10/08/2026 | Press release | Distributed by Public on 10/08/2026 12:47
1. Activité : des signes encourageants pour la construction
Après un début d'année hésitant, le PIB de la construction progresse de 1,06 % par rapport au trimestre précédent, soutenu notamment par les travaux de génie et les autres activités de construction. L'investissement en bâtiments augmente également, principalement grâce au résidentiel.
Les permis de bâtir offrent un autre signal encourageant : leur valeur dans le non résidentiel bondit de 14,08 % sur le trimestre, portée par le secteur institutionnel et gouvernemental. Cette progression devra toutefois être suivie pour déterminer si elle traduit une tendance durable ou quelques projets d'envergure. La reprise demeure donc contrastée, avec des perspectives différentes selon les segments.
2. Coûts : des pressions plus ciblées, mais toujours présentes
Les prix de la construction non résidentielle augmentent de 3,50 % sur un an au deuxième trimestre. Les pressions demeurent toutefois inégales : London et Québec se démarquent en glissement annuel, tandis que les marchés de la Colombie-Britannique affichent des hausses plus modérées.
Les matériaux présentent également des trajectoires différentes. Plusieurs matières premières reculent sur le trimestre, mais certains métaux demeurent nettement plus chers qu'un an auparavant. Les produits mécaniques et électriques affichent pour leur part une progression limitée. Ces écarts renforcent l'importance d'évaluer les coûts selon la région, les matériaux et les composantes propres à chaque projet.
3. Emploi : un marché plus équilibré, avec un léger resserrement
Le marché du travail en construction montre des signes de stabilisation, même si l'emploi demeure légèrement inférieur à son niveau d'il y a un an. En juin, le taux de chômage du secteur atteint 6,0 %, contre 6,5 % pour l'ensemble des industries.
La hausse du taux de postes vacants, passé de 2,9 % en mars à 3,2 % en juin, et la diminution du ratio chômeurs-postes vacants indiquent toutefois un léger resserrement sur trois mois. Ce portrait rappelle que la stabilisation du marché ne garantit pas la disponibilité des ressources nécessaires aux projets. La planification de la main-d'œuvre demeure un facteur important pour leur réalisation.
4. Environnement : une incertitude toujours élevée
Après un sommet au printemps 2026, les pressions sur la chaîne d'approvisionnement mondiale se sont atténuées. Elles demeurent néanmoins supérieures à leur moyenne historique, ce qui invite à maintenir une vigilance dans la planification des achats et des livraisons.
Les tensions commerciales et géopolitiques, ainsi que la volatilité des marchés de l'énergie, continuent d'influencer la prévisibilité des projets. Leurs effetss peuvent se répercuter sur les coûts de transport et de production, ainsi que sur le prix de nombreux matériaux utilisés en construction. Malgré un environnement plus stable, l'évolution des tarifs et des intrants stratégiques reste donc un signal à surveiller pour anticiper les contraintes d'exécution.