11/24/2025 | News release | Distributed by Public on 11/24/2025 23:13
La « Révolution verte » aurait sauvé des millions de vies en Inde au XXe siècle, grâce à l'introduction de nouvelles techniques scientifiques qui ont permis une forte augmentation des rendements, assurant ainsi nourriture et moyens de subsistance.
Cependant, l'utilisation d'engrais et de pesticides de synthèse a eu un coût exorbitant, tant pour l'environnement que pour la santé, suscitant un intérêt croissant pour l'agriculture biologique. Celle-ci associe les dernières avancées scientifiques aux techniques traditionnelles pour produire des aliments nutritifs sans épuiser les sols.
« C'est une situation gagnant-gagnant », déclare Amit Singh, responsable du développement durable chez Nature Bio Foods, en évoquant un modèle économique qui permet à des milliers d'agriculteurs indiens de produire des aliments de haute qualité et durables pour les consommateurs, tout en étant correctement rémunérés.
Dimanche, cette entreprise sociale indienne a remporté un prix ONE World Innovation Award, récompensant son approche « de la ferme à l'assiette » en matière de développement durable. Cette approche consiste à veiller à ce que chaque étape de la production alimentaire - des semis à la récolte, en passant par la transformation et le transport - soit aussi durable que possible.
« Rien qu'au cours des trois dernières années, nous avons réduit nos émissions de carbone grâce à la mise en œuvre de diverses innovations et solutions scientifiques, comme l'énergie solaire et des méthodes permettant de réduire les émissions de méthane liées à la production de riz », a déclaré M. Singh.
L'entreprise aide près de 100 000 petits exploitants agricoles à accéder aux marchés et ses bénéfices sont réinvestis dans des initiatives bénéfiques à la communauté, telles que l'accès à l'eau potable et le financement d'écoles.
Ce succès n'aurait pas été possible sans les partenariats que Nature Bio Foods a noués dans les secteurs public et privé.
L'entreprise travaille en étroite collaboration avec le gouvernement indien et, dans le cadre de son expansion, l'Organisation des Nations Unies pour le développement international (ONUDI) lui apporte son expertise technologique et des investissements.
M. Singh s'exprimait lors de la Journée des partenariats et des investissements du Sommet mondial de l'industrie, la Conférence générale de l'ONUDI, qui se déroule à Riyad du 23 au 27 novembre.
Cette journée a mis en lumière des initiatives novatrices et présenté des solutions numériques de pointe susceptibles de transformer l'industrie dans les pays en développement.
M. Singh a d'ailleurs dû interrompre son entretien avec ONU Info pour rencontrer certains des nombreux investisseurs invités à l'événement, illustrant ainsi le travail de mise en relation mené tout au long de la semaine.
Un thème récurrent des sessions de la Journée des partenariats était l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) pour aider différents partenaires à trouver des solutions durables.
« Il ne s'agit pas de ChatGPT, de CoPilot ou de Deep Seek. Il s'agit de savoir comment l'IA peut résoudre les problèmes concrets auxquels nous sommes confrontés sur le terrain », explique Jason Slater, responsable de l'IA et de l'innovation à l'ONUDI, lors d'une courte pause entre deux sessions.
Son travail consiste à trouver des moyens de faciliter l'accès à cette technologie pour soutenir les pays du Sud. « Par exemple, nous collaborons avec une start-up qui a développé une puce d'IA capable de détecter les odeurs alimentaires : elle apprend à identifier les aliments et repère les sources de gaspillage, permettant ainsi à l'entreprise d'optimiser son processus de production et de gagner en efficacité.
Selon M. Slater, l'IA joue également un rôle crucial en fédérant les acteurs du développement, tels que le secteur privé, l'ONU, les gouvernements et le monde universitaire, en les aidant à mieux cerner les problèmes, à établir des liens et à trouver des solutions.
« Qu'il s'agisse de l'élevage de crevettes au Vietnam ou de l'industrie 4.0 en Tunisie, l'ONU est un partenaire de confiance dans un monde où les nouvelles technologies émergent à un rythme effréné. Les États membres savent que, face à l'arrivée rapide des technologies sur le marché, nous respectons des principes éthiques, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte et à ce que des garde-fous soient en place »/