03/26/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/27/2026 04:28
Une nouvelle initiative régionale étend les solutions climato-intelligentes de l'Afrique de l'Ouest à l'Afrique de l'Est, touchant plus de 1,5 million d'agriculteurs et d'acteurs des systèmes alimentaires
WASHINGTON, 26 mars 2026 - Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd'hui une quatrième phase du Programme pour la résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l'Ouest (FSRP), qui vise à renforcer la sécurité alimentaire et à accélérer la création d'emplois sur le continent. Le programme de 46 millions de dollars, financé par l'Association internationale de développement (IDA), le Fonds de développement des politiques et des ressources humaines (PHRD) et le Fonds fiduciaire multi donateurs pour les systèmes alimentaires à l'horizon 2030, et alloué au Centre international de physiologie et d'écologie des insectes (ICIPE) permettra de développer les innovations agricoles, d'accroître la productivité et de soutenir les opportunités économiques et d'emploi en Éthiopie, Ghana, Kenya, Mali, Sénégal et Zambie, avec des avantages attendus au-delà de ces pays.
Touchant plus de 1,5 million d'agriculteurs et d'acteurs du système alimentaire, le programme AICCRA-FSRP4 s'appuie sur les phases antérieures du FSRP et sur le programme en cours Accélérer les impacts de la recherche climatique du CGIAR en Afrique (AICCRA) pour combler le fossé entre les instituts de recherche et les agriculteurs en élargissant l'accès à l'agriculture climato-intelligente et aux services d'information climatique. Mis en œuvre en partenariat avec les principaux centres de recherche du CGIAR, il accélérera la mise à disposition d'innovations éprouvées à fort impact, notamment des variétés de riz et de maïs résistantes à la sécheresse, des plateformes numériques de conseil climatique et des systèmes d'irrigation alimentés par l'énergie solaire. Plus de 250 000 agriculteurs adopteront ainsi des technologies climato-intelligentes. Ces efforts s'appuient sur les bases solides établies par les phases précédentes de l'AICCRA, qui ont favorisé 165 innovations et fourni des services climato-intelligents à plus de 11,6 millions de personnes.
L'agriculture employant 52 % de la main-d'œuvre africaine, le projet met fortement l'accent sur le développement des compétences et l'entrepreneuriat afin d'accroître les possibilités d'emploi. Le projet soutiendra en outre 150 projets d'entreprise, renforcera ou mettra en place 25 incubateurs et accélérateurs, et permettra de mobiliser 16,5 millions de dollars de capitaux privés pour débloquer des possibilités d'emploi dans l'agro-industrie et l'agritech. Par le biais de fonds d'encouragement, de subventions de contrepartie et de partenariats ciblés avec le secteur privé, notamment avec des universités africaines de premier plan, telles que l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) au Maroc, l'initiative vise à stimuler l'innovation tirée par le marché et offrant un fort potentiel d'emploi.
« La création d'emplois est l'un des piliers de cette nouvelle initiative, qui a vocation à bénéficier à un large éventail d'acteurs et renforcer notre engagement à aider les pays africains à bâtir des systèmes alimentaires plus solides et climato-intelligents, conformément à la mission AgriConnect du Groupe de la Banque mondiale, qui vise à créer des emplois dans les chaînes de valeur agroalimentaires », souligne Chakib Jenane, directeur régional Planète de la Banque mondiale. En généralisant les innovations éprouvées et en renforçant les institutions, nous permettons à des millions d'agriculteurs, en particulier les femmes et les jeunes, de devenir plus productifs, plus compétitifs et mieux préparés aux chocs climatiques. »
La solide architecture régionale du FSRP reste essentielle à son efficacité. Au moins huit institutions nationales et régionales seront renforcées afin d'apporter des innovations à grande échelle, tout en améliorant les systèmes de données agricoles et les centres nationaux sur les sols afin de soutenir une prise de décision plus précise et tenant compte du climat.
« Les risques climatiques, les ravageurs, les systèmes de données et les marchés ne s'arrêtent pas aux frontières », souligne Marina Wes, directrice par intérim des programmes régionaux de la Banque mondiale. « En travaillant avec des partenaires régionaux tels que le CORAF [Conseil ouest-africain pour la recherche et le développement agricoles], AGRHYMET [Centre régional de l'agriculture, de l'hydrologie et de la météorologie], l'ASARECA [Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l'Est et centrale], le CCARDESA [Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles pour l'Afrique australe], l'ICPAC [Centre de prévision et d'applications climatiques de l'IGAD], et d'autres, AICCRA-FSRP4 accélère le transfert d'innovations entre les pays, réduit les doubles emplois et amplifie l'impact sur l'ensemble du continent. »
L'AICCRA - FSRP IV s'appuie sur des données probantes solides générées par les phases précédentes du FSRP. À ce jour, le programme a touché 2,9 millions de bénéficiaires, permis à près d'un million de producteurs d'adopter des technologies climato-intelligentes, étendu les services agrométéorologiques à 962 000 acteurs et contribué à réduire de 30 % l'insécurité alimentaire dans les zones ciblées. La nouvelle phase permettra d'amplifier ces acquis en développant les innovations agricoles les plus récentes et les plus efficaces disponibles, en mettant l'accent sur les solutions du secteur privé et sur le développement des compétences pour de meilleurs emplois, et en consolidant des stratégies numériques solides au niveau régional, renforçant ainsi la capacité de l'Afrique à répondre aux risques climatiques et à soutenir la sécurité alimentaire et la sécurité des moyens de subsistance.
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