FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations

03/10/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/10/2026 12:42

Face aux crises du climat, de la biodiversité et de la dégradation des terres, les parcours et éleveurs pastoraux apportent une réponse, explique un expert en production et[...]

Rome - L'Organisation des Nations Unies a proclamé 2026 Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux afin de mettre en lumière le rôle vital que jouent les parcours et les communautés pastorales dans la production alimentaire durable, la gestion des écosystèmes ainsi que l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à ses effets.

Lors d'un entretien avec le Service de presse de la FAO, M. Thanawat Tiensin, Sous-Directeur général de la FAO et Directeur de la Division de la production et de la santé animales, a expliqué ce que sont les parcours et où ils se trouvent, comment les systèmes pastoraux fonctionnent et pourquoi il est essentiel de les protéger et d'investir dedans pour bâtir des systèmes agroalimentaires plus durables, plus résilients et plus inclusifs partout dans le monde.

Un éleveur de bétail en Mongolie. © FAO/K.Purevraqchaa

1. Que sont les parcours et pourquoi sont-ils un élément essentiel des systèmes fonciers de la planète?

Les parcours sont des terres qui sont utilisées, ou qui peuvent être utilisées, à des fins de pâturage. Il en existe de toutes sortes: terres arides, prairies, terrains arbustifs, savanes, déserts, steppes, zones montagneuses et zones humides, entre autres écosystèmes. Ces paysages ouverts ont souvent été considérés comme des terres stériles ou improductives, car il est souvent difficile, voire impossible, d'y pratiquer l'agriculture conventionnelle en raison de conditions inadaptées. Pourtant, on y trouve des graminées et plantes apparentées, des phorbes, des arbustes et parfois des arbres qui sont idéaux pour les espèces sauvages et le bétail qui s'en nourrissent, et les communautés pastorales prospèrent dans ces paysages depuis des millénaires.

2. Pouvez-vous donner des exemples de parcours? Où peut-on les trouver?

Parmi les parcours les plus connus, on peut évoquer les savanes d'Afrique, les vastes steppes d'Asie centrale, les pampas d'Amérique du Sud, les Grandes Plaines d'Amérique du Nord ou encore les nombreuses zones montagneuses d'Eurasie, ainsi que de étendues des terres arides de la planète. On en trouve également dans des conditions climatiques extrêmes, là où les températures sont les plus élevées ou les plus faibles au monde, comme les savanes du Sahel ou les prairies de Scandinavie. Il n'existe pas de consensus au niveau mondial quant à leur étendue, mais on estime en général que les parcours couvrent environ la moitié de la surface terrestre émergée - ce qui signifie qu'ils couvrent une grande partie, voire la majorité, des terres émergées. Dans certains pays, comme la Mongolie, l'Australie ou la Mauritanie, ils couvrent la majorité du territoire.

3. Qui sont les éleveurs pastoraux et en quoi la mobilité détermine-t-elle leurs moyens de subsistance, leurs cultures et leurs systèmes alimentaires?

Les éleveurs pastoraux sont des personnes qui vivent essentiellement de l'élevage, principalement en tirant parti du fourrage naturellement présent dans les parcours. Leurs troupeaux se composent de petits ruminants, comme des ovins et des caprins, ou de grands ruminants, comme des vaches, des rennes, des yaks, des bisons et des buffles, de camélidés, comme des chameaux, des lamas et des alpagas, ou encore de chevaux ou d'ânes, selon l'écosystème et la région. Les troupeaux peuvent être mixtes et les animaux sont principalement domestiques, mais peuvent aussi être sauvages ou partiellement domestiqués, comme c'est le cas des rennes ou des vigognes. Les éleveurs se déplacent généralement chaque jour et en fonction des saisons avec leurs animaux pour satisfaire aux besoins de fourrage et d'eau de ceux-ci, mais aussi pour accéder aux marchés ou éviter des foyers de maladie.

