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05/23/2026 | Press release | Archived content

Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé – Bulletin quotidien : 23 mai 2026

Lors de la Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, qui s'est tenue cette semaine à Genève, les États Membres ont adopté plus de 20 décisions et 13 résolutions sur plusieurs questions de santé, dont l'AVC, les maladies hépatiques, la tuberculose, la résistance aux antimicrobiens, l'imagerie diagnostique, les soins d'urgence, l'hémophilie, la médecine de précision et les rayonnements.

L'Assemblée a également abordé une série de questions politiques et administratives, dont l'accord visant à réformer l'architecture de la santé mondiale dans le cadre d'un processus conjoint dirigé par les États Membres et hébergé par l'OMS.

À la clôture de l'Assemblée, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS, a remis en signe de reconnaissance un marteau de cérémonie au Président de la Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Víctor Atallah Lajam, Ministre de la santé de la République dominicaine, ainsi qu'au Président de la Commission A, le Dr Timur Sultangaziyev, Vice-Ministre de la santé du Kazakhstan, et au Président de la Commission B, le Dr Kwabena Mintah Akandoh, Ministre de la santé du Ghana.

« Chaque résolution que vous adoptez, chaque accord que vous concluez, n'a de valeur que s'il a une influence sur ce qui se passe dans un dispensaire, dans une communauté ou dans un foyer », a déclaré le Dr Tedros dans son allocution de clôture.

« Quand un professionnel ou une professionnelle de santé a les moyens de faire son travail ; quand un enfant est vacciné ; quand une mère survit à l'accouchement ; quand une flambée est maîtrisée avant qu'elle ne se propage. Voilà ce que nous devons accomplir… Il faudra pour cela faire preuve d'engagement politique, disposer d'un financement durable et assurer une coopération continue entre les États Membres, les partenaires et les communautés », a-t-il ajouté.

Les pays approuvent des amendements cruciaux au Code de pratique mondial de l'OMS pour le recrutement international des personnels de santé

Les États Membres ont approuvé aujourd'hui une résolution en vue d'amender le Code de pratique mondial de l'OMS pour le recrutement international des personnels de santé (le Code) et de renforcer sa mise en œuvre, à la suite de consultations menées par les États Membres avant la Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Cette résolution marque une étape importante vers la réalisation de l'objectif consistant à ce que quiconque, partout dans le monde, puisse avoir accès à des personnels de santé et d'aide à la personne compétents et motivés - un pilier essentiel tant pour la couverture sanitaire universelle que pour la sécurité sanitaire mondiale.

Les principales révisions du Code concernent l'intégration de dispositions relatives au personnel de santé recruté à l'échelle internationale pour occuper des emplois de soignants et des clarifications quant à l'applicabilité des recommandations du Code dans les situations d'urgence. Le Code promeut également le co-investissement dans les systèmes et les personnels de santé afin que le recrutement international permette aux pays d'origine et à ceux de destination d'obtenir des bénéfices proportionnels. Ces ajouts ont été recommandés par un Groupe consultatif d'experts institué par le Directeur général de l'OMS. Dans son rapport final, le Groupe d'experts a également souligné les progrès accomplis dans le renforcement des données sur les personnels de santé et la mise en place des droits des personnels de santé migrants, ainsi que dans l'intégration des principes de recrutement éthique dans les politiques nationales. Le rapport signale également les domaines dans lesquels il faut améliorer la mise en œuvre du Code, notamment pour un soutien accru au renforcement des systèmes de santé dans les pays d'origine. Depuis son adoption par la Soixante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé en 2010, le Code a fait l'objet de trois examens portant sur sa pertinence et son efficacité. Cette première mise à jour en 16 ans - à la suite du troisième examen - marque une étape importante et offre la possibilité de renouveler l'engagement mondial en faveur de l'équité en santé et de renforcer encore la collaboration mondiale dans le domaine de la gouvernance éthique de la mobilité internationale des personnels de santé. Liens connexes

Les pays adoptent une stratégie historique qui place la santé au cœur de la politique économique

L'Assemblée mondiale de la Santé a approuvé une décision portant adoption de la Stratégie sur l'économie de la santé pour toutes et tous (2026-2030), qui marque une étape importante pour la prise en compte de la santé, de l'équité et du développement durable dans les systèmes économiques. Les délégations ont souligné que la santé et la prospérité économique sont étroitement liées et que les progrès à cet égard doivent reposer sur des approches publiques coordonnées.

La stratégie envisage un monde dans lequel l'économie est à la fois au service de la santé pour toutes et tous et en bénéficie, en plaçant les personnes, le bien-être et l'équité au centre des décisions en matière de politiques et de financement. Elle prévoit des mesures visant à ce que la santé soit systématiquement prise en compte dans les politiques économiques, fiscales et industrielles, tout en renforçant l'argumentaire d'investissement en faveur de la santé et en permettant un financement durable de la couverture sanitaire universelle.

Les États Membres ont souligné que ces mesures devaient être prises dans les plus brefs délais compte tenu de l'urgence mondiale que constitue le financement de la santé et ont insisté sur la nécessité de se tourner vers des économies orientées vers le bien-être et d'investir dans des systèmes de santé résilients et des biens publics essentiels. Cette stratégie vise également à doter les pays de moyens techniques renforcés et de meilleures données factuelles, afin de permettre une collaboration plus efficace avec les acteurs financiers et économiques et de favoriser la prise de décisions en connaissance de cause.

