04/23/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/23/2026 14:27
Alain Berset, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, qui compte 46 États membres, a effectué sa première visite officielle au Royaume-Uni les mercredi 22 et jeudi 23 avril.
Mercredi, le Secrétaire Général a rencontré le Premier ministre Sir Keir Starmer, le ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, la ministre des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, Yvette Cooper, ainsi que le ministre chargé du Cabinet Nick Thomas-Symonds. Il a également pris part à un déjeuner donné par le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle.
À l'heure où l'Europe se réarme rapidement tout en étant confrontée à un recul de la démocratie, le Secrétaire Général Berset a souligné que le rôle joué par le Conseil de l'Europe dans la construction d'une sécurité démocratique à long terme sur l'ensemble du continent devait être encore renforcé.
Les échanges ont également porté sur les négociations en cours en vue d'une déclaration politique sur les questions liées aux migrations et à la Convention européenne des droits de l'homme, dans la perspective de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères du Conseil de l'Europe qui se tiendra à Chișinău le 15 mai. Les participants ont en outre abordé le rôle futur du Conseil de l'Europe, en faisant part de leur volonté commune de renforcer sa dimension politique et géopolitique pour relever les défis actuels.
Le Conseil de l'Europe et le Royaume-Uni collaborent sur les questions qui ont une incidence sur l'Europe
Par ailleurs, les discussions ont porté sur les moyens d'amener les responsables de l'agression contre l'Ukraine à rendre des comptes, un domaine dans lequel le Royaume-Uni a joué un rôle prépondérant. Le Conseil de l'Europe œuvre notamment avec l'Ukraine, l'Union européenne et ses partenaires européens et internationaux à la création d'un Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine, auquel une vingtaine de pays se sont déjà engagés à apporter leur soutien, en vue de combler le vide juridique actuel et de traduire en justice les hauts responsables politiques et militaires en cause.
À l'issue de ces réunions, le Secrétaire Général a fait la déclaration suivante :
« Nous avons eu d'excellentes discussions sur les défis auxquels l'Europe est confrontée. J'apprécie grandement l'engagement du Royaume-Uni en faveur de l'État de droit et son soutien ferme pour que l'agression contre l'Ukraine ne reste pas impunie.
Nous avons également évoqué la manière de gérer les migrations tout en restant fidèles à nos valeurs communes et en veillant à ce que les personnes soient traitées de manière équitable et humaine.
Je me réjouis à la perspective de travailler, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères qui se tiendra à Chișinău le mois prochain, à un large consensus entre les 46 États membres du Conseil de l'Europe sur une déclaration politique à ce sujet. »
Lors de sa visite, le Secrétaire Général a souligné le rôle historique joué par le Royaume-Uni dans la formation du Conseil de l'Europe et l'élaboration de la Convention européenne des droits de l'homme, en notant l'impact durable de la convention pour la population du pays, notamment par les arrêts de référence rendus par la Cour de Strasbourg.
Alain Berset prend la parole devant l'Université d'Oxford
Le jeudi 23 avril, le Secrétaire Général a prononcé une allocution aux côtés du Procureur général Richard Hermer, lors d'un événement conjoint sur « la sécurité démocratique après la rupture », qui s'est tenu à l'Institut Bonavero des droits humains de l'Université d'Oxford.
Tout en soulignant l'importance de la sécurité démocratique pour faire face aux menaces croissantes qui pèsent sur l'ordre juridique international, le Secrétaire Général Berset a déclaré que « la véritable sécurité commence par des institutions en lesquelles la population peut avoir confiance et par des démocraties capables de résister aux pressions.
En ces temps de rupture, la Convention européenne des droits de l'homme est la boussole démocratique de l'Europe. Son message est simple : il ne peut y avoir de droits humains sans démocratie, ni de démocratie sans État de droit ».
Plus tôt dans la journée, le Secrétaire Général avait rencontré des ambassadeurs des États membres du Conseil de l'Europe en poste à Londres et des participants au Programme des jeunes ambassadeurs du Procureur général.