10/23/2025 | News release | Distributed by Public on 10/23/2025 12:16
« Le Secrétaire général réitère l'obligation pour toutes les parties de respecter en tout temps leurs obligations en vertu du droit international, notamment le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme », a souligné son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse publiée mercredi soir.
Le chef de l'ONU, qui a salué l'avis consultatif réaffirmant « plusieurs obligations fondamentales d'Israël en vertu du droit international », le transmettra « sans délai » à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui a sollicité, en décembre 2024, l'avis de la CIJ.
« Il appartient à l'Assemblée générale de décider de toute autre mesure qu'elle pourrait souhaiter prendre à ce sujet », a dit M. Dujarric.
Mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré sur les réseaux sociaux qu'il « rejetait catégoriquement » l'avis consultatif de la CIJ, le qualifiant de « nouvelle tentative politique visant à imposer des mesures politiques contre Israël ».
La CIJ est l'organe judiciaire principal des Nations Unies. Elle règle les différends juridiques entre États et rend des avis consultatifs à la demande des organes des Nations Unies. Les avis ne sont pas juridiquement contraignants, mais ils ont une autorité morale et juridique significative et guident souvent la politique et la pratique internationales.
Le chef des droits de l'homme des Nations Unies, Volker Türk, a affirmé jeudi que « Israël - et tous les autres États - doivent se conformer au droit, comme l'indique clairement l'arrêt de la Cour, et agir rapidement pour améliorer significativement la situation humanitaire et des droits humains déplorable sur le terrain ».
« Les autres parties au conflit doivent également respecter leurs obligations au regard du droit international. Cela commence par sauver des vies plutôt que de les mettre en danger, et par inonder Gaza d'une aide indispensable », a dit M. Türk dans un commentaire adressé à la presse.
Selon lui, « ceci doit être la première étape vers un relèvement et une consolidation de la paix ancrés dans les droits humains, afin que le cessez-le-feu à Gaza se transforme en une paix durable, conformément au droit international ».
Dans son avis de mercredi, la Cour, qui est basée à La Haye (Pays-Bas), a réaffirmé une série d'obligations d'Israël :
Dans sa déclaration publiée mercredi soir, le porte-parole du Secrétaire général rappelle que les Nations Unies continueront de fournir une aide humanitaire à la population du Territoire palestinien occupé.
« L'impact du présent avis sera déterminant pour améliorer la situation tragique à Gaza », a-t-il souligné.
En outre, le Secrétaire général réitère son appel « à établir une voie politique crédible pour mettre fin à l'occupation, conduisant à une solution à deux États, avec Israël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l'intérieur de leurs frontières sûres et reconnues sur la base des lignes d'avant 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux États - conformément au droit international, aux résolutions de l'ONU et aux autres accords pertinents ».