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03/09/2026 | News release | Distributed by Public on 03/09/2026 13:13

L’ONU réclame une enquête « rapide » sur le bombardement d’une école en Iran

Le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies a réitéré sa demande lundi d'une « enquête rapide, impartiale et approfondie » sur le bombardement d'une école dans la ville de Minab en Iran, ayant tué 160 enfants, dont une large majorité de filles.

Relayant des données du Croissant-Rouge iranien, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) note que plus de 65 écoles ont été endommagées ou détruites depuis le début de ce conflit au Moyen-Orient.

S'exprimant devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lors d'un panel sur les droits des enfants dans les conflits armés, la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme a attiré l'attention sur les conséquences tragiques des attaques contre les infrastructures éducatives. Elle a notamment évoqué le cas de Minab, dans le sud de l'Iran.

Images poignantes « de sacs à dos ensanglantés »

« Nous avons tous vu les images déchirantes des ruines d'une école de filles à Minab, dans le sud de l'Iran. Les sacs à dos tachés de sang témoignaient de manière frappante du coût humain de cette destruction insensée », a déclaré Nada Al-Nashif.

En écho à cette demande du HCDH, un membre du Comité des droits de l'enfant de l'ONU note que de tels actes requièrent des enquêtes internationales indépendantes.

« Je ne peux pas m'habituer à appeler ces événements des 'dommages collatéraux'. Il s'agit du dommage principal causé par la guerre qui démontre l'insuffisance de précautions et l'invisibilisation des enfants dans le contexte de ce conflit », a fait valoir Benoit Van Keirsbilck.

Mais cette tragédie dans le sud de l'Iran n'est que la partie émergée de l'iceberg. Selon le HCDH, les attaques contre les écoles ont augmenté de 166 % entre 2021 et 2024, notamment au Soudan, en Ukraine, à Gaza, au Myanmar et en Éthiopie.

Au Soudan, 13 millions d'enfants privés d'école

Au Soudan, par exemple, les écoles sont bombardées, occupées à des fins militaires ou contraintes de fermer. En conséquence, treize millions d'enfants ne sont plus scolarisés.

En 2024, dernière année pour laquelle des données sont disponibles, près d'un enfant sur six dans le monde - soit environ 470 millions - a été directement affecté par les conflits armés.

Ces statistiques mondiales prennent une dimension tragique quand on observe la situation « tout aussi dévastatrice » à Gaza. L'enclave palestinienne compte aujourd'hui « le plus grand nombre d'enfants amputés par habitant au monde, certains enfants ayant subi plusieurs amputations ».

En Ukraine, environ 139.000 kilomètres carrés de territoire sont contaminés par des mines terrestres et des restes explosifs de guerre. Longtemps après la fin des combats, les enfants continueront d'être exposés à des risques mortels dans leur vie quotidienne.

Malgré l'ampleur de ces tragédies, les réponses politiques restent insuffisantes. « Il existe toujours un profond manque de volonté politique pour prévenir les souffrances des enfants dans les zones de conflit », a insisté Mme Al-Nashif, regrettant que des « États puissants affaiblissent le système multilatéral et sapent le respect du droit international ».

Actualités de l'ONU
Deux filles palestiniennes jouent au milieu des destructions dans la ville de Gaza

L'appel d'un enfant palestinien

Tandis que la responsabilité politique reste insuffisante, les violations contre les enfants se poursuivent sur le terrain. Selon la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, les parties au conflit ont continué de commettre de graves violations à l'encontre des enfants.

« Des enfants ont été tués et mutilés, recrutés et utilisés, enlevés, victimes de viols et d'autres formes de violence sexuelle, privés d'accès à l'aide humanitaire et touchés par des attaques contre des écoles et des hôpitaux », a affirmé Vanessa Frazier.

De plus, l'utilisation d'armes explosives dans des zones peuplées, l'utilisation militaire d'écoles, les déplacements forcés et les crises prolongées ont aggravé leurs souffrances et compromis leur avenir.

Ces expériences tragiques trouvent un écho bouleversant dans la voix des enfants eux-mêmes.

Mme Frazier a ainsi relayé les mots poignants d'un enfant palestinien ayant participé à la campagne « Prouvez que cela compte » : « Nous voulons que cette guerre cesse. Nous voulons être des enfants comme tous les autres. Nous sommes des êtres humains, nous sommes des enfants, et nous méritons de vivre en paix. Aidez-nous à retrouver notre vie et notre enfance ».

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