Les mouvements saisonniers sont souvent appelés «transhumance» et peuvent couvrir des distances de 800 kilomètres dans les zones les plus arides. Cette mobilité et ce mode de vie, en cohabitation avec les animaux d'élevage, ont eu une incidence profonde sur les cultures pastorales, que l'on retrouve dans les histoires, les chansons, les croyances et les systèmes alimentaires de ces communautés. Une grande partie de la cuisine pastorale traditionnelle tourne donc autour de la viande et des produits laitiers, ainsi que de la cueillette de plantes sauvages. En réponse aux demandes de deux groupes de pays européens, l'UNESCO a inscrit la transhumance au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, et d'autres pays ont déjà fait savoir qu'ils souhaitaient aussi bénéficier de cette reconnaissance.

Un éleveur et son troupeau au Sénégal. © FAO / Sylvain Cherkaoui

4. Comment les parcours et le pastoralisme contribuent-ils à la sécurité alimentaire mondiale, à la biodiversité et à la santé des écosystèmes?

On estime que quelque 2 milliards de personnes dépendent des parcours et que 10 pour cent de la production mondiale de viande est issue de ces milieux. Toutefois, les données mondiales sur les parcours et le pastoralisme restent rares et manquent d'harmonisation. Les parcours abritent une biodiversité sans pareille, notamment des espèces familières comme des yaks sauvages, des antilopes, des cervidés, des buffles asiatiques et des rhinocéros, mais aussi des espèces moins connues comme les antilocapres en Amérique du Nord et les guanacos en Amérique du Sud. Ils favorisent également la diversité végétale. D'après une étude récente, des prairies permanentes situées en France peuvent abriter jusqu'à 100 espèces végétales. Le pastoralisme aide à préserver cette diversité de deux façons: premièrement, il ne remplace pas la végétation indigène; deuxièmement, les déplacements des animaux d'élevage aident les végétaux à se régénérer et à se reproduire, car les animaux dispersent les graines dans leurs déjections, ce qui crée des liens entre différents écosystèmes. Cette diversité assure aux animaux d'élevage une alimentation variée. Les systèmes pastoraux dépendent et contribuent à la préservation d'une grande variété de races adaptées aux conditions locales, dont 40 pour cent environ sont menacées d'extinction, d'après le Système d'information sur la diversité des animaux domestiques (DAD-IS) de la FAO. Malgré les mesures déjà prises (par exemple, certains pays, comme l'Espagne, ont recensé jusqu'à 160 races d'élevage autochtones), on manque toujours de données exhaustives sur ce patrimoine génétique et culturel dans de nombreux cas.

5. Quelles sont les principales menaces qui planent aujourd'hui sur les parcours et les éleveurs pastoraux?

D'après le secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, environ la moitié des parcours sont dégradés, ce qui signifie que la hauteur des plantes, le couvert végétal et la biodiversité diminuent. Lorsque la dégradation atteint ses niveaux les plus élevés, les propriétés chimiques des sols s'en trouvent modifiées et la dégradation des parcours entraîne la salinisation et le compactage du sol. Étant donné que les parcours sont perçus, à tort, comme étant improductifs et que les droits d'utilisation des terres des éleveurs pastoraux ne sont que peu protégés, les parcours sont souvent utilisés à d'autres fins, par exemple pour accueillir des zones urbaines, des activités minières, des cultures, des infrastructures ou encore des plantations d'arbres et des projets d'énergie renouvelable. La faiblesse des incitations commerciales, le manque de filets de sécurité et l'évolution rapide des économies contribuent au surpeuplement dans certaines zones, ce qui - associé aux pressions climatiques - accélère la dégradation des parcours. Dans d'autres régions, l'exode rural fait que les parcours sont abandonnés ou subissent un empiétement, ce qui crée des paysages où ni les personnes ni la nature ne peuvent prospérer. Les éleveurs pastoraux sont directement concernés par ces changements et par le recul des zones pastorales. Les couloirs de déplacement sont également perturbés et, dans certaines zones où le pastoralisme transfrontière était traditionnellement pratiqué, des pays ont fermé leurs frontières. Les conflits autour des ressources naturelles se multiplient. Par ailleurs, les éleveurs pastoraux se heurtent fréquemment à des difficultés d'ordre économique, comme la faiblesse des prix du marché, le manque d'accès aux marchés et la mauvaise santé des animaux. En raison de ces difficultés, ainsi que d'un manque de reconnaissance, les jeunes se tournent de moins en moins vers le pastoralisme, ce qui est de plus en plus préoccupant pour le renouvellement des générations.

