01/22/2026 | News release | Distributed by Public on 01/22/2026 15:54
Jeudi, les Nations Unies ont lancé un appel à une réforme financière d'envergure, la considérant comme le moyen le plus efficace d'orienter les marchés mondiaux vers la construction d'un monde meilleur, pour les populations et la planète.
Pour chaque dollar investi dans la protection de la nature, 30 dollars sont dépensés pour sa destruction : tel est le constat principal du rapport « État du financement de la nature 2026 » du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui préconise un changement de politique majeur afin de développer des solutions qui préservent le monde naturel tout en soutenant l'économie.
Les données mettent en évidence plusieurs secteurs où les dégâts sont particulièrement importants : les services publics (eau, électricité...), l'industrie, l'énergie et les matières premières ; ainsi que les secteurs qui bénéficient de subventions néfastes pour l'environnement, notamment les combustibles fossiles, l'agriculture, l'eau, les transports et la construction.
« Si l'on suit la trace de l'argent, on prend conscience de l'ampleur du défi à relever », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, en réaction au rapport, soulignant le contraste entre la lenteur des progrès des solutions fondées sur la nature et l'essor des investissements et des subventions néfastes, qui, a-t-elle affirmé, progressent à un rythme effréné.
« Nous pouvons soit investir dans la destruction de la nature, soit favoriser sa restauration ; il n'y a pas de juste milieu ».
Outre l'identification de l'ampleur du déséquilibre, les auteurs du rapport présentent une vision d'un « tournant majeur pour la nature », en mettant en avant des exemples de solutions à la fois efficaces et économiquement viables.
Parmi ces solutions :
L'étude propose également une feuille de route pour l'élimination progressive des subventions néfastes et des investissements destructeurs dans les systèmes de production, et pour le développement des investissements « positifs pour la nature ».