L'approche globale et tournée vers l'avenir portée par la stratégie a été largement soutenue, l'importance de la collaboration et de la mise en œuvre continues au niveau national ont été reconnues et on a insisté sur le fait que la stratégie devait se traduire par des mesures concrètes qui s'appuient sur des orientations et un suivi.

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L'Assemblée mondiale de la Santé approuve la première résolution sur les rayonnements et la santé

L'Assemblée a approuvé une résolution intitulée « Rayonnements et santé : renforcer la protection, la préparation et la riposte au niveau mondial ». C'est la première fois que les États Membres de l'OMS conviennent d'une approche globale couvrant à la fois les rayonnements ionisants et non ionisants.

La résolution prend acte de l'exposition mondiale généralisée aux rayonnements - émis par des sources environnementales, professionnelles et médicales, ainsi que lors de situations d'urgence - ainsi que des risques sanitaires associés, y compris les effets aigus et à long terme tels que le cancer. Elle met également en lumière la vulnérabilité majorée des enfants et des femmes enceintes, ainsi que les répercussions plus larges sur la santé et les effets psychosociaux des situations d'urgence radiologique.

Par cette résolution, les États Membres s'engagent à renforcer les systèmes nationaux de radioprotection, notamment moyennant une meilleure surveillance de l'exposition, la formation des personnels et l'intégration de la gestion des risques liés aux rayonnements dans les programmes de santé publique plus larges. La résolution met également l'accent sur l'utilisation sûre et équitable des rayonnements dans le contexte de l'imagerie médicale, de la radiothérapie et des produits radiopharmaceutiques.

Conscients que les sources naturelles telles que les rayons ultraviolets et le radon contribuent de manière significative à la charge mondiale du cancer, les pays sont convenus d'intensifier la prévention, la communication auprès du public et les efforts de sensibilisation.

La résolution réaffirme le rôle moteur de l'OMS, qui fournit des orientations fondées sur des données probantes ainsi qu'un soutien technique, et appelle à une coordination mondiale renforcée avec les principaux partenaires internationaux. Il y est par ailleurs demandé à l'OMS de réaliser une cartographie mondiale des initiatives et acteurs pertinents - y compris leurs mandats et leurs rôles sur la question des rayonnements et de la santé - afin de repérer les éventuelles lacunes et de faire avancer le programme de santé publique en matière de radioprotection ainsi que de préparation et de riposte face aux situations d'urgence. Il sera rendu compte des progrès à l'Assemblée mondiale de la Santé en 2028.

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Les États Membres approuvent un plan d'action actualisé pour faire reculer la mortalité due à la résistance aux antimicrobiens

Les pays ont approuvé le Plan d'action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens 2026-2036, dans lequel les engagements visant à renforcer la lutte mondiale contre la résistance aux antimicrobiens sont renouvelés.

D'après le Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens et de leur usage, une infection bactérienne courante sur six était résistante aux traitements antibiotiques en 2023. Selon des études, 4,71 millions de décès étaient associés à la résistance des bactéries aux antimicrobiens en 2021. Si l'on n'agit pas de toute urgence, la résistance aux antimicrobiens risque de causer jusqu'à 39 millions de décès d'ici à 2050, les pays à revenu faible ou intermédiaire se voyant touchés de manière disproportionnée.

Le Plan d'action mondial vise à préserver la capacité de traiter les infections humaines, animales et végétales en facilitant l'accès équitable à des antimicrobiens efficaces et leur utilisation appropriée pour faire reculer les infections suivant une approche « Une seule santé ». Le plan vise à permettre d'atteindre, d'ici à 2030, l'objectif fixé par l'Assemblée générale des Nations Unies pour 2024, à savoir parvenir à une réduction de 10 % des décès humains associés à la résistance aux antimicrobiens, tout en réduisant l'utilisation des antimicrobiens dans les systèmes agroalimentaires et en évitant autant que possible la pollution environnementale due aux microbes résistants et aux résidus d'antimicrobiens.

La dynamique mondiale de lutte contre la résistance aux antimicrobiens s'est accélérée depuis le lancement du premier Plan d'action en 2015. Plus de 170 pays ont établi des plans d'action nationaux multisectoriels et 104 pays ont rapporté des données sur la résistance aux antimicrobiens grâce au système de surveillance de l'OMS en 2025. Le plan actualisé souligne que, pour mener une action durable, il faut renforcer la gouvernance, disposer d'un financement pérenne et assurer la responsabilisation en matière de résistance aux antimicrobiens, y compris intégrer les interventions à cet égard dans les efforts visant à renforcer les systèmes de santé.

L'OMS et ses partenaires de l'Alliance quadripartite - la FAO, l'OMSA et le PNUE - renforceront le soutien technique et la coordination. Le Plan fournit des orientations qui peuvent être adaptées pour permettre aux pays d'agir plus rapidement grâce à une approche « Une seule santé », en fonction de leurs priorités et de leur contexte. Il sera complété par un cadre opérationnel et de suivi distinct.

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