6. Quelle est l'incidence du changement climatique sur les parcours et les communautés pastorales?

Les parcours et les éleveurs pastoraux sont profondément touchés par le changement climatique. Dans de nombreuses régions, les parcours perdent en productivité en raison de l'insuffisance des précipitations. Les phénomènes climatiques extrêmes sont aussi de plus en plus fréquents. Les sécheresses, les inondations et d'autres aléas climatiques graves, comme le dzud, qui a des effets dévastateurs en Mongolie, déciment les troupeaux. Des sources d'eau essentielles pour les animaux d'élevage s'évaporent, rendant ainsi les terres inhospitalières pour les animaux et réduisant la superficie des parcours. Les éleveurs pastoraux se sont toujours adaptés à l'incertitude et à la variabilité du climat, mais le changement climatique exacerbe les risques climatiques et force les éleveurs à s'adapter rapidement tout en ayant moins d'espace pour le faire.


Une agro-pastorale et sa chèvre en Somalie. ©FAO/Arete/Moustapha Negueye

7. En quoi les éleveurs pastoraux jouent-ils le rôle de gardiens des parcours? Comment utilisent-ils les connaissances traditionnelles et autochtones pour gérer les terres de façon durable?

Les éleveurs pastoraux et les parcours ont évolué ensemble au fil du temps et façonné des paysages et des cultures riches. Les éleveurs pastoraux dépendent des parcours pour s'alimenter et gagner leur vie et ont donc appris à gérer de façon durable et à préserver les pâturages de génération en génération. La mobilité pastorale s'est révélée indispensable à la repousse des végétaux, au rétablissement des parcours et à la santé globale de l'écosystème. Elle s'appuie sur une observation attentive et une bonne connaissance de l'environnement, de la météo, des comportements des animaux et bien plus encore. Les éleveurs pastoraux connaissent aussi très bien les plantes médicinales et les pratiques ethnovétérinaires qui existaient avant la science moderne et sont toujours utilisées dans des zones où l'accès aux soins de santé et aux services vétérinaires est limité. Ils ont également une vaste expérience de l'exploitation durable de la faune et de la flore sauvages et savent prévenir une utilisation excessive des ressources. Ils ont une connaissance intime de leur environnement naturel et le respectent profondément.

8. Quelle contribution des parcours en bonne santé apportent-ils en matière de changement climatique, de régulation de l'eau, de protection des sols et de résilience face aux phénomènes météorologiques extrêmes?

Lorsque les parcours sont en bonne santé, les végétaux s'enracinent profondément dans les sols pour aller chercher de l'eau et des nutriments. Leurs racines maintiennent le sol en place tout en l'aérant, ce qui est bon pour l'infiltration de l'eau et la structure, la porosité et la biodiversité des sols. Le couvert végétal modère la température de surface des sols et les protège de l'impact des gouttes de pluie, ce qui prévient l'érosion. En piégeant jusqu'à 30 pour cent du carbone à l'échelle mondiale, les parcours contribuent également à atténuer le changement climatique. Les animaux d'élevage sont vivement critiqués pour leur contribution aux émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, d'après des travaux de recherche récents, si les animaux d'élevage n'empruntaient plus les parcours, ils seraient probablement remplacés par des espèces sauvages qui produiraient autant d'émissions. Ces travaux indiquent que les émissions des systèmes pastoraux ne devraient pas être considérées comme des émissions anthropiques. En réalité, les parcours et les éleveurs pastoraux contribuent à atténuer le changement climatique en produisant des aliments avec une quantité très faible, voire nulle, de combustible fossile. Les systèmes pastoraux sont aussi très bien adaptés aux conditions climatiques extrêmes, car ils utilisent des races rustiques qui peuvent survivre dans des environnements difficiles. En partageant leurs stratégies d'adaptation, les éleveurs pastoraux peuvent aider le monde à s'adapter au changement climatique.

