01/23/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/24/2026 09:23
Brazzaville - Des pluies intenses et de graves inondations ont touché environ 1,3 million de personnes en Afrique australe depuis la mi-décembre 2025, détruisant des habitations et des infrastructures essentielles, et perturbant l'accès aux services de santé, ce qui augmente les risques de maladies d'origine hydrique et de maladies transmises par les moustiques.
Près de la moitié des personnes touchées se trouvent au Mozambique, selon les premières évaluations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les inondations ont également affecté certaines régions du Malawi, de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe. Les besoins humanitaires urgents comprennent un abri, de l'eau potable et l'accès à des services de santé essentiels.
Les maladies d'origine hydrique, en particulier la diarrhée aqueuse aiguë et le choléra, constituent de graves menaces dans les sites accueillant des personnes déplacées par le déluge en raison de la surpopulation, du faible accès aux services d'hygiène et d'assainissement, ainsi que de l'insuffisance de l'eau potable. Le Mozambique connaît déjà une épidémie de choléra dans les provinces du nord et du centre. À ce jour, aucun cas n'a été signalé dans les zones touchées par les inondations ; cependant la surveillance épidémiologique a été renforcée.
Les déplacements massifs et l'insuffisance des infrastructures d'eau, d'hygiène et d'assainissement augmentent aussi les risques d'infections respiratoires aiguës, de pneumonie et de maladies de la peau. Les perturbations des services de santé courants pourraient entraîner une augmentation des maladies et des décès maternels et néonatals, tandis que l'interruption des traitements contre le VIH et la tuberculose, les vaccinations manquées et la réduction des services pour les maladies non transmissibles constituent également de graves menaces pour la santé.
L'OMS et ses partenaires soutiennent les autorités nationales dans la riposte à la catastrophe. Les activités comprennent le prépositionnement de fournitures essentielles contre le choléra et d'autres maladies, la mise en place d'une coordination sanitaire au niveau provincial et du district, ainsi que le renforcement de la surveillance active des maladies et des mesures de prévention.
« Nous travaillons en étroite collaboration avec les gouvernements et les partenaires pour assurer une riposte rapide et efficace à cette catastrophe dévastatrice. Notre priorité immédiate est de prévenir les épidémies, de maintenir les services de santé essentiels, de sauver des vies et de protéger les communautés les plus vulnérables », a déclaré le Dr Mohamed Janabi, Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique.
La mise en place de dispensaires mobiles dans les zones touchées par les inondations, la garantie de services fonctionnels de soins obstétricaux et néonatals d'urgence dans les sites de déplacement, ainsi que l'intensification de la prévention de la diarrhée et du choléra figurent parmi les mesures prioritaires immédiates prises. La surveillance des maladies, l'amélioration des services d'eau, d'hygiène et d'assainissement ainsi que le maintien des services essentiels sont également renforcés.
Bien que les inondations aient accru le risque de choléra, une baisse des cas est observée dans la Région africaine. Un total de 4 385 cas a été signalé en janvier 2026 dans 10 pays, contre plus de 20 000 cas signalés dans 14 pays en janvier 2025.
La riposte à d'autres urgences de santé publique porte également ses fruits. À la suite d'une intensification des interventions, une épidémie de diphtérie ayant touché huit pays africains en 2025 est en recul : moins de 100 cas ont été signalés durant la semaine se terminant le 20 janvier, contre environ 800 cas par semaine au pic de l'épidémie, lors de la première semaine de novembre 2025.
L'épidémie de mpox a également ralenti. Les cas ont fortement diminué, avec 269 cas signalés en janvier 2026, contre environ 5 300 cas à la même période l'année précédente.
Grâce à une riposte rapide et concertée, l'Éthiopie n'a notifié aucun nouveau cas de maladie à virus Marburg depuis le 13 décembre 2025, et le pays devrait déclarer la fin de l'épidémie le 26 janvier, si aucun nouveau cas n'est identifié.
L'OMS et ses partenaires continuent de fournir un appui aux pays pour renforcer la préparation et la riposte aux situations d'urgence sanitaire afin d'assurer une détection et une riposte rapides aux épidémies de maladies infectieuses grâce à des systèmes solides, à une expertise et à une collaboration étroite.
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