01/12/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/12/2026 01:33
Avec le début de la nouvelle année, les risques géopolitiques n'ont pas disparu. Ils freinent la tendance à la baisse du prix du pétrole, qui découle de l'offre excédentaire qui se profile pour l'année en cours.
Le pétrole brut reste pris entre des risques géopolitiques accrus et des stocks en hausse. Le marché devrait continuer à faire face à une véritable surabondance de pétrole dans les mois à venir. Selon les analystes, l'augmentation de la production au Venezuela et la hausse de la production ailleurs pourraient entraîner des prix avoisinant les 50 dollars au premier trimestre.
Les investisseurs tentent d'évaluer les effets à court, moyen et long terme des développements au Venezuela. Quelques jours après l'arrestation de Maduro, le président américain Trump a exigé que le Venezuela accorde aux États-Unis un accès illimité à son secteur pétrolier. Les responsables américains ont déclaré que Washington contrôlerait les ventes et les recettes pétrolières du pays pour une durée indéterminée. Une vingtaine de dirigeants du secteur pétrolier discutent avec Trump et de hauts fonctionnaires de la reconstruction du secteur énergétique au Venezuela. Parmi les sujets abordés figure la commercialisation de près de 50 millions de barils de pétrole que la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA a accumulés dans ses entrepôts en raison des sanctions et du blocus des pétroliers.
L'évolution de la situation au Venezuela reste donc le sujet numéro un sur les marchés, mais les investisseurs se tournent également vers l'Iran, où la situation politique s'aggrave. Dans presque toutes les grandes villes iraniennes, la population descend dans la rue pour manifester contre le régime des mollahs. Le président américain a réitéré ses menaces à l'encontre de l'Iran, affirmant qu'il réagirait «sévèrement» si le régime venait à tuer des manifestants pendant les troubles actuels. En outre, M. Trump semble soutenir une loi bipartisane sur les sanctions contre la Russie, qui pourrait être votée par le Congrès dès la semaine prochaine. Cette mesure vise à sanctionner les acheteurs de pétrole russe, notamment la Chine et l'Inde.