06/09/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/09/2026 01:52
Des douaniers du Nigeria, des Comores, du Maroc, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Cap-Vert et de la Sao Tomé et Principe ont participé à des ateliers de Formation des Formateurs (FdF) en avril et juin 2026 et sont désormais prêts à former leurs pairs ainsi que les opérateurs économiques en matière de détermination de l'origine. Ces activités ont été organisées dans le cadre du Programme UE-OMD pour les Règles d'Origine en Afrique, qui, depuis 2022, collabore avec les administrations douanières africaines afin de doter les agents douaniers et les parties prenantes concernées des connaissances et compétences nécessaires à la mise en œuvre efficace des dispositions sur les règles d'origine prévues dans les accords commerciaux préférentiels. En constituant un vivier d'experts nationaux dans les administrations participantes, le Programme vise à renforcer des capacités de formation autonomes dans ces administrations et à garantir un impact durable de ses activités.
La dernière étape d'un cycle de formation complet mis en œuvre dans 21 pays africains à ce jour
Les ateliers de Formation des Formateurs (FdF) ont constitué la dernière étape d'un cycle de formation couvrant un large éventail de domaines tels que les techniques de communication et de présentation, les techniques d'animation, la planification et le l'élaboration de programmes de formation, ainsi que le travail en équipe. Les participants ont suivi des activités d'apprentissage rigoureuses et pratiques, offrant de nombreuses opportunités d'application des concepts d'origine. Celles-ci comprenaient des travaux individuels, des exercices de groupe, des études de cas, un apprentissage entre pairs, des questionnaires de vérification des connaissances et des retours individualisés du formateur vers l'apprenant.
Chaque administration douanière a conseillé sur le type de participants à sélectionner pour le cycle de formation. Au Nigeria, l'atelier du FdF a réuni des membres du Bureau de coordination de la ZLECAf du Nigeria et ses parties prenantes, à savoir des représentants des ministères des Finances et du Commerce, des Chambres de commerce, de l'Association des Fabricants du Nigeria et d'entreprises individuelles.
Avec les représentants des administrations douanières des Comores, du Maroc et de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Cap-Vert et de la Sao Tomé et Principe, ils ont rejoint les 14 administrations douanières[1], quatre associations de professionnels[2] et plusieurs acteurs économiques ayant déjà bénéficié du programme de formation.
Un modèle d'apprentissage en quatre étapes
Aligné sur le paradigme de renforcement des capacités de l'OMD, le Programme UE-OMD pour les Règles d'Origine en Afrique développe chaque cycle de formation en fonction des besoins spécifiques et de l'environnement réglementaire des participants, et adopte une approche globale dans laquelle ces derniers sont accompagnés à travers quatre étapes d'apprentissage, les faisant progresser du niveau de base au niveau intermédiaire, puis au niveau avancé et enfin au FdF.
Au niveau de base, les participants acquièrent une compréhension des accords de libre-échange, des instruments internationaux sur les règles d'origine préférentielles, des exigences en matière d'origine préférentielle et de la détermination de l'origine préférentielle. Ces connaissances de base sont renforcées au niveau intermédiaire grâce à des techniques de formation centrées sur l'apprenant. Au niveau avancé de formation, les participants approfondissent leurs connaissances afin d'acquérir des compétences leur permettant de fournir des orientations sur les questions d'origine et de prendre des décisions correctes dans le cadre de demandes de décisions anticipées et de vérification d'origine. Les participants bénéficient d'un apprentissage par l'expérience en accompagnant des inspecteurs lors de visites aux usines et aux postes frontaliers. Enfin, au niveau des FdF, les participants apprennent à utiliser des instruments et outils internationaux pour planifier, concevoir, mettre en œuvre et évaluer efficacement un programme de formation sur les règles d'origine.
Le cycle de formation sur les règles d'origine utilise une approche d'apprentissage mixte qui permet non seulement d'optimiser les ressources en termes de temps et de coût, mais aussi d'offrir de la flexibilité aux participants tout en leur offrant la possibilité de réfléchir à ce qu'ils ont appris, d'approfondir leur compréhension des questions techniques, d'interagir avec leurs pairs ou de demander des éclaircissements. La formation de base utilise un apprentissage synchrone et auto-rythmé via la plateforme d'apprentissage CLiKC! de l'OMD pour les agents des douanes ou l'Académie de l'OMD pour le secteur privé. Aux niveaux suivants, des interventions d'apprentissage asynchrone sont utilisées, incluant des sessions de formation en ligne en direct, des discussions en temps réel et des séances de formation en présentiel.
Les nouveaux formateurs contribueront à la construction d'un environnement commercial caractérisé par la prévisibilité et la transparence
Alors que la conclusion d'un atelier de FdF marque généralement la fin du cycle de formation, elle constitue aussi le début d'une nouvelle phase pour les administrations douanières qui peuvent commencer à planifier et dispenser leur propre formation ainsi qu'offrir un accompagnement et du mentorat à leur personnel. De plus, des formateurs accrédités peuvent être amenés à soutenir l'OMD dans l'organisation d'ateliers nationaux et régionaux. Des responsables du Ghana, du Kenya, du Malawi, du Nigeria, de la Zambie et du Zimbabwe ont déjà participé aux activités de l'OMD et ont indiqué que cela leur a permis de continuer à développer leur expertise.
Les formateurs assureront un soutien continu à la mise en œuvre et à l'application des règles d'origine dans leur pays et région respectifs, contribuant ainsi à la construction d'un environnement commercial caractérisé par la prévisibilité et la transparence. Pour les douanes et autres agences gouvernementales, cela se traduit par un renforcement des capacités à garantir la conformité tout en facilitant les flux commerciaux licites. Pour le secteur privé, et en particulier les petites et moyennes entreprises, cela se traduit par un renforcement des capacités à soumettre des déclarations exactes et à utiliser efficacement les accords commerciaux préférentiels.
[1] Administrations douanières de l'Angola, du Cap-Vert, du Cameroun, des Comores, de la République du Congo, de l'Eswatini, du Gabon, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Kenya, du Malawi, de la Mauritanie, de l'Île Maurice, du Maroc, du Mozambique, de la Namibie, de la Sao Tomé-et-Prince, des Seychelles, de la Tunisie, de la Zambie et du Zimbabwe.
[2] L'Association des Commissionnaires en Douane du Ghana, le Conseil des Entreprises d'Afrique de l'Est, le Conseil des Entreprises du Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe, le Conseil des Entreprises de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe, ainsi que les membres des secteurs privés de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine et de l'Union du Maghreb Arabe.