04/07/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/07/2026 02:58
Communiqué de pressePublié le 7 avril 2026
Berne, 07.04.2026 - Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) assure, avec l'aide des cantons concernés, une surveillance périodique des munitions immergées dans les lacs de Thoune, de Brienz et des Quatre-Cantons et des substances explosives qu'elles contiennent. En automne 2024 et en hiver 2025, de nouveaux échantillons d'eau ont été prélevés à des fins d'analyse. Les résultats sont à présent connus et ne révèlent aucune incidence négative des munitions sur l'eau des lacs concernés. Pour être toujours à même de détecter rapidement d'éventuelles pollutions, les autorités ont décidé de poursuivre la surveillance.
Jusqu'au milieu du 20e siècle, des munitions et des éléments de munitions de l'armée ont été immergés dans plusieurs lacs suisses. À l'époque, cette pratique était courante dans le monde entier. En 2012, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a mené une évaluation globale des risques. Malgré l'absence de concentrations significatives d'explosifs dans l'eau des lacs, le risque de pollution restait - et reste élevé. Vu l'importance majeure des eaux de surface en tant qu'écosystème et réserve d'eau potable, le DDPS, le canton de Berne et la Commission de surveillance du lac des Quatre-Cantons ont alors décidé de mettre en place un système de surveillance des substances explosives et d'analyser périodiquement les sédiments et l'eau des lacs.
En 2024 et 2025, de nouvelles analyses de l'eau des lacs de Thoune, de Brienz et des Quatre-Cantons ont été effectuées et ont fait l'objet d'un rapport détaillé, qui ne révèle aucune incidence négative des munitions immergées sur la qualité de l'eau.
Les campagnes réalisées en 2024 et 2025 ont permis le prélèvement d'une soixantaine d'échantillons analysés ensuite dans des laboratoires externes, notamment pour détecter des traces d'explosifs (p. ex. du TNT ou de la nitroglycérine), de perchlorates et de métaux lourds (p. ex. du plomb, du mercure, du zinc ou du cuivre).
Les résultats montrent que les concentrations de presque toutes les substances analysées étaient très faibles, se situant le plus souvent près du seuil de détection. D'une manière générale, les concentrations de polluants affichent une tendance stable, voire à la baisse, dans tous les lacs par rapport aux campagnes de mesure précédentes.
Conformément à l'ordonnance sur les sites contaminés, le cadastre des sites pollués du DDPS répertorie les sites où l'on a procédé à l'immersion de munitions. Toutefois, les sites concernés ne nécessitent ni surveillance ni mesures d'assainissement, ce qu'ont confirmé encore une fois les derniers résultats du monitorage 2024 et 2025.
Le rythme quinquennal de prélèvement et d'analyse des eaux et le rythme décennal pour les sédiments peuvent ainsi être maintenus. Après chaque campagne d'analyses, les autorités réévaluent entièrement la situation et prennent, le cas échéant, les mesures qui s'imposent.