de faciliter les échanges sur les enjeux du développement, en associant pleinement jeunes et experts.
L'initiative a vocation à se renouveler à chaque édition. Le format a évolué depuis les premières sessions, cherchant à encourager une plus grande participation et interactivité des jeunes. Au fil des éditions, le dialogue s'approfondit, le partage de savoirs et d'expériences s'enrichit, et les jeunes sont de plus en plus outillés pour des débats de plus en plus exigeants. L'initiative « Parlons Développement » laisse une empreinte durable en intégrant les voix et les idées d'une nouvelle génération dans