02/24/2026 | Press release | Distributed by Public on 02/25/2026 12:11
On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd'hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. James Kariuki (Royaume-Uni):
Les membres du Conseil de sécurité se sont déclarés vivement préoccupés par la poursuite des violences au Soudan, notamment dans les régions du Kordofan et du Darfour. Ils ont appelé les parties au conflit à cesser immédiatement les combats.
Les membres du Conseil ont fermement condamné les informations faisant état de frappes de drones répétées contre des civils et des infrastructures civiles ainsi que contre le personnel, les locaux et les biens humanitaires, y compris les multiples attaques ayant touché le Programme alimentaire mondial (PAM) depuis le début du mois de février 2026. Ils ont également rappelé que les attaques délibérées contre le personnel humanitaire, ses locaux et ses biens pouvaient constituer des crimes de guerre. Ils ont demandé à toutes les parties au conflit de respecter et de protéger le personnel, les locaux et les biens humanitaires, conformément aux obligations que leur faisait le droit international et conformément aux résolutions 2730 (2024) et 2286 (2016).
Les membres du Conseil ont condamné les actes d'agression et de déstabilisation constamment menés par les Forces d'appui rapide dans les États du Kordofan. Ils ont fermement condamné toutes les formes de violations et d'atteintes commises contre la population civile. Ils ont condamné les signalements de détentions arbitraires et de violences sexuelles liées au conflit, et ont souligné que de tels actes pouvaient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Ils ont également condamné toutes les atrocités, y compris celles qui auraient été perpétrées par les Forces d'appui rapide à El-Fasher, notamment les massacres systématiques, les déplacements massifs, les exécutions sommaires, les détentions arbitraires et les persécutions à caractère ethnique. Ils ont demandé que tous les auteurs d'atteintes et de violations soient amenés à répondre de leurs actes.
Les membres du Conseil ont exigé que toutes les parties protègent les civils, s'acquittent de leurs obligations découlant du droit international, y compris du droit international humanitaire, et respectent les engagements qu'elles avaient pris dans la Déclaration de Djedda.
Les membres du Conseil de sécurité se sont dits vivement préoccupés par la famine et l'insécurité alimentaire extrême causées par le conflit dans certaines régions du Soudan, qui risquent de s'étendre, et ont exhorté toutes les parties au conflit à autoriser et à faciliter un accès humanitaire sûr et sans entrave, ainsi qu'à assurer le passage en toute sécurité des civils, conformément au droit international. Ils ont souligné que la famine ne devait pas être utilisée comme arme de guerre.
Les membres du Conseil ont réaffirmé que la priorité était, pour les parties, de faire avancer les pourparlers afin de parvenir à un cessez-le-feu durable ayant pour finalité d'aboutir à un processus politique global, inclusif et dirigé par les Soudanaises et les Soudanais. Ils ont salué les efforts coordonnés par les partenaires régionaux, l'ONU et d'autres partenaires internationaux pour appuyer l'accord de trêve humanitaire qui devrait déboucher sur un cessez-le-feu immédiat, enclencher une désescalade, atténuer les retombées régionales et contribuer à véritablement ouvrir la voie à une période de transition inclusive et dirigée par des civils, dont l'objectif ultime est de concrétiser les aspirations du peuple soudanais à un avenir pacifique, stable et prospère, dans le strict respect du principe d'appropriation nationale. Ils ont pris note du communiqué du Sommet du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine sur la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme en date du 12 février 2026.
Les membres du Conseil ont prié instamment tous les États Membres de s'abstenir de toute ingérence extérieure qui viserait à attiser le conflit et à aggraver l'instabilité, d'appuyer l'action en faveur d'une paix durable, de respecter les obligations que leur fait le droit international et d'appliquer les résolutions du Conseil de sécurité sur la question, notamment la résolution 2791 (2025).
Les membres du Conseil ont réaffirmé sans équivoque leur profond attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale du Soudan. Ils ont rejeté une fois de plus la création d'une autorité gouvernementale parallèle dans les zones se trouvant sous le contrôle des Forces d'appui rapide.