07/21/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/22/2026 00:53
Algérie
Relation bilatérale
Interventions au Parlement
Le : 21 juillet 2026
Madame la présidente,
Mesdames et Messieurs les députés,
Permettez-moi, Madame la présidente, devant la représentation nationale, de dire la solidarité du Gouvernement avec les deux agents du Quai d'Orsay en charge des programmes de soutien à la population iranienne, qui ont été brutalement menacés et violentés par des officiers de sécurité du régime, dans un acte gravissime qui ne restera pas sans conséquences.
Vous évoquez notre relation avec l'Algérie. Vous auriez pu d'abord avoir un mot, alors que la Coupe du monde vient de se terminer, pour notre compatriote Christophe Gleizes. Puisque vous ne l'avez pas fait, je veux vous signaler que grâce à notre mobilisation diplomatique, nous avons pu, hier, lui rendre la troisième visite consulaire depuis le début du mois de mai. Il va bien, en dépit de l'épreuve qu'il traverse, et il a chargé nos agents qui lui ont rendu visite de remercier les nombreux Françaises et Français qui lui adressent des encouragements par voie épistolaire.
Quant à la question des visas, je veux d'abord vous dire que depuis que la crise a éclaté avec Alger, les délivrances de visas ont baissé de 20% l'année dernière par rapport à l'année précédente, principalement en raison de la restriction à notre réseau diplomatique décidée par le gouvernement algérien. Depuis, nous avons engagé une nouvelle dynamique avec les autorités algériennes, dans l'intérêt de la France et des Français, puisque nous avons des intérêts à défendre en matière migratoire, en matière de sécurité, de lutte contre le narcotrafic ou encore de lutte contre le terrorisme. Il n'y a aucun objectif chiffré, notre politique ne répond à aucune logique de volume ni à aucune logique de quotas, mais tout simplement à l'appréciation de la défense de nos intérêts. Le réengagement avec l'Algérie est progressif, il est réversible et il est conditionné aux résultats que nous obtiendrons.
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Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député Olivier Fayssat,
Il y a une différence majeure entre vous et vos camarades du Rassemblement national et nous : vous êtes obsédés par l'Algérie, nous sommes obsédés par la France. Vous êtes obsédés par les Algériens, nous sommes obsédés par les Français et par leurs intérêts. C'est la raison pour laquelle ce réengagement avec l'Algérie, dont je disais tout à l'heure qu'il est graduel, qu'il est réversible, qu'il est conditionné aux résultats que nous obtiendrons, se fait avec une seule boussole : l'intérêt de la France et des Français.
Quant aux chiffres, je les ai rappelés tout à l'heure, en réponse à la question de Madame [Edwige] Diaz. En 2025, la délivrance des visas au profit des ressortissants algériens a baissé de 20%, en raison principalement des décisions brutales qui ont été prises par le gouvernement algérien à l'encontre de notre réseau diplomatique. Mais au-delà de ça, nous n'avons jamais eu d'objectifs chiffrés. Notre politique ne répond à aucune logique de volume ou de quotas, mais à l'appréciation de nos intérêts et de l'évolution de la relation.
Je regrette d'avoir à nouveau à vous dire, comme je l'ai dit à votre collègue tout à l'heure, que vous auriez pu avoir un mot, puisque vous soulevez la question de l'Algérie, pour notre compatriote Christophe Gleizes. Ça n'est jamais être à côté de la plaque, Mesdames et Messieurs les députés, que de se soucier du sort de nos compatriotes lorsqu'ils sont détenus à l'étranger.