9. Pourquoi les droits fonciers, une bonne gouvernance et l'inclusion - en particulier des femmes et des jeunes - sont-ils essentiels pour l'avenir des systèmes pastoraux?

Les éleveurs pastoraux utilisent souvent de grandes superficies, car ils doivent s'adapter à la disponibilité du fourrage, qui varie en fonction du moment et du lieu. Ainsi, une même terre utilisée par les éleveurs peut être soumise à différents types de droits de propriété et de droits fonciers et être notamment une propriété privée, publique ou communale. Les terres communales sont souvent des intrants indispensables pour les éleveurs pastoraux. Toutefois, ces espaces ne sont pas en accès libre, mais sont gérés selon des règles et par des institutions complexes qui ont été établies au fil des générations. Ces règles se fondent sur la confiance, la réciprocité et la souplesse, qui sont des principes fondamentaux pour la survie des systèmes pastoraux. Il est primordial que les pays reconnaissent et protègent ces accords basés sur le droit coutumier, car ils sont essentiels à la durabilité écologique et socioéconomique desdits systèmes. L'accès aux terres et leur utilisation selon les saisons doivent être reconnus et garantis, et les parcours doivent être protégés d'une conversion à d'autres utilisations qui seraient incompatibles avec le pastoralisme. Dans les zones où les systèmes pastoraux utilisent des terres privées, les femmes et les jeunes ont souvent du mal à accéder à ces terres. Il convient d'instaurer des politiques équitables et de prendre en compte les questions de genre afin de les aider à surmonter cette difficulté.

Un berger et ses animaux dans les montagnes du centre-sud de l'Arménie. © FAO/Johan Spanner

10. À quoi ressemble concrètement une gestion durable des parcours et la restauration des parcours peut-elle améliorer les moyens de subsistance et les systèmes alimentaires?

Une gestion durable des parcours exige des systèmes de gestion souples qui trouvent l'équilibre entre pâturage et production. Les éleveurs pastoraux maintiennent cet équilibre depuis des générations grâce à une mobilité stratégique, au pâturage rotatif, à la gestion des troupeaux et à une gouvernance coutumière, l'objectif étant que les terres restent riches et productives. Les parcours peuvent également se dégrader s'ils sont abandonnés, ce qui donne lieu à un empiétement, un phénomène qui est plus répandu dans les pays développés où les zones rurales sont délaissées. Néanmoins, les parcours font preuve d'une capacité de rétablissement impressionnante lorsque la gestion est améliorée, et peuvent ainsi récupérer un grand nombre de leurs fonctions écologiques. Il existe deux grands types de restauration: la restauration passive, qui consiste à améliorer la gestion des pâturages et à laisser la terre se rétablir en limitant son utilisation, et la restauration active, qui prévoit des activités comme le réensemencement, l'élimination active des espèces envahissantes ou l'amélioration des pâturages. D'autres stratégies pourraient viser à rétablir les systèmes sylvopastoraux traditionnels. Il faut garder à l'esprit que plus on laisse les parcours se dégrader, plus il faudra de temps pour les restaurer. C'est pourquoi il est crucial et moins coûteux d'agir rapidement. Il est important de restaurer les parcours car la productivité des systèmes pastoraux et de l'élevage découle directement de la productivité des parcours. Améliorer la santé des parcours revient donc à améliorer la santé et la production animales, ainsi que les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et les revenus des personnes.

11. Pourquoi l'ONU a-t-elle proclamé l'année 2026 Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, et pourquoi l'avenir des parcours et des éleveurs devrait-il être l'affaire de tous?

L'Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (2026) a été proclamée en réponse à la demande adressée par le Gouvernement de la Mongolie au Comité de l'agriculture de la FAO. Tout le monde devrait se préoccuper des parcours et des éleveurs pastoraux, car, dans un monde en quête de solutions face aux crises étroitement liées que sont le changement climatique, l'appauvrissement de la biodiversité et la dégradation des terres, les parcours et les éleveurs pastoraux apportent un élément de réponse. Les parcours sont un système de production alimentaire qui est fondé sur la nature et qui peut nourrir le monde sans le détruire, sous réserve que l'on crée les bonnes conditions. Comme le dit le slogan de l'Année internationale, les parcours sont des terres en mouvement et les éleveurs pastoraux sont les gardiens des savoirs et de l'avenir.

