01/26/2026 | Press release | Distributed by Public on 01/26/2026 15:07
Q. Quels sont les objectifs de ce nouveau rapport phare sur la gestion des déchets et l'économie circulaire dans la région MENA ?
Le rapport vise à fournir un diagnostic régional des systèmes de gestion des déchets solides dans la région MENA, à mesurer leurs performances par rapport à la situation dans le reste du monde et à proposer une feuille de route pour améliorer la gestion des déchets et déployer à grande échelle des solutions d'économie circulaire. Il s'appuie sur de nouvelles données collectées dans 19 pays et 26 villes et propose des orientations stratégiques différenciées selon les niveaux de revenu et de fragilité des pays. L'objectif est de réduire les coûts environnementaux et économiques, d'améliorer la santé publique et d'ouvrir de nouvelles perspectives économiques, notamment de meilleurs emplois, grâce à des pratiques plus circulaires. L'amélioration de la qualité de l'environnement rendra la région plus attrayante pour le tourisme, un secteur appelé à dynamiser la croissance.
Q. Pourquoi cette question est-elle urgente pour la région MENA ?
La région MENA génère plus de 155 millions de tonnes de déchets par an, avec une production de déchets par habitant supérieure à la moyenne mondiale. Si rien n'est fait, les volumes de déchets devraient presque doubler d'ici à 2050. La mauvaise gestion des déchets occasionne déjà 7,2 milliards de dollars de dommages à l'environnement chaque année, ce qui équivaut au PIB de la Jordanie ou de la Tunisie tous les six ans. Dans le même temps, 10 % seulement des déchets sont réutilisés, recyclés ou compostés, et environ 67 % sont gérés de façon inappropriée. Cette situation favorise la pollution de l'eau et de l'air, l'insécurité alimentaire, le rejet de matières plastiques en mer et la baisse de l'attractivité touristique.
Q. Quels sont les principaux sujets de préoccupation mis en évidence dans le rapport ?
Q. Quelles sont les recommandations du rapport pour répondre à ces défis ?
Le rapport met en avant les trois priorités suivantes :
Les mesures doivent être adaptées au contexte national : Les pays à revenu élevé peuvent réduire considérablement la mise en décharge et déployer des solutions circulaires pour traiter les déchets en amont. Les pays à revenu intermédiaire peuvent parvenir à une collecte universelle et améliorer le traitement et la valorisation des déchets. Et les États fragiles et touchés par un conflit peuvent privilégier des approches techniquement simples et peu coûteuses, en s'appuyant en particulier sur la communauté.
Q. Comment l'économie circulaire peut-elle contribuer à créer des emplois et à soutenir une croissance inclusive dans la région MENA ?
Le secteur des déchets assure déjà environ 400 000 emplois dans l'économie formelle et à peu près autant d'emplois informels. Le passage à des pratiques d'économie circulaire telles que la réutilisation, le recyclage et la réparation des déchets pourrait générer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les femmes, les jeunes et les communautés marginalisées. Pour exploiter tout le potentiel du secteur informel, il faudra assurer des consultations et une coordination solides. Le secteur privé a un rôle de premier plan à jouer dans la valorisation des déchets, le compostage et le développement de matériaux innovants. Avec des incitations bien pensées et les bons systèmes en place, les solutions circulaires peuvent transformer les déchets en ressources et en faire un moteur d'inclusion économique.
Q. Quel est le coût de l'inaction, et quels sont les avantages des réformes et des investissements ?
Le coût de la poursuite du statu quo est considérable en termes de dommages environnementaux, estimés à 7,2 milliards de dollars par an, de détérioration de la santé publique et d'opportunités économiques manquées. En revanche, le rapport constate qu'une réduction de 1 % de la production de déchets pourrait permettre d'économiser jusqu'à 150 millions de dollars par an dans la région. L'adoption à grande échelle de pratiques modernes de gestion des déchets et d'économie circulaire impliquera un triplement des dépenses nationales, de 7,7 à 22 milliards de dollars par an d'ici 2050, un effort que la croissance économique anticipée de la région devrait permettre d'absorber.
Q. Comment le Groupe de la Banque mondiale entend-il aider les pays à mettre en œuvre ces recommandations ?
Le Groupe de la Banque mondiale continuera de soutenir les pays en s'attachant à :
Q. Où les lecteurs peuvent-ils trouver plus d'informations ?
Rapport complet : Waste Management in Middle East and North Africa