05/18/2026 | News release | Distributed by Public on 05/18/2026 11:40
Selon les Nations Unies, le recrutement et l'utilisation d'enfants ont presque triplé en 2025 par rapport à l'année précédente. Les enfants représenteraient désormais entre 30 % et 50 % des membres de ces gangs. Dans le même temps, les cas d'enfants tués ou mutilés ont quasiment doublé, tandis que les violences sexuelles contre les mineurs demeurent largement répandues.
« Grandir signifie lutter chaque jour pour survivre, vivre dans la peur constante et être soumis à l'intimidation, au déplacement, à la violence et au traumatisme », a déclaré Mme Frazier, évoquant des enfants enfermés dans un « cycle ininterrompu de violence ».
Durant sa mission, la responsable onusienne a rencontré le chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, ainsi que la Représentante de l'UNICEF en Haïti, Geeta Narayan. Elle s'est également entretenue avec des responsables haïtiens, le Représentant spécial de la Force de répression des gangs, des représentants de la société civile, des bailleurs internationaux et des enfants affectés par la violence.
Mme Frazier a salué les efforts du gouvernement haïtien pour placer la protection de l'enfance au cœur de ses priorités sécuritaires, notamment à travers la mise en œuvre du protocole de transfert signé avec l'ONU en 2024. Ce mécanisme prévoit que les enfants de moins de 18 ans rencontrés lors d'opérations de sécurité soient considérés avant tout comme des victimes et remis rapidement aux services de protection de l'enfance.
En visite dans un centre de détention surpeuplé à Port-au-Prince, elle a rappelé que la détention des mineurs devait rester une mesure de dernier recours, conformément à la Convention relative aux droits de l'enfant et aux Principes de Paris auxquels Haïti a adhéré.
La responsable onusienne a également insisté sur l'importance de la réintégration des enfants ayant quitté les gangs armés. Elle a visité plusieurs centres de transit soutenus par l'UNICEF, où les mineurs bénéficient d'un accompagnement avant leur retour dans leurs familles et leurs communautés.
« Tous les enfants avec qui je me suis entretenue m'ont dit une chose : ils veulent aller à l'école, jouer, apprendre et, par-dessus tout, être tout simplement des enfants », a-t-elle souligné.
Pour Mme Frazier, la protection des enfants reste indissociable du retour durable à la stabilité en Haïti.