01/28/2026 | News release | Archived content
En Fédération Wallonie-Bruxelles, les médias de proximité ne sont pas un « petit » sujet. Ils sont un des piliers du pluralisme, de la démocratie locale et de l'accès à une information fiable, ancrée dans la réalité des territoires. À l'heure où l'ensemble du monde de la presse traverse des bouleversements structurels majeurs - et où la liberté de la presse est elle aussi sous pression - le groupe PS refuse une réforme imposée à marche forcée, sans garanties suffisantes pour l'emploi, l'indépendance des rédactions et l'ancrage local.
Dans une proposition de résolution déposée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le PS - par la voix de Laurent Devin - demande au Gouvernement de reprendre le chantier de réforme des médias de proximité sur des bases solides, en partant d'un diagnostic partagé et en respectant les avis des instances consultées et les acteurs du secteur.
« Les médias de proximité font vivre le droit à l'information au plus près des gens. Ils donnent la parole à celles et ceux qu'on n'entend pas ailleurs : associations, artistes, initiatives locales, citoyens. Les fragiliser, c'est fragiliser la démocratie », souligne Laurent Devin.
Le PS rappelle que ces médias jouent un rôle essentiel bien au-delà de l'actualité : ils participent à l'éducation aux médias, renforcent l'esprit critique face aux fausses informations, soutiennent la vie culturelle, et contribuent au dynamisme social et économique des bassins de vie. Leur proximité est irremplaçable.
Or, la réforme portée par la Ministre avance selon une méthode qui inquiète le secteur : annonces successives, concertation insuffisante, oubli de solliciter l'avis pourtant obligatoire de la Commission européenne sur modification de régime d'aide d'Etat, projet de décret bancal...
Pour le PS, cette méthode « à la hussarde » est problématique et rappelle d'autres dossiers où l'on avance sans construire un consensus solide avec le terrain, et sans vraiment se préoccuper du droit.
« Comme le collège d'avis du CSA, le Conseil d'Etat a pointé les graves lacunes du texte et les risques d'infraction par rapport aux règles européennes en matière de pluralisme des médias ou de principes constitutionnels majeurs. Or, on ne réforme pas un pilier démocratique à la hussarde. Il faut des données objectives, une étude d'impact indépendante, et une concertation réelle. Rien ne justifie l'urgence, surtout quand l'échéance structurelle annoncée est 2031 », insiste Laurent Devin.
Concrètement, la résolution PS demande dès lors au Gouvernement de :
Les budgets consacrés aux médias de proximité représentent une part limitée des dépenses publiques, mais toute coupe - ou toute instabilité de financement - peut avoir des effets immédiats, on l'a constaté, sur l'emploi journalistique, la qualité de l'information et le pluralisme.
Le groupe PS appelle donc à un cap clair : une réforme construite avec les acteurs, respectueuse des territoires, protectrice des rédactions et cohérente avec les principes démocratiques. Parce qu'une démocratie forte a besoin d'une presse forte - y compris, et surtout, au plus près des citoyens.