Intervention d'urgence pour soutenir les moyens de subsistance des agro-pasteurs touchés par la sécheresse au Kenya. © FAO/Luis Tato

12. Quel rôle joue la FAO dans la célébration de l'Année internationale? Que fait déjà la FAO pour protéger les parcours et les éleveurs pastoraux?

La FAO coordonne la célébration de l'Année internationale et assure le secrétariat de son comité directeur international, qui se compose de représentants de gouvernements et d'acteurs non étatiques - notamment des organisations d'éleveurs pastoraux, des établissements universitaires et le secteur privé et d'autres représentants du système des Nations Unies - et qui a élaboré le Plan d'action mondial de l'Année. L'Année internationale jouit déjà du soutien de plus de 400 organisations et individus qui forment l'Alliance mondiale pour les parcours et les éleveurs pastoraux - ce qui est déjà en soi un accomplissement majeur. Tout au long de l'année, plusieurs réunions et manifestations régionales et mondiales rassembleront des éleveurs pastoraux. Des documents techniques seront mis au point en vue d'améliorer les connaissances mondiales sur les parcours et les éleveurs pastoraux et d'établir une vision tournée vers un avenir durable sur la base des recommandations issues des réunions.

Ces dernières années, la FAO était déjà en première ligne de l'action menée pour promouvoir les parcours et le pastoralisme dans les cadres stratégiques mondiaux et nationaux. Elle a amélioré la prise en compte des parcours et du pastoralisme dans les processus d'élaboration des politiques, notamment au moyen de sa Plateforme des connaissances pastorales, un outil mondial qui permet d'échanger au sujet du pastoralisme et des parcours. En partenariat avec des gouvernements et des organisations d'éleveurs pastoraux, la Plateforme recueille des données sur les systèmes pastoraux et aide à quantifier la contribution de ces derniers à la réalisation des objectifs de développement durable, tout en encourageant de meilleurs investissements dans ces systèmes. Plusieurs systèmes pastoraux ont également été désignés Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), ce qui a contribué à leur reconnaissance. En outre, la FAO a mis au point des directives et des outils adaptés aux circonstances, comme la méthode d'évaluation participative des parcours et des pâturages (Participatory Rangelands and Grasslands Assessment, ou PRAGA), les protocoles du Mécanisme de reconstitution du carbone organique des sols au niveau mondial (RECSOIL), le guide technique intitulé Améliorer la gouvernance des terres pastorales, le Guide d'élaboration des politiques et de l'investissement dans le secteur de l'élevage ou encore les évaluations de l'alimentation animale, qui facilitent la prise de décisions concernant les parcours et les systèmes pastoraux. La FAO épaule les éleveurs pastoraux sur le terrain en améliorant les services sociaux et en favorisant l'innovation, notamment au moyen d'écoles pratiques de pastoralisme et d'agropastoralisme, de méthodes participatives de vulgarisation et d'activités ciblées de développement des capacités en faveur des femmes, des jeunes et des organisations communautaires qui dépendent des parcours. Elle a aussi grandement contribué à promouvoir des approches qui intègrent le pastoralisme aux activités de foresterie et optimisent l'utilisation de la végétale ligneuse dans les terres arides. Dans ce contexte, le Groupe de travail sur les forêts et les systèmes agrosylvopastoraux des zones arides du Comité des forêts aide les pays à élaborer des politiques adaptées aux besoins des éleveurs pastoraux, et encourage la pratique du sylvopastoralisme, pratique d'une importance stratégique pour la durabilité des terres arides de la planète. Nous espérons que l'Année internationale offrira l'occasion de célébrer les parcours ainsi que d'honorer les éleveurs pastoraux, de faire entendre leur voix, de mettre en valeur leurs connaissances et de faire en sorte que la sensibilisation accrue qui en découlera débouche sur de meilleures politiques et de meilleurs investissements qui auront un effet positif à long terme sur ces communautés et ces écosystèmes bien au-delà de 2026.

FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations published this content on March 10, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on March 10, 2026 at 18:42 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]